Science & Santé n°41 sep 18 à fév 2019
Science & Santé n°41 sep 18 à fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de sep 18 à fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : priorité au diagnostic !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Insermle magazine 22 #41 têtes chercheuses L’instant où... Homaira Nawabi, responsable de l’équipe de recherche Système nerveux central  : du développement à la régénération, à l’Institut des neurosciences de Grenoble, travaille sur la régénération neuronale du nerf optique. Le projet DRIVE, qui vise à comprendre la formation des circuits nerveux suite à une lésion a été récompensé en 2018 par le Conseil européen de la recherche, avec à la clé un financement de 1,5 million d’euros pour cinq ans. Auxquels s’ajoutent les 150 000 euros du grand prix scientifique 2018 de la fondation NRJ – Institut de France que la scientifique a reçu en mai dernier. Pendant mes études, je m’intéressais à la mise en place du système nerveux chez l’embryon, notamment sur la façon dont les prolongements des cellules nerveuses, les axones, poussent et se connectent à leurs cibles. Vers la fin de ma thèse, des études ont commencé à montrer que de telles repousses étaient aussi possibles dans le système nerveux central de l’adulte après une lésion ! C’était extraordinaire, car jusque-là on pensait que ces neurones ne se régénéraient pas  : les lésions les affectant, suite à des blessures ou à des dégénérescences, entraînent généralement des pertes irréversibles, comme des handicaps moteurs. En 2010, je suis partie en post-doctorat aux États-Unis, à la Harvard Medical School et au Boston Children’s Hospital, dans l’équipe de Zhigang He  : cette dernière avait montré qu’il y avait certes des repousses d’axones, mais que celles-ci étaient trop courtes pour reformer un circuit fonctionnel. Mon projet était d’explorer les moyens qui permettraient de faire repousser de façon massive ces axones dans le nerf optique, lequel fait également partie du système nerveux central. L’œil est un objet d’étude intéressant  : les lésions de son nerf présentent des similarités avec les maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson, ou encore « Des repousses de neurones étaient possibles après une lésion ! » Inserm/François Guénet Homaira Nawabi unité 1216 Inserm/Université Grenoble Alpes, Grenoble Institut des neurosciences (GIN) avec des lésions de la moelle épinière et du cerveau. À Boston, j’ai travaillé avec Stéphane Belin, responsable de l’équipe Régulation traductionnelle en conditions normales et pathologiques à l’institut des neurosciences de Grenoble. Et ensemble nous avons identifié des voies de signalisation qui favorisent la régénération des axones à longue distance. Cette repousse présente cependant des défauts. Comment ces axones peuvent-ils retrouver leur cible ? Que peut-on ajouter dans l’environnement pour favoriser une repousse dirigée et fonctionnelle ? Nawabi & Belin Un axone (en blanc, à droite) s’est régénéré sur ce nerf optique (en bas, à gauche), qui a subi une lésion. k Ce sont les axes sur lesquels je travaille aujourd’hui au sein de l’Inserm, depuis mon retour en France en 2016. Nous nous attachons aussi à identifier, grâce à des techniques de protéomique et de transcriptomique3, de nouveaux facteurs impliqués dans ce processus de régénération du nerf optique. Propos recueillis par Alice Bomboy 4Protéomique et transcriptomique. Techniques permettant d’étudier respectivement le protéome, l’ensemble des protéines d’une cellule, d’un tissu ou d’un organisme, ou le transcriptome, l’ensemble des ARN messagers fabriqués lors de la transcription du génome Stéphane Belin  : unité 1216 Inserm/Université Grenoble Alpes
LES RIBOSOMES, ACTEURS MÉCONNUS DE LA RÉPONSE INFLAMMATOIRE En juillet 2018, Emiliano Ricci, chargé de recherche Insermau Laboratoire de biologie et modélisation de la cellule (LBMC) à Lyon, a reçu une bourse « Starting Grant » du Conseil européen de la recherche. D’un montant d’un million et demi d’euros, utilisable sur cinq ans, elle va lui permettre de travailler sur le projet RiboInflam. Celui-ci explorera le rôle des ribosomes dans la réponse inflammatoire  : ces grands complexes moléculaires, présents dans chacune de nos cellule, sont chargés de synthétiser des protéines en traduisant l’information contenue dans des copies transitoires de notre ADN, les ARN messagers. Un processus appelé « traduction ». « C’est une chance, je vais pouvoir recruter de jeunes chercheurs et me concentrer sur mon projet scientifique, un projet exploratoire typique  : le sujet est nouveau, c’est une prise de risque, nous ne savons pas si nos hypothèses se confirmeront. Sans ce financement européen, il serait difficile de le mener », s’enthousiasme le chercheur. Dès sa thèse, Emiliano Ricci s’est focalisé sur la traduction des ARN messagers en protéines. Il a notamment étudié les mécanismes moléculaires par lesquels les microARNs régulent la traduction. Le principe ? Ces petites séquences circulantes peuvent s’apparier à des séquences complémentaires de l’ARN messager et ainsi bloquer têtes chercheuses premier succès la traduction de certains gènes en protéines lors du passage des ribosomes. Au cours de son postdoctorat, mené de 2010 à 2014 dans le laboratoire de Melissa Moore, à l’université du Massachusetts, Emiliano Ricci découvre qu’une protéine, appelée Staufen1, est capable de se lier aux ribosomes et favorise ainsi la traduction des ARN. En 2014, de retour en France, le scientifique commence à explorer une nouvelle piste  : quand une réponse inflammatoire se met en place pour lutter contre la présence d’agents pathogènes dans l’organisme, leur reconnaissance par les cellules Emiliano Ricci unité 1210 Inserm/CNRS/École normale supérieure, LBMC Insermle magazine #41 23 de l’organisme est associée à l’expression de gènes spécifiques. « Les ribosomes, en se combinant à différentes protéines, jouent-ils un rôle dans ce programme d’expression des gènes lors de l’inflammation ? » questionne le chercheur. Réponse attendue à l’issue du projet RiboInflam ! Alice Bomboy Inserm/François Guénet



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