Science & Santé n°41 sep 18 à fév 2019
Science & Santé n°41 sep 18 à fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de sep 18 à fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : priorité au diagnostic !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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46 Altomédia Insermle magazine #41 FILM ADN  : L’HUMANITÉ SUR MESURE Mis au point en 2012, l’outil moléculaire CRISPR-Cas9 facilite les modifications de l’ADN  : cancers, maladies génétiques ou sida, ses applications paraissent infinies. Avec l’aide de l’Inserm, Caroline Hocquard et Étienne Blanchon reviennent sur cette avancée qui a révolutionné le milieu scientifique dans leur film ADN  : l’humanité sur mesure. Le documentaire a reçu le prix de l’ADAV au festival Pariscience 2018. Le film ADN  : l’humanité sur mesure propose un tour du monde des applications CRISPR-Cas9. k Stéphane Félicité Stéphane Félicité bloc-notes Caroline Hocquard réalisateurs Étienne Blanchon Le sujet de votre film vous a été soumis par un auteur indépendant, David Rosanis. Pourquoi l’avoir retenu ? Caroline Hocquard  : Malgré son impact sur le milieu de la science, nous avions peu entendu parler de cet outil révolutionnaire qu’est CRISPR- Cas9 ! Il nous est tout de suite apparu que cette innovation technologique devait absolument être portée à la connaissance du grand public. Étienne Blanchon  : Par ailleurs, notre travail d’investigation a rapidement révélé les nombreux fantasmes liés aux manipulations du génome. Nous avions donc le désir de remettre la recherche dans son contexte et de montrer ses incertitudes et limites, sans oublier les espoirs qu’elle suscite. Grâce notamment à un tour du monde des laboratoires biomédicaux ? C. H.  : Oui, nous avons voulu faire un tour d’horizon des différentes applications dans le champ thérapeutique. On a tout de suite perçu que les États-Unis et la Chine étaient des destinations clés. C’est làbas que les investissements et les ambitions sont les plus forts. Une vraie course internationale ! Aux États- Unis, une start-up mise sur CRISPR-Cas9 pour développer un traitement contre la myopathie de Duchenne, maladie mortelle aujourd’hui incurable. En Chine, le Beijing Genomics Institute affiche une ambition énorme  : séquencer tout le vivant ! Nous avons voulu montrer que l’édition génétique allait de pair avec les progrès en matière de cellules souches et de séquençage3 et qu’ensemble ils nous projettent vers de nouveaux possibles. Et au sein de notre Hexagone ? É. B.  : Les chercheurs français se sont aussi saisis de CRISPR-Cas9. Mais, il y a plus de réserve sur ce sujet au sein de nos laboratoires. Et c’est le cas plus globalement en Europe, du fait d’une législation qui entoure les techniques d’édition du génome beaucoup plus stricte.C. H.  : Sur ce point de vue bioéthique européen, Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm, nous a apporté un éclairage essentiel, avec un recul issu d’un grand travail de réflexion mené au sein de l’Institut. D’après lui, on assiste à une tour de Babel juridique. De son côté, la France a choisi d’assurer avant tout la sécurité, en limitant les applications de CRISPR-Cas9. Le débat sur la question de l’éthique est-il fondamentalement lié à CRISPR-Cas9 ? C. H.  : Bien sûr. Si cette question paraît simple à première vue, elle est en fait abyssale  : si une sécurité à 100% n’existe pas, faut-il prendre le risque de manipuler l’ADN, au nom des souffrances évitées ? Comment accepter ce risque s’il se répercute aux générations futures ? Nous avons essayé de soulever toutes ces questions, même si certaines ne se posent pas techniquement dans l’immédiat. É. B.  : La recherche paraît aller plus vite que la société et les gouvernements. Elle est très en avance sur les mentalités et la prise de conscience des élus et des organismes de régulation adaptées. Il nous paraissait important de contribuer à faire pénétrer ce débat dans le domaine public.C. H.  : En même temps, CRISPR-Cas9 ne nous rend pas tout-puissants, ce n’est pas un outil miracle qui nous permettra de créer des bébés à la carte ou de ramener les dinosaures à la vie, car nous avons encore des gouffres d’ignorance à combler par ailleurs. Le vrai message du film est donc celui de la connaissance, de la réflexion ! Propos recueillis par Gabrielle Mérite 4Séquençage  : Technique moléculaire qui permet de déterminer l’ordre d’enchaînement des nucléotides de l’ADN
