Safran n°1 jun à oct 2007
Safran n°1 jun à oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jun à oct 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Citizen Press

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : Chine... aéronautique, télécoms et sécurité s'y développent à grande vitesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
dossier Un joint-venture a été créé à Chengdu en 1999 entre Snecma Services et China Southwest Airlines, ultérieurement repris par Air China sous le nom de SSAMC (Sichuan Snecma Aero-engine Maintenance Company). « Notre stratégie, qui apporte un avantage apprécié par rapport aux concurrents, est d’être au plus près des clients, pour les aider à gérer au mieux leurs flottes et à réduire leurs coûts, d’où notre décision d’implantation à Chengdu », explique Jean Massot, directeur Stratégie et développement chez Snecma Services. Cette stratégie commerciale s’appuie aussi sur un centre de formation créé en 1996 par CFM International, en partenariat avec l’université locale Cafuc, à Guanghan, à 40 kilomètres de Chengdu (voir encadré page 21). Partenariat avec Air China Depuis 2006, une nouvelle initiative de CFM International conduit à faire des offres communes de maintenance en Chine, dès lors qu’il s’agit de contrats d’une durée de plus de trois ans. Un premier succès majeur a été enregistré début 2007, avec la conclusion d’un partenariat entre Air China et CFM International. L’accord couvre à la fois l’acquisition de nouveaux moteurs et l’entretien de la flotte, avec des pièces et solutions de réparation OEM*, pendant quinze ans. « La Chine est un marché attractif mais difficile, d’autant plus que les perspectives de croissance attirent beaucoup de concurrents, commente Jean Massot. S’agissant de services, il y a près de trente ateliers de par le monde qui peuvent être consultés et faire des offres, poursuit le directeur Stratégie et développement. Naturellement, les petits fournisseurs de maintenance proposent des contrats au coup par coup et les plus gros des contrats à long terme. Dans ce contexte, notre force est notre connaissance approfondie du produit en tant qu’OEM et l’accès aux données opérationnelles de l’ensemble de la flotte. » Ces succès et ces prestations devraient accroître encore à l’avenir la place de CFM International et du Groupe Safran en Chine, sur un marché en plein envol. a. angrand * OEM : Original Engine Manufacturer. Juin 2007 safran magazine aviation d'affaires Silvercrest, le dernier-né de Snecma Le Silvercrest est un nouveau moteur civil destiné à l’aviation d’affaires. Ce domaine d’activité aéronautique est encore peu développé en Chine où l’espace aérien demeure relativement fermé. « Certaines responsabilités sont passées de l’armée à l’aviation civile. Pour le reste, l’exploitation de l’espace aérien demeure extrêmement contrôlée, à la fois en altitude et de point à point. Les lignes régulières sont déjà très encombrées et il semble y avoir des réticences à ouvrir de nouvelles lignes, pour des raisons structurelles et historiques », commente Olivier Laroche, responsable des opérations Chine à la division Moteurs civils de Snecma. « On a un peu tendance à oublier qu’il y a vingt ans, par exemple, presque tout le territoire était fermé, interdit d’accès aux étrangers. Petit à petit, le pays s’est ouvert ; il se passe un peu la même chose pour les Chinois alors que certains domaines de responsabilité publique passent au secteur privé. » C’est pourquoi, aujourd’hui, les hélicoptères civils et les avions d’affaires peuvent difficilement voler. Ils ont en effet besoin d’une grande autonomie pour accéder à des altitudes ou des routes qui leur conviennent. Le développement de leur marché se fera donc parallèlement à l’ouverture du ciel. « Il y a néanmoins une volonté politique qui commence à poindre, et cela viendra au fur et à mesure que le besoin s’exprimera », Snecma Un nouveau moteur qui pourra accompagner le développement de l'aviation privée en Chine. ajoute Olivier Laroche. L’aviation privée ne sera pas forcément l’apanage de quelques riches hommes d’affaires. « Ce n’est pas encore dans les mœurs chinoises. Cependant, une société pétrolière sino-angolaise comme Sonagol, basée à Hong Kong, a acheté plusieurs Corporate Jet à Airbus car elle avait besoin d’une capacité importante pour effectuer des déplacements en Afrique dans le cadre de ses collaborations. » Des besoins spécifiques apparaîtront ; le Silvercrest pourra répondre à certains d'entre eux, mais il faudra voir la façon dont le marché se positionnera. En outre, certains services publics pourront s’y intéresser et constituer ainsi un accélérateur.
