Science & Santé n°28 nov/déc 2015
Science & Santé n°28 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : changements climatiques, menaces sur notre santé !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Cancer Suivi ambulatoire après rémission Améliorer le suivi des patients après traitement de leur cancer est devenu un enjeu majeur lié aux progrès thérapeutiques et à l’amélioration de la survie. Fabien Despas * et l’équipe d’hématologie de l’IUCT Oncopole ont étudié la faisabilité et la pertinence d’une méthode de suivi baptisée AMA-AC (Assistance des malades ambulatoires - après cancer) consistant en des entretiens téléphoniques entre les malades et une infirmière et des consultations chez le médecin généraliste. Sur une cohorte de 115 patients en rémission complète d’un lymphome (L), cette nouvelle approche a permis une meilleure identification des complications usuelles LLymphome Cancer du système lymphatique atteignant notamment les lymphocytes LComorbidité Présence de troubles associés à une maladie primaire Fabien Despas  : unité 1027 Inserm– Université Toulouse III-Paul Sabatier, Épidémiologie et analyses en santé publique  : risques, maladies chroniques et handicaps G. Compaci et al. BMC Cancer, 24 octobre 2015 ; 15 (1)  : 781 38 ee:mig HOOtom/slp/phanie Grossesse et migration Alcool et tabac à surveiller Malgré les campagnes de sensibilisation, la consommation d’alcool et de tabac pendant la grossesse reste élevée. En comparant les comportements des femmes françaises et étrangères au sein de la cohorte ELFE, qui inclue 18 312 enfants nés dans 349 maternités françaises en 2011, Maria Melchior * et son équipe ont pu démontrer des différences selon l’origine, (douleurs articulaires, infections…) et autres facteurs de comorbidité (L). Mais surtout, les troubles psychologiques (anxiété, dépression) particulièrement fréquents, notamment chez les femmes, ont également pu être diagnostiqués. AMA-AC, qui a suscité une forte adhésion tant des patients que de leurs médecins généralistes, pourrait ainsi devenir une alternative intéressante au suivi standard caractérisé par une succession de rendez-vous avec l’oncologue à l’hôpital. A. F. N°28 novembre - décembre 2015 ➜Médecine générale l’âge, la culture, le statut marital, le niveau éducatif et socio-économique. Ainsi, si les migrantes consomment moins de tabac et d’alcool, à l’exception d’épisodes de binge drinking (L), l’occurrence simultanée de ces addictions et leurs causes (monoparentalité, difficultés psychologiques) en font des populations à surveiller. A. F. Vaccination Qu’en pense le médecin ? « Dis-moi si ton médecin est vacciné, je te dirai si tu l’es » pourrait bien être la conclusion d’une enquête conduite auprès de plus de 1 500 médecins généralistes par Pierre Verger * à Marseille. Grâce aux sondages menés par téléphone sur des échantillons nationaux et régionaux de praticiens, l’étude permet de vérifier le rôle prescripteur majeur du généraliste. Si près de 98% des médecins sont globalement favorables aux vaccins, leur attitude quant à leur propre vaccination et celle de leurs proches, leur perception des enjeux de cette pratique de santé publique et leur capacité de conviction apparaissent cruciales dans la décision de leurs patients de se faire vacciner. Dans un contexte de crise de confiance des Français à l’égard des vaccins et d’une couverture vaccinale insuffisante, améliorer les outils d’information pour les praticiens et les sensibiliser à leur rôle prescripteur pourraient être des éléments d’optimisation des politiques vaccinales*. A. F. L Binge drinking Mode de consommation massive d’alcool sur une courte période de temps afin d’obtenir une ivresse rapide Maria Melchior  : unité 1136 Inserm– Université Pierre-et-Marie-Curie, Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique M. Melchior et al. Addict Behav, décembre 2015 ; 51  : 65-71 pierre Verger  : unité 912 Inserm/IRD – Aix-Marseille Université, SESSTIM M. Le Maréchal et al. Med Mal Infect, 19 octobre 2015 (en ligne) doi  : 10.1016/j.medmal.2015.09.005 *Voir S&S n°24, Grand angle, « Vaccins. Pourquoi font-ils peur ? », p.22-33 fotolia
