Safran n°5 fév à mai 2009
Safran n°5 fév à mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de fév à mai 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Citizen Press

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : la recherche au coeur de Safran... pour construire les technologies de demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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l’interview port aérien a pris le relais du train ou du bus interurbain. L’année dernière, la moitié des déplacements en avion à l’intérieur du pays se sont faits à titre privé, un quart de ces passagers ayant voyagé plus de dix fois dans l’année, soit une augmentation de 4,4% par rapport à 2006. En 2007, les compagnies aériennes chinoises ont transporté 190 millions de passagers (+ 16%) et 4 millions de tonnes de marchandises (+ 15%) ; 1 134 avions commerciaux étaient en service, soit 136 de plus qu’en 2006. La Chine compte aujourd’hui 152 aéroports, soit cinq de plus qu’en 2006. Bref, le secteur du transport aérien chinois est en plein essor. Selon une estimation de Boeing, la Chine aura besoin de 3 710 nouveaux avions dans les vingt ans à venir. Cela représente un marché de 390 milliards de dollars, soit 41% de la demande dans la zone Asie-Pacifique. 10% de ces nouveaux avions seront des cargos, ce qui va quadrupler notre flotte. Parmi les nouveaux avions de passagers, 70% seront monocouloir et desserviront des lignes intérieures. Mais si la Chine continue à importer des avions, elle commence également à en fabriquer (cf. photo page 43). Basée à Shanghai, la Société des avions commerciaux de Chine joue un rôle primordial dans le domaine aéronautique. Je suis convaincu que Safran va largement contribuer à ce développement, surtout grâce à sa présence locale. Février 2009 safran magazine I DES IMPLANTATIONS ET DES PRODUITS SIGNÉS SAFRAN Le Groupe Safran est largement présent en Chine, que ce soit par les produits vendus sur place, les implantations industrielles ou l’implication dans des programmes de formation. La Chine est le premier marché civil pour Safran et ses sociétés. À titre d’exemple, le nombre de moteurs CFM56 de Snecma (en coopération avec General Electric) équipant les avions chinois s’élève à 1 600 et un hélicoptère chinois sur deux utilise des turbines Turbomeca. Les trains d’atterrissage de Messier-Dowty et les roues et freins de Messier-Bugatti équipent le tiers de la flotte chinoise d’avions commerciaux de plus de 100 places. Dans le secteur sécurité-défense, Safran est aussi positionné sur plusieurs marchés, des systèmes d’identification aux terminaux de loterie en passant par les terminaux biométriques. Quatre nouveaux sites en 2008 La première implantation du Groupe dans ce pays date des années 1970, lorsque Turbomeca a vendu des moteurs Turmo III pour les hélicoptères Super Frelon que la Chine avait achetés. Depuis, Jean-Lionel Dias/Le Carton/Picturetank plusieurs autres sites y ont été construits. Safran, résolu à rester un partenaire de référence de l’industrie chinoise, y a par exemple construit quatre nouvelles usines en 2008. Un site destiné à la production d’arbres de turbines basse pression pour les moteurs CFM56-5B et -7B a été ouvert par Snecma à Suzhou. Juste à côté, le Groupe a bâti un site consacré à la fabrication de pièces de train d’atterrissage. Deux autres sites ont été inaugurés par Safran en Chine en 2008, en partenariat avec des industriels chinois : l’un dédié à la fabrication d’éléments de fonderie pour les moteurs CFM56, l’autre dédié au montage et au test d’ensembles hydromécaniques de moteurs d’hélicoptères. Safran emploie en Chine plus de 600 personnes, à travers deux bureaux de représentation, trois joint ventures et trois filiales. Il mène une politique active de formation, avec par exemple le centre de formation CFM International créé il y a dix ans à Guanghan. À l’heure où COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China) lance le développement d’un nouvel avion de 150 places, le Groupe Safran, en tant que motoriste et équipementier de premier rang, confirme sa volonté d’accompagner l’industrie chinoise dans les défis de demain. Dans ses relations avec la Chine, Safran a toujours privilégié la coopération et l’aide à la formation : que pensez-vous de ce positionnement, y compris pour le futur ? Dans l’aéronautique comme dans d’autres domaines, un grand pays tel que la Chine doit posséder sa propre industrie. À ce titre, nous apprécions hautement la politique de coopération internationale de long terme mise en œuvre par Safran. L’aéronautique est devenue un secteur de plus en plus globalisé qui demande à chaque partenaire d’apporter sa part de contribution. Dans cet esprit, la formation est aussi un moyen d’investir dans le futur. Les jeu-
nes qui ont reçu une formation à l’étranger vont tisser des liens privilégiés, voire indéfectibles, avec le pays dans lequel ils ont été formés. Non seulement ils vont continuer d’œuvrer à l’amitié et à la coopération entre les deux pays, mais aussi – et surtout – ils vont mettre leur talent et leur motivation au service de la création et de l’innovation. C’est une combinaison qui garantit une relation gagnant-gagnant. Safran est particulièrement exemplaire en Chine et mérite d’être soutenu et encouragé. Quels sont aujourd’hui les attentes et les objectifs de la Chine en matière environnementale, et comment cela se traduit-il pour la filière aéronautique ? La Chine relève de grands défis environnementaux. Le changement climatique menace déjà gravement notre système écologique et notre développement économique et social. Dans le monde d’aujourd’hui, personne n’est davantage sensibilisé aux enjeux environnementaux que les Chinois. Les responsables politiques W et la population ont pris conscience de la nécessité de protéger davantage l’environnement afin de léguer un héritage propre aux générations futures. Indépendamment des résultats des négociations internationales et des engagements des pays industrialisés, la Chine a mis en œuvre ses propres mesures de protection de l’environnement et de réduction des émissions de CO 2. De 1996 à 2005, l’efficacité énergétique par unité de PIB a augmenté de 47%. Notre objectif est de faire en sorte que la consommation énergétique par unité de PIB diminue de 20% entre 2005 et 2010. En 2007 et 2008, le gouvernement central a financé 681 projets d’économie d’énergie, ceux-ci représentant l’équivalent de 25 millions de tonnes de charbon. Les gouvernements locaux, quant à eux, ont financé des projets qui permettront d’économiser 60 millions de tonnes de charbon. Aujourd’hui, les énergies renouvelables représentent 8,3% de l’énergie utilisée en Chine et, d’ici à 2010, cette proportion montera à 10% pour atteindre 15% d’ici à 2020. 42-43 Premier avion régional commercial chinois (70 à 90 places), l'ACAC ARJ-21 a volé la première fois le 28 novembre dernier. Si, dans le passé, l’accent a été mis avant tout sur l’augmentation du PIB, nous insistons aujourd’hui sur le développement durable, qui préserve davantage l’environnement et met l’être humain au cœur des enjeux. Grande consommatrice d’énergie, l’aéronautique émet beaucoup de CO 2. Comme dans l’industrie automobile, il faut donc créer des moteurs qui consomment et émettent moins. Il y a déjà beaucoup d’avancées technologiques dans ce sens, chez Safran en particulier. Certes, la Chine a du retard. Mais c’est sur la base de ce retard qu’elle peut directement adopter les normes environnementales les plus modernes du monde. Ainsi, dans les grandes métropoles chinoises, comme ici en Europe, les automobiles sont soumises à la norme Euro 4 : la même politique devrait s’appliquer aux avions, ce qui représente à la fois un challenge et une opportunité pour les motoristes. Si l’on parvient à relever ce défi, les perspectives de développement seront énormes. safran magazine Février 2009 AFP



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