Science & Santé n°28 nov/déc 2015
Science & Santé n°28 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Institut national de la santé et de la recherche médicale

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : changements climatiques, menaces sur notre santé !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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FFSA à la une découvertes Têtes chercheuses regards sur le monde ➜Cliniquement vôtre Grand Angle Médecine générale Entreprendre Opinions Stratégies Bloc-Notes Vitamine D et cancer du sein Un effet protecteur ? claire Cadeau  : unité 1018 Inserm/Université Versailles-Saint-Quentin-en- Yvelines – Université Paris-Sud 11, Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, Générations et santéC. Cadeau et al. The American Journal of Clinical Nutrition, 22 octobre 2015 (en ligne) doi  : 10.3945/ajcn.114.104323 ist.snig Chaque année, 12 000 femmes décèdent de cancer du sein en France. Un chiffre qui reste élevé en regard des campagnes de dépistage par mammographies mises en œuvre par les autorités de santé. Plusieurs études expérimentales suggèrent un effet protecteur de la vitamine D contre le cancer du sein, mais les résultats des enquêtes épidémiologiques sont peu concluants. Pour mieux comprendre cette relation, Claire Cadeau * et ses collègues du CESP ont étudié l’association entre prise de compléments en vitamine D et risque de cancer du sein, en s’intéressant au caractère récent ou passé de la prise et à une interaction possible avec le traitement hormonal de la ménopause. Entre 1995 et 2008, la supplémentation en vitamine D a été évaluée tous les 2-3 ans chez 57 403 femmes ménopausées suivant, ou non, un traitement hormonal pour atténuer les symptômes de leur ménopause. Résultat ? La prise récente, avec du calcium, de compléments de vitamine D, le plus souvent quotidienne, était associée à une diminution du risque de cancer du sein, mais seulement chez les femmes ayant pris un traitement hormonal de la ménopause. Des résultats encourageants mais qui devront être confirmés avant de pouvoir envisager la supplémentation en vitamine D pour compenser l’augmentation de risque de cancer du sein liée à l’utilisation de traitements hormonaux de la ménopause. T. G. Jeux Olympiques Mutations génétiques gagnantes ! Olivier Hermine *, dans l’équipe de Jean-François Toussaint * vient de montrer que 80% des athlètes français, victorieux aux jeux Olympiques en aviron, ski nordique et judo, présentent des mutations dans le gène qui code pour HFE, une protéine régulant l’absorption du fer. Cette anomalie leur permet d’avoir plus de fer et de globules rouges, et un métabolisme musculaire facilité. Bilan  : pour briller aux JO, encore faut-il avoir le bon génome. Mais tous les espoirs restent permis pour près d’un tiers de la population qui présente aussi des mutations de ce gène HFE ! A. F 18 N°28 novembre - décembre 2015 Les champions d'aviron tirent partie de facteurs génétiques facilitant l'absorption du fer. I olivier Hermine  : unité 1163 Inserm– Université Paris-Descartes, IHU Imagine Jean-François Toussaint  : Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport O. Hermine et al. Biochimie, 28 septembre 2015 doi  : 10.1016/j.biochi.2015.09.028 Garo/Phanie Faut-il conseiller la prise de vitamine D aux femmes ménopausées ? Les vertus de la vitamine D La vitamine D favorise l’absorption du calcium et sa fixation sur les os, d’où son intérêt pour la croissance des os et la prévention de l’ostéoporose. Elle est apportée à 80% par l’exposition solaire. L’été, 30 minutes suffisent à couvrir les besoins, mais en hiver, ces derniers ne sont en général pas satisfaits. Des compléments en vitamine D peuvent alors être prescrits. Troubles musculosquelettiques Les ordinateurs non coupables Y a-t-il, oui ou non, un lien entre l'utilisation de plus en plus fréquente des ordinateurs et l'augmentation des troubles musculosquelettiques, au premier titre desquels, le syndrome du canal carpien, dû à une compression du tendon médian au niveau du poignet ? Alors que de précédentes études, transversales – sortes d'instantanés d'une situation à un moment donné de la population générale – n'avaient montré aucune association, Zakia Mediouni * et ses collègues ont procédé à une étude longitudinale. À partir des deux cohortes, Cosali, en France, et PrediCTS, aux États-Unis, ils ont ainsi pu suivre 1 551 et 771 travailleurs dans différentes industries, pendant 3 à 5 ans. Conclusion  : toujours pas de lien entre usage des ordinateurs et syndrome du canal carpien. Ce dernier serait même, d'ailleurs, plus fréquent chez les personnes affectées à des postes sans ordinateur. C'est envers elles que la prévention devrait donc porter. J.C. Zakia Mediouni  : unité service 11 Inserm- Université Versailles Saint-Quentinen-Yvelines, Cohortes épidémiologiques en population Z. Mediouni et al. BMJ Open, 9 septembre 2015 ; 5 (9)  : e008156