FORUM FUTURAPOLIS TOULOUSE Futurapolis propose deux jours de débats, de découvertes et d’activités ludiques sur l’innovation et le high-tech. Le vendredi 16 novembre, au Quai des savoirs, l’Insermdonne la parole aux scientifiques toulousains, passeurs de science innovants, avec trois ateliers  : - « Peut-on soigner son corps avec son gras ? », atelier du laboratoire StromaLab (unité Inserm1031) ; - « Dr Pipi et le haricot rouge », atelier organisé par l’équipe de Joost Schanstra, directeur de recherche à l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires (I2MC, unité Inserm1048) ; - « Qui es-tu ? Où es-tu ? Je vais te manger ! », atelier proposé par l’Institut de recherche en santé digestive (unité Inserm1220). Le samedi 17 novembre, à partir de 14 h 45, dans le grand amphithéâtre de la faculté de médecine, Mickaël Tanter, directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine (unité Inserm979) et directeur adjoint de l’Institut Langevin à Paris, animera une table-ronde sur le thème « L’innovation là où on ne l’attend pas ». 16-17 novembre 2018 Quai des savoirs Muséum d’histoire naturelle Faculté de médecine, Toulouse > Programme complet et réservations  : www.futurapolis.com SANTÉ EN QUESTIONS L’ANÉMIE, COMMENT RETROUVER UNE SANTÉ DE FER ! L’anémie est-elle une maladie ? Faut-il remonter à la préhistoire À Futurapolis Toulouse, le jeune public pourra découvrir les effets du gras sur le corps avec l’atelier ludico-pédagogique conçu par les scientifiques du laboratoire InsermStromaLab. k Inserm/Délégation régionale Occitanie Pyrénées pour mieux comprendre ses mécanismes ? Quelles sont les solutions pour faire face aux carences ? Autant de questions autour desquelles débattront Charles Dumontet, hématologue, correspondant plateforme du Centre de recherche en cancérologie de Lyon (unité Inserm1052) ; Vincent Balter, chargé de recherche CNRS au laboratoire de géologie de Lyon ; Françoise Le Mort, archéoanthropologue ; et Jacques Elion, enseignant-chercheur au sein du laboratoire Biologie intégrée du globule rouge (unité Inserm1134) à l’Institut national de transfusion sanguine à Paris. 6 décembre 2018, 19 h - 20 h 30 Cité des sciences et de l’industrie, Paris 19 e En duplex avec le musée des Confluences de Lyon > Entrée libre et gratuite inserm.fr/conférences-citoyennessante-en-question SÉRIE FAKE NEWS, ATTENTION DANGER ! Un remède naturel contre la calvitie que l’industrie pharmaceutique voudrait nous cacher... Ce « classique » de la vidéo complotiste est détourné avec humour dans le teaser de la nouvelle série de Adobe Stock Inserm/Frédérique Koulikoff Insermle magazine #41 47 films courts de l’Inserm. La série reprend le principe de la « médecine fondée sur les faits », qui consiste à opposer la preuve à l’opinion. Elle fera ainsi le point sur des sujets pour lesquels les preuves scientifiques ont du mal à se faire entendre médiatiquement face à la force de l’opinion publique. Déjà disponibles  : CRISPR-Cas 9, intelligence artificielle et arthrose. > Découvrez le teaser et les épisodes sur la chaîne YouTube de l’Inserm. ANNIVERSAIRE 1998 - 2018, GENOPOLE A 20 ANS ! L’Inserms’associe aux 20 ans du Genopole, biocluster français dédié à la recherche en génomique, génétique et aux biotechnologies. Un événement placé sous le signe de l’innovation. Retrouvez le stand de l’Institut, avec la participation des équipes de recherche de l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques (I-stem, unité Inserm861) et le futur accélérateur de recherche technologique en thérapie génomique. 13 novembre 2018, 9 h - 18 h Beffroi de Montrouge > Participation gratuite, inscription obligatoire www.genopole.fr



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