Science & Santé n°42 mar/avr/mai 2019
Science & Santé n°42 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,1 Mo

  • Dans ce numéro : les prochains défis de la recherche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 A. Roussot 2018 Insermle magazine #42 Hypertension Un impact sur les performances cognitives à tout âge L’hypertension artérielle favoriserait le déclin cognitif et la démence. Mais la majorité des études ont porté jusque-là sur la cognition des personnes âgées, laissant de côté les plus jeunes. Un manque que viennent de combler Laure Rouch et ses collègues de l’université Paul Sabatier à OBÉSITÉ ET DÉPRESSION Les liens se confirment Observer la distribution géographique de la dépression et de l’obésité représente une méthode intéressante pour analyser leurs interactions. Une répartition étudiée par Jean-Christophe Chauvet-Gelinier et ses collègues de l’unité InsermLipides, nutrition, cancer à Dijon, chez plus d’un million de patients hospitalisés pour dépression et/ou obésité dans l’Hexagone en 2016. Les taux de ces pathologies se sont révélés supérieurs à la moyenne en Bretagne, dans le Massif central, le Nord et le Nord-Est, et inférieurs dans les Pays-de-la-Loire, le pourtour méditerranéen, et à l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes. En outre, le risque que l’une de ces atteintes soit aggravée par la seconde est augmenté avec une sureprésentation de 32% de la dépression dans les régions à fort taux d’obésité, et de 30% de l’obésité dans les zones où le taux de dépression est élevé. L’existence d’interactions fortes se confirme donc. Mais les chercheurs soulignent la nécessité d’études complémentaires pour comprendre les éléments fondamentaux qui contribuent à cette comorbidité et à ces différences régionales. F. D. M. Jean-Christophe Chauvet-Gelinier  : unité 1231 Inserm/Agrosup Dijon/Université de Bourgogne – CHU de Dijon 2J.-C. Chauvet-Gelinier et al. PLoS One, 8 janvier 2019 ; doi  : 10.1371/journal.pone.0210507 Obésité + Dépression + (15,7%) Obésité + Dépression - (21,4%) actualités c’est NOTRE SANTÉ Nombre de patients hospitalisés pour obésité et/ou dépression, supérieur (+) ou inférieur (-) à la moyenne nationale, en pourcentage du territoire national Obésité - Dépression + (18,9%) Obésité - Dépression - (44,7%) Toulouse, grâce à une cohorte de 3 232 participants, âgés de 32, 42, 52 et 62 ans, suivis pendant dix ans dans le cadre de l’étude « Vieillissement, santé et travail ». Et les résultats sont sans appel, quel que soit l’âge. Les hypertendus ont des performances cognitives plus faibles que ceux qui ne le sont pas. En outre, ce déclin débute dès la survenue de l’hypertension et augmente au Plus connu sous le nom de Viagra, le sildénafil semble avoir les qualités requises pour traiter le phénomène de Raynaud. En dilatant les vaisseaux sanguins, ce médicament devrait en effet atténuer les troubles de la circulation, observés l’hiver en particulier, au niveau des doigts et des orteils des personnes affectées. Mais les travaux de Matthieu Roustit du laboratoire InsermHypoxie et physiopathologies cardiovasculaires et respiratoires de Grenoble suggèrent que le sildénafil pris à la demande n’est pas plus efficace en moyenne qu’un placebo. Pour autant, leur approche originale, une fil du temps. Les chercheurs soulignent donc combien il est important, pour la prévention du déclin cognitif, de contrôler l’hypertension artérielle par des traitements, en particulier chez les personnes nouvellement diagnostiquées. F. D. M. Laure Rouch  : unité 1027 Inserm/Université Toulouse III-Paul Sabatier, Épidémiologie et analyses en santé publique  : risques, maladies chroniques et handicaps 2L. Rouch et al. J Hypertens., 7 janvier 2019 ; doi  : 10.1097/HJH.0000000000002013 Phénomène de Raynaud Échec relatif du Viagra Le syndrome de Raynaud se manifeste par des troubles de la circulation aux extrémités, en général l’hiver. étude où le traitement et le placebo sont alternativement testés sur chaque personne et non sur des groupes distincts, a permis de déterminer l’efficacité du sildénafil pour chacun des patients. Et un effet bénéfique a été mis en évidence pour environ un tiers des 38 participants de l’étude. Pris à la demande, il pourrait donc être prescrit à certains patients désireux d’éviter de prendre quotidiennement un des traitements actuellement disponibles contre le phénomène de Raynaud. S. P.Matthieu Roustit  : unité 1042 Inserm/Université de Grenoble Alpes ; CIC 1406 Inserm/Université de Grenoble Alpes 2M. Roustit et al. AnnInter Med., 20 novembre 2018 ; doi  : 10.7326/M18-0517 k k Matthieu Roustit
