Science & Santé n°42 mar/avr/mai 2019
Science & Santé n°42 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,1 Mo

  • Dans ce numéro : les prochains défis de la recherche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Insermle magazine 38 #42 reportage Le développement des synapses, zones de communication entre deux neurones, et l’activité de ces derniers sous-tendent nos fonctions cognitives, motrices et de communication, nous permettent d’acquérir de nouvelles informations et de les garder en mémoire. Dans l’autisme, la déficience intellectuelle, et les maladies neurodégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique, la structure des cellules neuronales peut être altérée par des mutations génétiques. Pour comprendre ce phénomène, le chercheur Frédéric Laumonnier utilise des préparations cellulaires extraites d’hippocampe ou de cortex embryonnaire de souris afin de reproduire les étapes du développement neuronal in vitro, notamment la formation des synapses. Un microscope à épifluorescence permet d’observer, après 4 jours, le développement de magnifiques neurones et de leurs prolongements similaires à des branches d’arbres, les dendrites. Les patients autistes présentent des particularités sensorielles qui les rendent extrêmement sensibles aux événements qui se déroulent dans leur environnement proche. Et si ces caractéristiques, observables par électroencéphalographie, pouvaient contribuer à définir un biomarqueur de l’autisme ? Marie Gomot, psychologue et neuroscientifique, étudie les circuits neuronaux impliqués dans ces perceptions particulières. Ici on présente une séquence de visages neutres et d’expressions à un sujet afin d’extraire sa réponse au changement, et plus précisément aux variations émotionnelles d’autrui  : les personnes autistes rencontrent en effet des difficultés dans les relations sociales car elles ont du mal à interpréter les émotions. Les indices ainsi collectés sont ensuite transférés en clinique pour contribuer à la mise au point de nouvelles méthodes utiles au diagnostic précoce.
Les traitements par antidépresseurs ne sont pas toujours efficaces chez les personnes victimes d’un épisode de dépression majeure. Afin de sortir de cette impasse thérapeutique, Catherine Belzung et Alexandre Surget explorent les mécanismes de la création de nouveaux neurones chez l’adulte grâce à un modèle animal de la maladie. Des souris sont soumises à un stress léger mais prolongé (perturbations environnementales, modification des routines alimentaires...). Objectif  : induire des changements comportementaux apparentés à la dépression et qui peuvent être contrecarrés par un traitement antidépresseur. Les chercheurs modulent ensuite cette neurogenèse afin de comprendre son rôle dans un contexte de stress produit par les relations sociales et les événements de la vie. Johnny Vercouillie, Sylvie Chalon, Maria-Joao Santiago Ribeiro, membres de l’équipe de Patrick Emond (de gauche à droite), posent devant une caméra de tomographie par émission de positons utilisée en clinique, mais aussi pour le développement de médicaments radiopharmaceutiques afin de visualiser en 3D l’activité métabolique de nos cellules. Le dernier traceur en date développé par l’équipe, le [18F] LBT-999, permet l’exploration du transporteur de la dopamine dans le système nerveux central. Ce médicament contribuera à terme à établir un diagnostic précoce de Parkinson, permettant ainsi la prise en charge du patient avant que la maladie ne soit devenue très invalidante. Insermle magazine #42 39 Ayache Bouakaz, acousticien, dirige une équipe qui a mis au point des agents de contraste sous forme de microbulles de gaz. Celles-ci permettent d’améliorer la qualité des échographies – et notamment de mieux caractériser la nature, bénigne ou maligne, des lésions identifiées lors de l’examen médical. En les observant au microscope, les chercheurs ont remarqué que ces microbulles se dilatent et se compriment sous l’effet des ultrasons selon un mouvement d’oscillation. Ils ont donc imaginé un protocole innovant  : injecter les microbulles dans la circulation générale de patients atteints d’un cancer, puis bombarder les tumeurs d’ultrasons de manière ciblée afin de créer un stress mécanique au niveau de la paroi vasculaire. Celle-ci, rendue plus perméable par le « massage » opéré par les microbulles, va laisser les médicaments mieux pénétrer dans les cellules cancéreuses – ce qui multiplie leur efficacité de 3 à 5 fois. Cette approche permet également de faire passer des médicaments dans le cerveau à travers la barrière hémato-encéphalique, comme on le voit ici chez le rat grâce à un colorant bleu.



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