Safran n°7 jan à mai 2010
Safran n°7 jan à mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de jan à mai 2010

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Citizen Press

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : pour un ciel plus vert... l'éco-responsabilité est au centre de la stratégie du groupe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier dont Safran, Airbus, Thales et Rolls-Royce ont créé ce projet et le dirigent avec la Commission européenne. » Plus de 70 entreprises dont une vingtaine de PME, une quinzaine d’organismes de recherche et 17 universités ont également été identifiés comme « partenaires associés ». Des acteurs supplémentaires seront appelés à rejoindre cette JTI (Initiatives Technologiques Conjointes) d’ici 2014. Traitement en fin de vie « Clean Sky contribuera à satisfaire les objectifs fixés par l’ACARE (Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe) pour les nouveaux avions en 2020 par rapport au niveau de 2000, notamment la réduction de 50% des émissions de CO 2, de 80% des émissions de NOx et de 50% du bruit perçu. » Il faut ajouter à ces objectifs le développement de l’écoconception et la progression constante d’une fabrication, d’une maintenance et d’un traitement en fin de vie plus verts. Six grands thèmes de recherche ou ITD (Integrated Technology Demonstrator) ont été définis : trois concernent l’aéronef lui-même (gros- et moyen-porteurs, avions régionaux, hélicoptères) et trois concernent des thématiques transverses (moteurs, systèmes et opérations, écoconception). « Safran est l’un des participants majeurs du projet. Nous sommes présents dans toutes les ITD et nous codirigeons l’ITD sur les moteurs, poursuit Marc Ventre. Clean Sky bénéficie d’un budget européen de 800 millions d’euros, auquel s’ajoute une contribution équivalente fournie par les industriels et entités partenaires du projet. » Dans la droite ligne du Grenelle de l’environnement L’implication de Safran s’affirme également à l’échelon national. Équivalent Janvier 2010 safran magazine « Notre activité consiste à valoriser les avions qui ne peuvent plus voler en procédant à leur déconstruction », explique Philippe Fournadet, président de Tarmac Aerosave. Le groupe Safran est un des partenaires de l’entreprise aux côtés d’Airbus, siTA (groupe Suez- Gaz de France), Equip’aero Industrie et Aéroconseil. Installé sur l’aéroport de Tarbes, le site de l’entreprise est sans équivalent : une piste de 3 000 mètres de long, un hangar de 40 mètres de hauteur et de 9 000 m² au sol, de quoi accueillir tous types d’avions… y compris l’Airbus A380. Si Philippe Fournadet parle de déconstruction et non de démantèlement, c’est que les mots ont leur importance. L’intervention de Tarmac Aerosave consiste en effet en Tarmac Tarmac Aerosave, la déconstruction propre un démontage sélectif qui commence par la dépollution de l’avion et l’élimination des fluides - fuel, liquides hydrauliques, huile, eau. La dépose des équipements n’intervient que par la suite. « Sur un avion, on dénombre environ un millier d’équipements susceptibles d’être recommercialisés, à la suite d’une validation par un des ateliers réparateurs agréés, poursuit-il. Une fois ce prélèvement effectué, on peut commencer la découpe de l’appareil avec un câble diamanté, lubrifié à l’eau. Ni bruit, ni poussières, ni point chaud : c’est une déconstruction propre ! Au total, 85% de la masse d’un avion est valorisable dans un bilan économique acceptable et dans le respect le plus strict de la réglementation environnementale. »
Le compresseur basse pression conçu et réalisé par Techspace Aero en Belgique dans le cadre du programme vitaL permet de réduire de 15% la masse du module, sans dégrader les performances du moteur.français de l’ACARE dont il reprend les objectifs, le Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC) a été créé en 2008 par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, dans la droite ligne du Grenelle de l’environnement. Son rôle : définir puis mettre en œuvre les actions de recherche et d’innovation technologiques au niveau français. Jean-Paul Herteman, président du directoire de Safran, est membre du CORAC. Associés à des partenaires Safran est aussi fortement impliqué avec des acteurs externes dans d’autres programmes de recherche. Dans le cadre du projet européen VITAL, visant à réduire la consommation, les émissions de CO 2 et le bruit des Techspace Aero Ce banc d’essai a été installé chez Messier-Bugatti en juin dernier dans le cadre du projet dress. Il vise à tester un actionneur électrique pour train d’atterrissage destiné aux « avions plus électriques » qui verront le jour à l’horizon 2020. Ce système permettra notamment la circulation dans les aéroports même en cas de visibilité nulle ; en fluidifiant ainsi le trafic au sol, il contribuera aux économies de carburant. 16-17 moteurs d’avions, Techspace Aero (groupe Safran) a défini un compresseur basse pression plus compact et plus léger en optimisant l’aérodynamique. La campagne d’essais réalisée en 2008 au CIAM (Central Institute of Aviation Motors, Moscou) a permis de valider ces concepts qui seront intégrés dans la prochaine génération de moteurs. Stéphane Dellac, responsable technique Systèmes chez Messier-Bugatti (groupe Safran), est coordinateur du projet DRESS (Distributed and Redondant Electrical nose gear Steering System). « DRESS a été retenu par la Commission européenne dans le cadre du sixième programme cadre de recherche et développement et concerne le système électrique d’orientation de l’avion au sol, explique-t-il. Treize partenaires européens y participent : Messier-Bugatti, Messier-Dowty, Airbus, SAAB ainsi que cinquniversités européennes et plusieurs PME. Ce projet s’inscrit dans le cadre des recherches sur l’avion « plus électrique ». En augmentant la fiabilité du système, il permettra à celui-ci d’être compatible avec les exigences de futurs systèmes de guidage automatique. » D’autres projets de recherche participent à cette évolution de la gestion des avions au sol. Les appareils pourront se déplacer en toute sécurité, y compris par temps de brouillard. Objectif : fluidifier le trafic dans les aéroports et optimiser la consommation de carburant, tout en évitant les incursions inopinées sur piste. « Dans tous les domaines où notre expertise peut favoriser le développement d’un transport aérien plus vert, Safran s’implique fortement », conclut Marc Ventre. Messier-Bugatti safran magazine Janvier 2010



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