NIH VIH et cancer Moins de mortalité La survenue de certains cancers, comme celui du col de l’utérus ou le sarcome de Kaposi, est courante chez les patients séropositifs au VIH, notamment au stade sida où les défenses immunitaires sont faibles et la quantité de virus dans le sang élevée. Pourtant, depuis l’arrivée de la trithérapie, la mortalité due à ces cancers a largement diminué. LFHDH-ANRS CO4 Base de données hospitalière française sur l’infection à VIH ouverte, multicentrique, ayant inclus des patients à partir de 1989. Cette décroissance est-elle uniquement due à une diminution de leur incidence grâce à l’efficacité des nouveaux traitements antirétroviraux ? C’est précisément ce point qu’ont étudié Mira Hleyhel * et son équipe. Pendant 15 ans et grâce, notamment, aux données de la base hospitalière française sur l’infection à VIH (FHDH-ANRS CO4) (L), près de 120 000 patients âgés de 15 à 84 ans ont été suivis et les résultats sont nets  : d’une part, l’incidence des cancers diminue et, d’autre part, la survie chez les individus infectés par le VIH atteints tend également à se rapprocher progressivement de celle de la population générale, notamment depuis 2001 et la généralisation des traitements antirétroviraux. T. G. Tabagisme et chirurgie Pas de contre-indication ? Pour comprendre s’il est justifié de demander aux patients de ne pas fumer avant une opération chirurgicale, Lionel Bouvet * a cherché à évaluer l'effet du tabagisme aigu (deux cigarettes en moins de 30 minutes) sur le contenu gastrique. En effet, fumer avant une opération augmenterait le risque de pneumopathie d’inhalation (L) chez les patients anesthésiés. Pour ce faire, 18 volontaires ont donc participé à deux sessions d’études au cours desquelles les effets de la cigarette sur leur estomac dans les deux heures suivant la consommation du tabac étaient évalués par échographie et comparés avec un groupe de nonfumeurs. Conclusion ? Le tabagisme aigu n’affecte pas la variation du volume gastrique et suggère que fumer ➜Cliniquement vôtre Lymphocyte T (en bleu) attaqué par le VIH (en jaune). Mira Hleyhel  : unité 1136 Inserm– Université Pierre-et-Marie Curie, Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique Mira Hleyhel et al. International Journal of Cancer, 15 novembre 2015 ; 137 (10)  : 2443-53 Lionel Bouvet avant une opération chirurgicale n’aurait pas d’influence sur le risque de survenue d’une pneumopathie d’inhalation. T. G. SPL/PHANIE Chirurgie colorectale Le tissu adipeux, cause d’infections post-opératoires ? La chirurgie colorectale induit souvent des infections postopératoires. La présence dans le tissu graisseux des patients opérés Tissu adipeux observé par microscopie électronique à balayage d’un taux élevé d’adiponectine et de leptine, deux hormones produites par les cellules adipeuses, pourrait être liée à la survenue de ces infections. Pour le confirmer, Pablo Ortega-Deballon * et son équipe ont étudié le cas de 140 patients entre mars 2014 et mars 2015. Ils ont conclu que les patients avec des niveaux plus élevés de leptine avant la chirurgie colorectale, notamment ceux atteints d’un cancer, ont un risque accru d’infection post-opératoire. En revanche, le taux d'adiponectine ne semble pas corrélé au risque d'infection. Cette hormone, contrairement à la leptine, aurait même des propriétés anti-inflammatoires. T. G. pablo Ortega-Deballon  : unité 866 Inserm/EPHE – Université de Bourgogne, Lipides, nutrition, cancer P.Ortega-Deballon et al. Surgical Infections, octobre 2015 ; 16 (5)  : 566-71 lionel Bouvet  : unité 1032 Inserm/CLCC – Université Claude-Bernard-Lyon 1, Applications des ultrasons à la thérapie S. Lazaar et al. British journal of anaesthesia, octobre 2015 ; 115 (4)  : 590-4 Mesure de l'aire de la partie terminale de l'estomac pour évaluer son contenu L Pneumopathie d’inhalation Inhalation du contenu de l’estomac ou de l’oropharynx, dans le larynx ou les poumons, pouvant survenir chez des patients sous anesthésie générale. novembre - décembre 2015 N°28 e sUeg 19



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