Science & Santé n°28 nov/déc 2015
Science & Santé n°28 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : changements climatiques, menaces sur notre santé !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LAPP Organisme européen de défense des auteurs et des éditeurs d’œuvres numériques Prix « en L émergence » Bpi France Prix doté d'une subvention pouvant atteindre 45 000 € pour financer les études préalables à la création d’une entreprise (devenu i-Lab en 2015). LBpifrance Banque publique d’investissement pour la création et le développement des entreprises, notamment innovantes LCloud L’informatique « dans le nuage » est un ensemble de technologies qui permet d’utiliser depuis un ordinateur les ressources informatiques de machines distantes connectées à Internet, et donc de décupler la puissance de traitement. 42e.:ziig François guénet/insermexceptionnelles d’Inria et du GIN, avec la possibilité de travailler avec l’unité mixte de service IRMaGe, sous tutelle Inserm, CNRS et CHU de Grenoble. Ce plateau technique est doté d’un appareil d’IRM 3 Teslas dédié à la recherche. Épaulé par InsermTransfert et Inria, l’équipe dépose la première version, dûment testée et validée, de leur logiciel à l’Agence pour la protection des programmes (APP) (L) en 2014. En novembre de la même année, le trio décroche le prix « en émergence » (L) décerné par Bpifrance (L) et ses 30 000 € . Un mois plus tard, c’est IT-Translation, un fond d’investissement spécialisé dans les start-up technologiques, « Nous comptons nous installer à Biopolis, une pépinière grenobloise de biotech qui vient l’épauler en apportant 15 000 € . Avec lui, les trois chercheurs déposent les statuts de Pixyl en mars 2015, embauchent un ingénieur commercial et salarient Senan Doyle en tant que président-directeur général, avec un siège social à Inria. Une situation qui devrait évoluer prochainement  : « Nous comptons nous N°28 novembre - décembre 2015 ➜entreprendre Afin de programmer les séquences en avance, le GIN dispose du même IRM 3 Teslas que celui de l’UMS IRMaGe. installer à Biopolis, une pépinière grenobloise de biotech. Pour le moment, nous sommes en attente d’une place », précise le p-dg irlandais. Validation Mais l’activité de Pixyl tourne d’ores et déjà à plein régime. Avant même que les statuts n’aient été déposés, la jeune start-up a été sollicitée fin 2014 pour faire tourner son logiciel dans le cadre d’un autre programme hospitalier de recherche clinique (OxyTC) piloté par Jean-François Payen *, chef du pôle d’anesthésie-réanimation au CHU de Grenoble, et chercheur au GIN qui travaille sur les lésions cérébrales suite à un traumatisme crânien. Avec ses 300 patients issus de 23 centres en France, cette étude, dont les premiers résultats seront connus en 2016, sera aussi l’occasion de valider le logiciel au niveau national sur ce type de lésion difficile à quantifier. Un point important puisqu’il implique de travailler sur des imageurs
La méthode informatique de Pixyl permet de révéler rapidement le potentiel d’informations d’une multitude d’IRM. A C D B François guénet/inserm➜entreprendre hétérogènes de marque et de champ magnétique différents. Début 2016, le logiciel devrait être utilisé dans RESSTORE, une étude européenne dirigée par Olivier Detante *, neurologue, responsable de l’unité de neurologie vasculaire au CHU de Grenoble et également chercheur au GIN. Elle porte sur l’utilisation d’une thérapie à base de cellules souches afin de réparer les zones cérébrales lésées consécutives à un AVC. Bien sûr, la jeune spin-off a de grandes ambitions et vise une commercialisation internationale. « D’ailleurs, confie Senan Doyle, à la fin de l’année, nous devrions signer avec un client américain qui travaille sur la sclérose en plaque. » Loin de s’endormir sur ses lauriers, l’équipe poursuit le développement de son logiciel. Elle souhaiterait l’utiliser via le cloud (L) afin de réduire encore le temps de traitement par image aujourd’hui de quelques minutes, et d’envisager une utilisation clinique en routine. À l’heure actuelle, un neuroradiologue doit réaliser des dizaines d’examen par jour et livrer ses conclusions immédiatement. Il ne peut donc pas attendre 2 à 3 minutes par image. Dans la ligne de mire de Pixyl donc  : l’amélioration du logiciel jusqu’à ce qu’il puisse effectuer des diagnostics en temps réel. En attendant, il devrait devenir un allié précieux pour la recherche. n Pascal Nguyên Comment fonctionne Pixyl.Neuro ? Le logiciel repose sur l’utilisation d’une loi de la théorie des probabilités  : la loi de Gauss, dont la représentation adopte une courbe en cloche. Les niveaux de gris enregistrés dans l’image A sont transformés en histogramme (B). Sa modélisation, à partir de la loi de Gauss, permet alors de classifier chaque voxel comme appartenant à un tissu cérébral particulier. Ainsi, enC, la matière grise apparaît en rose, et la matière blanche en bleu ciel. De même, les composantes de la zone lésée peuvent être alors identifiées (D). SCIENCE novembre - décembre 2015 N°28 43 Michel Dojat/Inserm



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