Ski Labo n°9 2007
Ski Labo n°9 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de 2007

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : Free Presse

  • Format : (270 x 355) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 38,1 Mo

  • Dans ce numéro : ski tests 2007... 180 skis et 30 modèles de chaussures au banc d'essai.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 TENDANCES• On peut ranger les clichés au fond du garage : certains marques se font un malin plaisir à faire mentir les réputations en nous prenant à rebrousse-poil et ça fait plaisir ! Salomon se lâche sur le design et ses skis ne perdent pas leur cambre, Zag fait évoluer sa géométrie à large spatule et lorgne vers des lignes classiques avec le H112. Nordica explore le très fat avec son Supercharger Blower. Atomic ne produit plus des barres à mine et confirme son accessibilité de plus en plus grande.• Les gammes se complètent... par le haut. On aura ainsi remarqué quelques incursions osées, réussies et prometteuses dans la terra incognita du ski très large, du très fat (le XXL de Dynastar, le Thug d’Atomic).• Les gammes femmes s’élargissent, s’étoffent et c’est l’une des grandes nouvelles de l’hiver. Certains fabricants sont en « phase 3 » de l’évolution avec de vraies catégories qui se dessinent et que nous avons matérialisées dans ce Ski Labo (freeride, freestyle, all-mountain). Le segment freeride est le plus courtisé avec K2 et son Nancy ou Rossignol avec un B-Squad femme aux mêmes lignes de cote que l’homme mais avec un flex plus doux. D’autres fabricants sont encore en « phase 1 » avec des skis femmes basés sur des moules hommes, mais c’est de plus en plus rare. On salue l’apparition de la première marque de ski 100% femme, Roxy, qui se contente pour le moment de reprendre des ski Dynastar (avec des modifications cosmétiques), mais l’année prochaine les premiers changements apparaitront dans les constructions, nous a confié Fanny Caspar qui pilote le projet. On devrait voir des moules spécifiques à Roxy d’ici quelques saisons.• Des petites marques ont confirmé leur savoir-faire (Scott, Zag, Movement, Aluflex). Chacune à leur niveau, elles ont progressé, passé un cap. Scott ou Movement, de taille moyenne, connaissent une montée en puissance qui ont pour conséquence un élargissement l’offre.• On accueille de nouvelles marques dans les tests Ski Labo : Extrem, Axunn, Roxy, Prior.• Quant à l’esthétique, K2, après avoir longtemps pédalé dans le peloton de tête, loin devant les autres, est rattrapé au rayon des décos délirantes par Dynastar, Salomon, Movement et même Rossignol. K2 a décliné toute sa gamme factory autour d’artistes célèbres (Dali, Warhol, Picasso).• Sur le plan des technologies, Salomon abandonne discrètement son interface Pilot et réintègre du bois dans une bonne partie de ses skis. Elan propose une ondulation censée assouplir le flex sans toucher à la rigidité en torsion. Rossignol innove avec le Mutix, ski customisable slalom ou géant. Retrouvez toutes les technologies, fabricant par fabricant, dans Ski Time.• Compte tenu de la segmentation poussée des modèles, il est inutile de redire qu’un ski racing ne marche pas en poudreuse ou qu’un FSBC ne carve pas sur la piste. A chaque ski, son skieur. C’est la raison de ces tests. Si nous avions un regret, ce serait celui de la longueur. Les skis sont globalement trop courts. Si certains diront que ce n’est pas la taille qui compte mais comment on s’en sert, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que donnerait d’aussi bons skis que le Fury de Salomon ou le Mission de Scott avec 8 cm de plus en longueur. La grille des tailles est toujours revue à la baisse pour, soi-disant pour plaire au client qui prend peur au-dessus de 180 cm... ou plutôt plaire à une idée fausse du client et du détaillant : les ski courts sont plus faciles à tourner, donc les skis courts sont plus faciles à vendre. C’est faux. Les skis courts n’ont pas un comportement sur neige très intéressant (ni très « polyvalent » d’ailleurs), et les skis longs ne sont plus des barres à mine. « A un moment, nous sommes allés dans la facilité (de vente, de discours commercial) avec les skis courts, analyse un détaillant, et on n’arrive plus à s’en sortir ». G.D. et M.P. NOS CATEGORIES DE TESTS• Performance géant et slalom : « entre race et race-carving » Dans les catégories performances de chaque fabricant, on trouve des modèles directement issus de la course (sans pour autant être le ski des coureurs) et un ski « race-carving » qui est plus accessible. Difficile donc de comparer un Salomon 2S aux cotes FIS, avec le Rossignol R9X, qui sont pourtant dans la même catégorie. d’une part des vrais slaloms très typés, sans concession, qui demandent une bonne technique et une condition physique adaptée. D’autre part, des skis qui ne réduisent pas leurs évolutions aux piquets et savent faire preuve de polyvalence comme le Genius SDR de Scott ou le Racetiger de Völkl. En géant, parmi les skis que nous avons testés, les comportements sont plus homogènes. Les skis de compétition permettent de mesurer le niveau technologique d’une marque, comme la F1 révèle les constructeurs qui savent faire des moteurs.