guillaume fond an'ennualm‘wimmeen III litei 11 Évolution du nombre de décès par suicide en France entre 1979 et 2010 chez les femmes et les hommes Spondylarthrite Mieux repérer les morbidités associées Caractérisée par un rhumatisme inflammatoire douloureux, la spondylarthrite – maladie protéiforme et méconnue – est associée à de nombreuses comorbidités (L). Pour la première fois, une étude internationale – ASAS-COMOSPA – menée par Anna Molto * et son équipe à Paris, a évalué la prévalence de ces comorbidités et de leurs facteurs de risque ainsi que l’écart entre les recommandations cliniques de prévention et la pratique. Sur 3 984 patients issus de 22 pays, l’étude a confirmé que l’ostéoporose et l’ulcère gastroduodénal sont les comorbidités les plus fréquentes, le plus souvent associés à l’hypertension, au tabagisme et à l’hypercholestérolémie. Une évaluation systématique de ces différents facteurs de risque et un meilleur suivi de ces pathologies associées permettraient d’améliorer la qualité de vie et le pronostic des patients atteints de spondylarthrite. A. F. anna Molto  : unité 1153 Inserm/Inra/Université Paris 7-Denis-Diderot/Université Paris 13-Paris Nord – Université Paris-Descartes, CRESS A. Molto et al. AnnRheum Dis, 21 octobre 2015 (sous presse) doi  : 10.1136/annrheumdis-2015-208174 pasieka/slp/phanie Radio d'une colonne vertébrale atteinte de spondylarthrite ➜médecine générale Suicides De nouvelles données pour une meilleure prévention ? En France entre 1987 et 2010, la diminution globale du taux de suicide, - 32,8%, dans la population générale contraste avec une augmentation, en parallèle, du nombre de suicides pour certaines populations  : + 40% pour les femmes et les hommes âgés de 35 à 54 ans et + 27% pour les hommes de 75 ans et plus. C’est ce que révèlent Guillaume Fond * et son équipe après l’analyse de l’évolution sur les 30 dernières années des données regroupant l’âge, le sexe et la cause de la mort, fournies par l’Organisation mondiale de la santé. En plus des disparités entre les âges et les genres, cette étude établit un lien entre la hausse des revenus et la baisse du nombre de suicide mais aussi avec la réduction du nombre de lits en soins psychiatriques. Ces nouvelles données aideront les autorités à mieux cibler les populations à risque et à créer de nouvelles politiques de prévention contre le suicide. J. F. Troubles du comportement alimentaire Les étudiants concernés ! Les étudiants des universités françaises semblent en bonne santé, pourtant 20% d’entre eux sont concernés par les troubles du comportement alimentaire tels que l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie (L). Entre 2009 et 2012, Marie-Pierre Tavolacci * et son équipe ont donc interrogé 3 457 étudiants de l’université de Rouen, âgés de 18 à 25 ans. Ces derniers ont répondu à un auto-questionnaire, le SCOFF, qui permet d’identifier le risque de troubles du comportement alimentaire. Objectif ? Évaluer leur prédominance et leur association avec certains comportements  : activité sportive, durée de sommeil ou prise de substances toxiques comme le tabac et le cannabis. Les réponses des étudiants montrent que les femmes sont plus majoritairement touchées que les hommes. Le stress, la dépression, l’abus d’alcool et la cyberdépendance sont aussi reliés à l’apparition de ces déséquilibres. Ces résultats prouvent l’utilité du SCOFF pour un dépistage précoce et pour sensibiliser les jeunes gens dès leur entrée à l’université. J. F. Guillaume Fond  : unité 955 Inserm– Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, Institut Mondor de recherche biomédicale G. Fond et al. J Affect Disord, 8 septembre 2015 (en ligne) doi  : 10.1016/j.jad.2015.08.048 Anorexie et boulimie sont souvent liées au stress. LHyperphagie Prise de nourriture en trop grande quantité non compensée par des vomissements provoqués Marie-Pierre Tavolacci  : unité 1073 Inserm– Université de Rouen, Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau et CIC-CRB 1404 Inserm/CHU Rouen M.-P. Tavolacci et al. J Nut Educ Behav, 25 juin 2015 (en ligne) doi  : 10.1016/j.jneb.2015.06.009 novembre - décembre 2015 N°28 e sUeg 39 Lydie Lecarpentier/REA



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