DR Hélicoptères. Un sur deux en Chine est motorisé par Turbomeca. La société va d’ailleurs créer une joint venture avec une filiale d’AVIC II afin de fabriquer des ensembles hydromécaniques pour moteurs. hélicoptères : un marché prometteur Avec 250 moteurs en service dans les secteurs civil et militaire, Turbomeca est le premier motoriste d’hélicoptères en Chine. Un sur deux est équipé de moteurs Turbomeca ou de produits fabriqués sous licence Turbomeca. Fin juin 2007, la société Beijing Turbomeca Changkong Aero-engine Control Equipment Co. est enregistrée auprès des autorités de tutelle. Elle a été créée avec Beijing Changkong Machinery, leader de la régulation pour moteurs aéronautiques en Chine et filiale à 100% d’un des piliers de l’industrie aéronautique chinoise, AVIC II. Ce joint-venture va effectuer le montage et les essais des ensembles hydromécaniques des turbomoteurs des deux sociétés. Ce premier joint-venture de Turbomeca en Chine « se veut certes modeste, avec un effectif de vingt personnes. Mais elle est très importante au niveau de notre stratégie globale et c’est un signal de Turbomeca envers AVIC II et le marché chinois », commente Franck Jeanvoine, chef de projet Turbomeca pour la Chine. Il a pour vocation d’être une « vitrine de notre société, se situant au niveau des meilleurs standards de production, de flux et de qualité avec comme cible imposée l’agrément de production EASA Part 21G ». Un marché militaire prééminent La présence de Turbomeca en Chine date des 22-23 années 1970, quand l’armée chinoise a commandé des hélicoptères Super Frelon à Aérospatiale*. Turbomeca fournissait les turbomoteurs Turmo III. « Les commandes émanent de militaires. L’aviation légère de l’armée de terre chinoise, dont le commandant en chef a été en partie formé en France, s’est notamment équipée d’hélicoptères Z-9 », commente Franck Jeanvoine. Le Z-9, construit par l’hélicoptériste chinois Harbin Aviation Industry (autre filiale d’Avic II), est une version de l’AS 365 N Dauphin II produite sous licence d’Aérospatiale. « Parallèlement, Turbomeca a négocié le contrat d’une licence du turbomoteur Arriel 1 avec le motoriste chinois South Aero-engine Corporation. Les Chinois ont pu alors fabriquer hélicoptère et moteur. Puis la licence est arrivée à échéance. » Avic II a ensuite décidé de hisser le Z-9 au standard modernisé H425 : H pour Harbin Aviation Industry et 425 pour 4,25 tonnes, la masse maximale de l’appareil au décollage. Une négociation s’en est suivie pour le doter d’une motorisation plus performante. « Turbomeca a signé une licence de production permettant le transfert partiel en Chine de la fabrication du moteur Arriel 2C sur le H425, précise Franck Jeanvoine. Parallèlement, Turbomeca intensifie le marketing de sa gamme de turbomoteurs et explore des voies de coopération pour capter le développement des ventes sur d’autres segments : la police, les opérations de recherche et de sauvetage, l’off-shore, etc. » En revanche, le marché civil est freiné par l’absence totale de libéralisation de l’espace aérien, sous contrôle militaire. Or, la libéralisation est stratégique pour les hélicoptéristes et ouvrirait de grandes perspectives de développement. « D’ici à deux ou trois ans, la croissance du marché civil se fera certainement sur la zone de Shanghai, comme le montrent les achats en cours par la police de Shanghai ou les divers prospects avec lesquels nous sommes en contact », confie Michel Brouquet, directeur général de Turbomeca Asia Pacific. Pour le reste, les infrastructures ne sont pas encore prêtes et les pilotes manquent. Les prévisions de ventes pour le secteur civil et le parapublic sont de 300 machines pour les dix prochaines années. Un marché qui ne demande qu’à croître à la faveur de l’ouverture de l’espace aérien. a. angrand * La division hélicoptères du français Aérospatiale Matra a fusionné en 1992 avec la division hélicoptères de l'allemand Daimler-Chrysler Aerospace, pour constituer Eurocopter. safran magazine Juin 2007



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :