Siyonaj n°4 oct/nov 2011
Siyonaj n°4 oct/nov 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de oct/nov 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Association Siyonaj

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Miss des Miss... Corinne Coman.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Rastafarï’s way Nyahbinghi Order. EWFG est une association habissoise basée récemment à Sainte-Rose. Portée par une jeune afro- Guadeloupéenne, Empress Ashaya, elle est spécialisée dans trois activités principales : l’agriculture biologique, la musique et l’artisanat. Siyonaj : Depuis combien de temps existez-vous ? Empress Ashaya : Nous sommes inscrits à la préfecture depuis le 18 juin 2003. Certains membres sont partis, d’autres sont arrivés, mais le noyau dur de 5 personnes n’a pas changé. Nous avons aussi des adhérents dans la Caraïbe, en France, en Ethiopie, en Dominique, Sainte-Lucie, etc. Des artistes et des associations travaillent tout le temps avec nous, mais ne sont pas membres, notamment l’association Relais Aliment Diet’Santé & Environnement ou encore Judah Art Gwad’Roots West Indies. Siyonaj : Quelles sont vos activités ? EA : L’artisanat d’art naturel, l’agriculture biologique (soja, plantes médicinales, racines, maraîchage, huiles naturelles...), la musique (reggae, nyahbinghi), l’éducation, l’information, des conférences, une base de documentation et des vidéos-reportages sur l’histoire noire et Rastafari, la nourriture végétale « Ital », le Nyahbinghi ou encore les échanges avec l’Afrique (importexport, donations, fondations, actions humanitaires...). Siyonaj : Où peut-on vous trouver ? EA : Nous avons un stand irrégulier et mobile et nous participons à beaucoup de foires, de marchés, SIYONAJ MAGAZINE - P.16 oct - nov 2011 des manifestations culturelles. Nous vendons principalement nos fruits et légumes au marché bio le mercredi de midi à 15h, derrière Guadeloupe Première, mais aussi à des clients qui nous connaissent. Vous pouvez également trouver nos produits transformés et créations lors de manifestations culturelles : huile de carapate, plats végétaliens, bijoux naturels, etc. SJ : Vous faîtes aussi de la musique ? EA : Oui, surtout pour faire passer un message : développer Rastafari, le reggae, le Nyahbinghi pour les louanges et les prières Rastafari, mais aussi le spirituel et le culturel. C’est par la musique que nous arrivons à nous exprimer le mieux et à nous faire entendre, même si l’aspect commercial n’est pas à négliger.
SJ : Quand organisez-vous vos manifestations ? EA : Ce sont les dates Rastafari : le 23 juillet, bien sûr, pour célébrer le jour de l’apparition de sa majesté Hailé Sélassié, le jour de Marcus Garvey (17 août). Nous célébrons aussi des artistes comme Bob Marley le 06 février, jour de sa naissance et non de sa mort. Pour développer la musique, nous organisons des Sound system. Des exposants y participent toute la journée, et familles et enfants peuvent s’y joindre. Nos manifestations sont tout public, toujours sans aucune viande ou poisson, et, très important, sans alcool. Le calendrier annuel de nos manifestations est à demander par e-mail. SJ : Arrivez-vous à vous en sortir ? EA : Nous sommes au stade du développement surtout au niveau de l’agriculture biologique. Nous cherchons d’ailleurs plus de terres saines à louer. Nous avons des petites subventions encore bien rares, donc c’est difficile pour nous. Nous nous en sortons avec nos ventes, mais nous prenons souvent dans notre propre poche pour pouvoir continuer (dons)… SJ : Comment vous voyezvous à moyen terme ? EA : Avec notre projet d’agriculture biologique de soja abouti, une école rasta, un studio de musique, un resto végétalien (ital) et un magasin Rasta. Côté musique, nous allons sortir le numéro deux de notre compilation, et bien sûr poursuivre les manifestations culturelles. Mais nous aurions vraiment besoin d’un grand local afin de développer nos activités. SJ : Comment est perçu le mouvement Rastafari aux Antilles ? EA : Le mouvement Rastafarï est de mieux en mieux perçu car beaucoup de personnes rastas ou SIYONAJ MAGAZINE - P.17 oct - nov 2011 pas, portent des locks. Avant et en 2003, c’était bien plus difficile ! Beaucoup de gens sont contents maintenant de nous voir, ils comprennent de mieux en mieux le mouvement : nous y avons bien travaillé ! SJ : Un dernier mot pour ceux qui veulent créer une activité telle que la vôtre ? EA : Et si vous nous rejoigniez ? J’aimerais en fait qu’on soit plus nombreux. Pour ceux qui ont un projet et ont vraiment envie de créer leur activité, ils peuvent venir nous voir, nous contacter pour parler plus longuement. Mon conseil : ne pas lâcher, persévérer car quand tu veux tu peux, et le plus important est avant tout d’avoir la foi ! Yolande Eliezer



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