Safran n°13 déc 12 à mai 2013
Safran n°13 déc 12 à mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de déc 12 à mai 2013

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Citizen Press

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : l'essor brésilien... Safran accompagne la croissance du géant sud-américain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Sukhoi marchés L’interview IIHI 38 Décembre 2012 safran Magazine Et le volume total devrait monter à 300 avions en 2020 pour que nos programmes soient rentables. Actuellement, la demande d’appareils militaires est définie par le programme national des armements. Les ventes liées à la modernisation de l’armée russe représentent 60% du volume total de notre production, le reste est destiné à l’exportation. Dans le secteur de l’aviation civile, nous comptons sur le nouvel appareil que nous venons de lancer, le Superjet 100, pour augmenter notre production. Nous espérons aussi que l’avion MS-21, remplaçant du Tupolev Tu-204, saura séduire de futurs clients. Quelle est la stratégie d’UAC sur le secteur des avions civils ? M. P. : Nous voulons créer une gamme complète d’avions de 75 à 200 passagers. La première brique de ce projet repose sur le Super- Le Sukhoi Superjet 100 est l’un des plus importants programmes de coopération entre la Russie et l’industrie aéronautique européenne. Une dizaine de sociétés du groupe Safran (Snecma, Aircelle, Messier-Bugatti- Dowty…) interviennent ainsi sur la motorisation et les équipements de l’appareil. De son côté, l’italien Alenia Aermacchi a pris une participation au capital de Sukhoi Civil Aircraft. D’autres industriels européens, comme Thales ou Liebherr, sont également impliqués dans le programme. Le Superjet 100 escorté par deux chasseurs Sukhoi Su-35. jet 100. En parallèle, nous allons continuer à produire des avions Antonov An-148 de 75 places. Il est probable que la capacité du Superjet 100 augmentera dans les prochaines années. Nous travaillons aussi sur la famille des monocouloirs MS-21 qui occupera le créneau des avions de 150 à 200 passagers. Nous nous concentrons pour l’instant sur ces deux programmes. Lorsque nous les aurons stabilisés, d’ici 5 à 6 ans, nous aurons la réponse sur le projet d’un nouvel appareil. Toutes les perspectives seront ouvertes pour nous dans le domaine de l’aviation civile. Le programme Superjet 100 était une première expérience de coopération avec des partenaires étrangers. Cette tendance va-t-elle se poursuivre ? M. P. : Nous avons une grande expérience de création de sociétés communes avec l’Inde dans le domaine de l’aviation militaire et du fret. Nous avons de sérieuses perspectives de collaboration dans le secteur de l’aviation civile avec ce pays. Par ailleurs, nous sommes en train d’étudier des possibilités de partenariat avec la Chine, mais tout va dépendre des résultats de leurs propres programmes d’avions civils ARJ-21 et C919. En partenariat avec l’Ukraine, nous travaillons aussi au passage de la production de
Louise Cathelineau/Safran petite série des avions An-148 et An-70 à des volumes plus importants, ainsi qu’à la reprise de la production de l’avion An-124. Je pense que des co opérations sont également possibles avec des partenaires italiens, avec qui nous travaillons déjà dans le cadre du programme Superjet 100. Enfin, nous sommes ouverts aux propositions de partenariat avec l’industrie aérienne indonésienne, qui a besoin de nouveaux projets. Comment se déroule la réalisation du programme Superjet 100 ? M. P. : Nous produisons actuellement trois avions par mois, destinés à Aeroflot, Yakoutia, Lao Central, Sky Aviation et SuperJet International, la coentreprise entre Alenia Aermacchi et Sukhoi. En 2013, nous démarrerons les livraisons à la compagnie aérienne mexicaine Interjet. Pour atteindre cette cadence de production, alors que nous ne sortions qu’un appareil par mois à l’origine, nous avons dû améliorer nos méthodes de travail avec nos fournisseurs. w Gioia Venturini Quels sont, selon vous, les défis à relever par l’industrie aéronautique russe ? La Russie possède une longue et prestigieuse histoire aéronautique, incarnée par des noms aussi célèbres que Mig ou Soyouz, fusée qui a déjà été lancée près de 1 800 fois avec succès. Toutefois, au cours des dernières décennies, cette Directrice de la zone Europe, Russie, Afrique à la direction générale internationale, Safran « Participer au renouveau aéronautique russe » industrie a souffert d’un certain retard d’investissement qui se traduit aujourd’hui par un vieillissement de l’outil et des méthodes de production. Conscient de cette situation, le pays cherche désormais à rattraper ce retard. Comment Safran peut-il accompagner Thinkstock Nous disposons désormais de partenaires stables, capables d’assurer la production de grandes quantités de pièces. Le carnet de commandes du Superjet 100 compte aujourd’hui 180 avions. Nous envisageons d’augmenter notre cadence de production à cinq avions produits par mois d’ici à deux ans. ce renouveau ? En nouant des partenariats de long terme avec des industriels russes, dans le but de développer des technologies communes ou de prospecter des marchés sur lesquels nous sommes plus forts à deux. Dans ces associations, Safran peut apporter aux entreprises russes son savoir-faire technologique et industriel ainsi que sa longue expérience dans la production au meilleur coût. C’est dans cet esprit que Snecma (Safran) a établi dès 1996 un partenariat structurant avec le motoriste NPO Saturn pour la fabrication de pièces CFM56, puis en 2001 pour le développement et la fabrication du SaM146, le moteur du Superjet 100 de Sukhoi. D’autres sociétés du Groupe sont-elles présentes en Russie ? L’hélicoptériste Kamov propose à ses clients des moteurs Turbomeca sur deux de ses programmes : le KA-226T et le KA-62. Ces appareils visent à la fois le marché russe et l’export. Dans le domaine de l’avionique, Sagem a créé une coentreprise avec Rosoboronexport pour produire et entretenir des centrales inertielles. Enfin Morpho, le leader mondial des technologies dédiées à la sécurité, qui a implanté une usine à Zelenograd, près de Moscou, présente un fort potentiel de croissance dans le pays. Comment devraient évoluer ces relations ? Tous ces partenariats se déroulent dans un très bon climat. Il existe un vrai respect mutuel : nous sommes résolument optimistes pour la suite. Quand les Russes accordent leur confiance, c’est pour longtemps. safran Magazine Décembre 2012 39



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