Science & Santé n°44 sep/oct/nov 2019
Science & Santé n°44 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : dépasser l'incertitude.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 Insermle magazine #44 reportage Sophie Dupuis Photos  : Inserm/unité CAPS MÉDECINE SPATIALE UNE HISTOIRE SANS GRAVITÉ « Une façon radicale de comprendre comment le cerveau contrôle le mouvement humain, c’est de perturber son fonctionnement ! » explique Olivier White, spécialiste du contrôle moteur à l’unité Cognition, action et plasticité sensorimotrice (CAPS) dirigée par Charalambos Papaxanthis à Dijon. Lorsque nous sommes soumis à la gravité terrestre, le cerveau, tel un chef d’orchestre, harmonise des informations sensorielles provenant de multiples sources pour calibrer nos mouvements. Parmi elles, la proprioception, qui permet de savoir, grâce à des récepteurs musculaires, ligamentaires et articulaires, où se situent les différentes parties de notre corps lorsque nos yeux sont fermés ; le système vestibulaire, dans l’oreille interne, qui participe au maintien de l’équilibre, à l’orientation spatiale et au ressenti de l’accélération ; et enfin, la vision. Mais lorsque cette gravité est altérée, c’est un tout autre défi pour le cerveau. Comment est-ce qu’un astronaute s’adapte à l’apesanteur, ou un pilote de chasse effectue des mouvements de précision alors qu’ils sont soumis à de fortes variations de gravité ? Pour y répondre, une expérience sur le pointage de précision opposée à toutes celles habituellement effectuées en laboratoire. « Quoi de mieux que de modifier la gravité terrestre à laquelle tout un chacun est soumis depuis sa naissance ? » Tel est le projet mené par Olivier White en collaboration avec plusieurs équipes internationales, et qui consiste à perturber l’intégralité du corps, à l’exception de la main qui sera maintenue en condition de pesanteur terrestre. Dans le domaine spatial, cette approche permettrait de savoir s’il faut développer des dispositifs pour faciliter le mouvement des pilotes ou s’il vaut mieux laisser le cerveau gérer la perturbation dans son intégralité. Les résultats obtenus à terme pourraient aussi aboutir à des avancées médicales, notamment pour la rééducation motrice de patients victimes d’accident vasculaire cérébral ou d’hémiplégie. Quittons à présent la paillasse de laboratoire pour un vol… en apesanteur !
Cognition, action et plasticité sensorimotrice  : unité 1093 Inserm/Université de Bourgogne – CHU de Dijon Embarquement immédiat à bord de l’Airbus A310 Zero-G. Cet avion pas comme les autres a pour particularité d’accueillir des expériences scientifiques de vol parabolique. Comme le nom l’indique, l’avion suit le profil d’une parabole où s’alternent des manœuvres de montées et de descentes. Les individus à bord sont ainsi soumis à différentes variations de gravité. Marie Barbiero, doctorante au CAPS, a pu vivre l’expérience, pour le moins sensationnelle, de l’apesanteur. Lors des phases ascendantes et descendantes de la parabole, une personne à bord pèse près de deux fois son poids, c’est ce que l’on appelle l’hypergravité. Et avant d’atteindre le sommet de la parabole, le pilote réduit considérablement la poussée des réacteurs de l’avion, qui entre ainsi en phase d’apesanteur. Le sujet ne ressent alors plus son poids et flotte librement durant 22 secondes environ. Insermle magazine #44 37



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