• Skicross : « pas que pour la compet » Le skicross était parti sur les chapeaux de roue il y a quatre ans, soutenu par les plus grandes marques qui avaient dédié un team au sport et par la toute-puissante FIS. Et puis patatras l’hiver dernier : Dynastar et d’autres acteurs majeurs retirent leurs teams. Raison officielle : les skis ne se vendent pas. Pourtant, la discipline existe toujours, Salomon continue avec sa tournée CrossMax et les fabricants proposent des modèles de skicross qui se vendent bien... en location. Ce qui prouve le caractère polyvalent de ces skis, sorte de all-mountain survitaminés avec une dose de performance en plus. Ces modèles sont issus des géométries de skis de géant, avec un flex plus souple, et peuvent donc satisfaire même les skieurs qui n’ont pas l’intention de faire de la compétition.• Freeride : « on a vu le ski du futur » Plus larges, toujours plus larges. La palette s’élargit de 90 mm au patin (Passe Montagne d’Aluflex) à 120 (Thug d’Atomic), Duret a sorti pour l’hiver un ski de 170 au patin, que nous n’avons pas pu tester. On pourra bientôt proposer à la FIFAS de créer une nouvelle catégorie pour les skis au-dessus de 105 au patin, la catégorie : mega fat. « Je ne pensais pas qu’avec des skis aussi larges on pouvait être aussi mobile, avoue un testeur, j’ai toujours cru qu’il y avait une limite autour de 100 mm ». Quatre skis démontrent l’inverse : XXL de Dynastar, Goliath de Movement, H112 de Zag et Thug d’Atomic. « Le Thug en particulier n’a pas d’histoire derrière lui comme pour les autres skis et il pourrait bien être le ski du futur qui va créer des nouvelles utilisations. C’est un ski qui va vite, à laisser en dérive et rester serein, super léger. Quelle utilisation vont en faire les gamins ? » Par ailleurs, l’ensemble des marques, même sans identité freeride (Nordica par exemple), proposent des skis fat. Elles n’ont peut-être pas toutes à y gagner mais c’est encourageant pour une « niche » qu’on dit moribonde sous l’assaut du freestyle.• Freestyle « allégés en prix et en poids » Les gammes freestyle s’étoffent, vers le haut et le bas du spectre, en cherchant la polyvalence. A l’image de la catégorie « Universal Freestyle » en snowboard, les skis sont conçus pour marcher en park et ailleurs. Toutes les géométries tournent donc autour de 110/80/105, les skis tolèrent bien les erreurs et suivent la progression du skieur. Une caractéristique qui n’a pas changé depuis les débuts du ski freestyle new school. Du coup, parmi les skis fournis par les fabricants pour nos tests, peu de skis sont conçus pour les très forts freestylers. Beaucoup de modèles sont critiqués sur leurs capacités approximatives de ride en switch : peu de skis ont de réelles performances à l’envers. C’est aussi et surtout la catégorie des skis allégés en poids et allégés en prix : Völkl en tête avec le Dogen à 249 euros avec fix et Nothing But Trouble de Dynastar à 299 euros. LE NEWS GRATUIT DU MATOS SKI NUMERO 9
• Freestyle Backcountry : « plaisir du jeu » Elle combine le comportement en l’air, l’équilibration et la double spatule d’un ski freestyle, avec un caractère freeride affirmé, capacité de déjaugeage et courbes en poudreuse. Le résultat de ce croisement est une sorte freeski/freeride : les modèles que nous avons testés révélaient en effet de grosses capacités de polyvalence (y compris sur piste !). Ils permettent un freeride gentil et ne sont pas dépourvus de qualités sur la piste ou une neige accidentée. Ce sont souvent les plus gros skis de la gamme du fabricant, quand celui-ci n’a pas de gros freeride fat à mettre en face. Les testeurs ont été convaincus par leur comportement, notant que ce sont des skis globalement physiques qui demandent qu’on leur rentre dedans. C’est probablement le ski qui convient le mieux à une pratique moderne du ski... avec un niveau technique minimum quand même. On retrouve dans le comportement des FSBC la façon de skier des riders d’aujourd’hui : sans se poser de grandes questions philosophiques sur les disciplines, avec un plaisir du jeu sur toutes les neiges.