Bilderstoeckchen/Adobe Stock Mauvaise vue Attention au risque de démence Chez les personnes âgées, déficit visuel et démence ont été associés à plusieurs reprises. Pour mieux comprendre ces liens, Virginie Naël et ses collègues du centre de recherche en santé des populations de Bordeaux ont analysé l’impact de la déficience visuelle à court (2 ans), moyen (2 à 4 ans) et long terme (plus de 4 ans), chez plus de 7 700 personnes âgées de 65 ans et plus, suivies au sein de la cohorte Trois- Cités. Ainsi, une déficience Un peu plus de la moitié (53,5%) des habitants de l’agglomération parisienne ont eu recours à l’automédication au cours des quatre dernières semaines, au moment de l’enquête. Ce résultat a été obtenu par Alexis Vanhaesebrouck sous la supervision de Pierre Chauvin de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique, à partir de données recueillies en 2005 auprès de 3 023 adultes participants à la cohorte Santé, inégalités et ruptures sociales. Leurs travaux confirment que les femmes et les jeunes adultes, actifs ou étudiants, ainsi que les personnes aux revenus élevés sont les plus enclins à utiliser des médicaments sans avis médical. Parmi les catégories socio-économiques les moins favorisées, les personnes qui pratiquent le plus l’automédication se déplacent régulièrement hors de leur quartier. Leur mobilité leur faciliterait en effet l’accès à des pharmacies qui proposent des médicaments sans prescription médicale à un prix plus abordable. Des conclusions qui soulignent l’existence d’inégalités sociales en matière d’automédication. S. P.Alexis Vanhaesebrouck, Pierre Chauvin  : unité 1136 Inserm/Université Pierre-et-Marie-Curie 2A. Vanhaesebrouck et al. PLoS One, 17 décembre 2018 ; doi  : 10.1371/journal.pone.0208632 légère de la vision de près, qui correspond à une acuité visuelle de 3 à 4 dixièmes, est associée à un risque accru de démence dans les 2 ans. Quand cette déficience est modérée ou sévère, en dessous de 4 dixièmes d’acuité, le risque augmente aussi à moyen terme. Enfin, les associations entre mauvaise vision et démence sont plus fortes chez les personnes âgées déprimées. Pour les chercheurs, il reste à déterminer si la perte de la vision n’est qu’un indicateur de la survenue d’une démence future, ou si limiter cette diminution de l’acuité visuelle pourrait aussi avoir un rôle préventif. F. D. M. Virginie Naël  : unité 1219 Inserm/Université de Bordeaux/Ifsttar – Inria, Bordeaux Population Health Research Center 2V. Naël et al. Eur J Epidemiol., 4 janvier 2019 doi  : 10.1007/s10654-018-00478-y AUTOMÉDICATION Quels Parisiens prennent des médicaments sans ordonnance ? Garo/Phanie Insermle magazine #42 13 GYNÉCOLOGIE Quelle musique avant une opération ? Écouter de la musique permet de réduire l’anxiété des patients avant un acte chirurgical sans avoir recours à des médicaments. Ce résultat est toutefois fondé sur des études qui ont utilisé des programmes de thérapie musicale. Or ceux-ci proposent des sélections de chansons sans prendre en compte la culture et l’expérience du patient. Pour savoir si des choix musicaux personnels réduiraient d’autant plus l’anxiété, Tiphaine Petot et ses collègues du centre d’investigation clinique de La Réunion ont mis en place un essai clinique dans l’unité de soins de chirurgie gynécologique du CHU (sites Sud) de cette île de l’océan Indien. Dans l’heure précédant l’intervention chirurgicale, les 170 participantes écouteront pendant vingt minutes soit une sélection personnelle de titres, soit une des playlists du programme de thérapie musicale. Leur anxiété sera évaluée, avant et après ce moment de détente, à l’aide d’un questionnaire couramment utilisé en pratique clinique. Les premiers résultats de cet essai clinique original devraient être disponibles en juin prochain. S. P.Tiphaine Petot  : CIC 1410 Inserm/Université de La Réunion 2T. Petot et al. Trials, 2019 ; doi  : 10.1186/s13063-018-3093-6



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