Science & Santé n°42 mar/avr/mai 2019
Science & Santé n°42 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,1 Mo

  • Dans ce numéro : les prochains défis de la recherche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 Insermle magazine #42 IBRAIN LES NEURONES SOUS TOUTES LES COUTURES Observer le cerveau, c’est avant tout jeter un œil dans un miroir qui révèle son fonctionnement. Voilà le credo du laboratoire iBrain à Tours qui, depuis 1988, aborde la psychiatrie par le biais des phénomènes biologiques. Issue de la rencontre entre un pédopsychiatre, Gilbert Lelord, et un physicien spécialiste d’imagerie par ultrasons, Léandre Pourcelot, elle a dès l’origine adopté une approche interdisciplinaire plutôt audacieuse. Au fil des ans, l’unité a grandi autour de deux grands axes de recherche  : l’un des troubles du développement les plus communs chez l’enfant, l’autisme, et la maladie psychiatrique la plus fréquente chez l’adulte, la dépression. Parce que ces pathologies ne constituent pas des entités homogènes, les différentes équipes de l’unité développent des outils diagnostiques afin de les répartir en différents sous-types. Le but ? Mettre au point des thérapies qui permettent une prise en charge personnalisée. C’est le grand paradigme de la médecine de précision, auquel iBrain se rattache résolument. Aujourd’hui, le laboratoire utilise une multitude de techniques capables d’explorer le cerveau à différentes échelles – ultrasons, métabolomique, neurostimulation… – et a élargi son répertoire à d’autres maladies neurologiques et neuropsychiatriques. Grâce aux nombreuses techniques d’imagerie médicale qui constituent le pilier de l’unité, passons maintenant de l’autre côté du miroir. reportage Marie Simon Photos  : François Guénet
Imagerie et cerveau (iBrain)  : unité Inserm1253/Université François Rabelais Insermle magazine #42 37 Une fois n’est pas coutume, le cerveau nous est donné à voir physiquement. Parce que la tractographie ne produit qu’une image du déplacement de molécules d’eau au travers de faisceaux de fibres nerveuses et illustre imparfaitement l’anatomie réelle, il est parfois difficile d’apprécier le niveau de preuve associé à une image IRM. Afin de réduire cette incertitude et de valider les techniques utilisées pour la recherche et la clinique, Christophe Destrieux et son équipe utilisent une méthode peu commune  : ils comparent l’image et l’organe, c’est-à-dire les données in vivo aux données ex vivo. Les chercheurs ont recruté une centaine de volontaires sains qui souhaitaient donner leur corps à la science. Ceux-ci passent un examen IRM de leur vivant ; après leur mort, leur cerveau est conservé afin d’être numérisé en 3D. Pour cela, il est découpé en une trentaine d’étapes, puis la surface et la texture des sections sont minutieusement acquises par scanner. L’anatomie du cerveau entier est ensuite reconstituée par logiciel ; elle permettra à la fois de contribuer à l’évaluation, au contrôle qualité et au calibrage des machines d’imagerie, mais également à l’élaboration d’un atlas anatomique de la substance blanche [les axones des neurones,ndlr.].



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