• All-mountain : « la gamme reine » C’est un peu le Graal du ski que recherchent les fabricants, où Graal est synonyme de « polyvalent » : le ski à tout faire, à l’aise sur piste et en poudre. Le ski unique. Polyvalent étant devenu un gros mot (« bon à tout, bon à rien »), le vocable officiellement en usage est dorénavant : freeski (« versatile », « tout-terrain » ou « allmountain »). Elle n’est plus une gamme transitoire entre la piste et le freeride, une entrée de gamme, un faux ski de freeride qui n’en avait que la déco. La gamme freeski a trouvé une vraie place avec des gammes comme Zenith (Rossignol), AC (Völkl), Xwing (Salomon) ou Contact (Dynastar). Les freeskis apporte un réel bénéfice pour le skieur qui skie peu dans l’année, d’un niveau moyen, et pourtant même les bons skieurs s’y retrouvent. C’est la gamme qui convient aux trois-quarts des pratiquants, c’est le ski sans souci qui se fait oublier.• Femmes : « c’est une question de moule » Les gammes se complètent et deviennent conséquentes. Dans la lignée de Dynastar qui reste une référence dans le genre, les marques (K2, Atomic, Rossignol, pour n’en citer que quelques-unes) se profilent très bien sur ce créneau. De plus en plus de marques font l’effort d’avoir de vrais moules femmes sur toute la gamme et ne se contentent pas de décliner une géométrie conçue pour les hommes avec un flex adapté aux femmes (comme le Slim Daddy et le Sweet Mama chez Atomic, l’Aztec et l’Aztec Pro chez Scott, le B3 et le B3W chez Rossigol, etc...). Même un outsider comme Movement investit dans deux moules spécifiques femmes sur une gamme de quatre skis. Deux marques ont ainsi développé toute une gamme de moules dédiés : Dynastar, la référence, et K2. Roxy fait une entrée remarquée cette année avec des skis développés en collaboration avec Dynastar (le Wista sort du même moule que le Get’nTrouble). Les marques confirment aussi leur intérêt pour de vrais fat freeride filles, dans la lignée de K2 et de son Phat Luv arrivée l’hiver dernier, et proposent des bombes comme les Rossignol B-Squad W, Scott Rosa, Völkl Aura. La suite de nos essais, tout l’hiver, dans Ski Time et sur freepresse.com. G.D. et M.P. La FIFAS, fédération française des industries du sport, a aussi ses catégories. Elle distingue « compétition », freestyle », « freeride », « piste » et « all mountain ». Pour chaque catégorie, elle définit un type de ski : compétition (« skis puissants, nerveux, rapides accroche sur neige verglacée »), freestyle (« Skis bi-spatulés pour les figures, et larges pour la stabilité en réception »), freeride (« Skis larges pour une bonne portance en neige poudreuse et souples pour une bonne tolérance en toutes conditions de neige »), piste (« Skis maniables, faciles à faire pivoter avec une bonne accroche sur neige dure ») et all mountain (« Skis maniables et tolérants, permettant de s’adapter à toutes les conditions de neige »). LES TESTEUSES, LES TESTEURS• L’équipe de Tignes C’est l’équipe d’Evolution 2 qui a tourné les skis avec une équipe rodée depuis des années : Hervé Favre, Jeff Berr, Thierry Nilo, Aimé Favre, Cédric Mercet et les petits jeunes : Muriel Saurat, Fred Neau, Philippe Mazelaigue et Seb Walch.• L’équipe des Arcs Les filles : Isabelle Blanc, Olivia Colin, Caroline Clerc, Sabi, Olivia, Julie et Arantxa. Les mecs : Romain Grosjean, Olivier Meyer, Ewald, Leo Blois, Francis Fornos, Mickaël, Thibault.• Remerciements A Thierry « Vilain » Lepivert qui a porté sur ses épaules toute la logistique des tests aux Arcs. A Evolution 2 et son créateur Hervé Favre. A l’Office du tourisme des Arcs, à Ghislaine Volpe de la SMA pour les forfaits. Le personnel des pistes, snowpark, remontées mécaniques et pisteurs des Arcs. A Laureline Chopard de la SELALP pour, entre autres, la face nord de Bellecôte. JP et le staff de la benne de l’Aiguille Rouge pour les jours de popow. Bazoom à Bourg St Maurice et Polo pour le stockage du matos. Au gars de la voirie qui nous a aidé à sortir le Sharan planté dans la neige fin avril. José Kasmareck et Christophe de l’Altiport (Arcs 1600) pour leurs chocolats chauds, leurs cafés, leurs repas de midi et leurs nombreux voyages en ratrac. A Stéphanie et Danièle de l’Office du tourisme de Tignes pour leur réactivité à toute épreuve, les forfaits, le Lagon et le logement. PARMI LES TENDANCES DE L’HIVER 07, ON AURA SOULIGNÉ LA MONTÉE EN PUISSANCE DES GAMMES GIRL, LEUR SEGMENTATION SURTOUT. PISTE, FREERIDE, FREESTYLE, FSBC, À CHACUNE SON MODÈLE. LE NEWS GRATUIT DU MATOS SKI NUMERO 9



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