Safran n°1 jun à oct 2007
Safran n°1 jun à oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jun à oct 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Citizen Press

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : Chine... aéronautique, télécoms et sécurité s'y développent à grande vitesse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dossier Juin 2007 safran magazine I aéronautique civile. Avec une croissance annuelle du trafic passager supérieure à 10% et l’émergence de nouvelles compagnies aériennes, la République populaire de Chine représente un marché aéronautique civil au développement très prometteur. Le CFM56 y occupe une position de leader en motorisant la majorité des avions chinois de 100 à 200 places. Pole position pour le CFM56 Airbus A320 de Juneyao Airlines, propulsé par deux CFM56 et équipé par 10 sociétés du Groupe Safran. L’aéronautique civile est en pleine expansion en Chine. Soutenu par le gouvernement central, le transport aérien se situe à la pointe du développement. Les commandes sont nombreuses et de nouvelles compagnies émergent. « Nous sommes sur un marché où les commandes sont très régulières et les perspectives de croissance importantes. Audelà des compagnies nationales, il y a une dizaine de compagnies régionales ou municipales dont les flottes avoisinent 50 avions, et d’autres plus récentes, avec des programmes d’acquisition de l’ordre de dix appareils. Les compagnies chinoises ont transporté en 2006 plus de 160 millions de passagers, ce qui représente 8% du trafic mondial », explique Olivier Laroche, responsable des opérations Chine à la division Moteurs civils de Snecma (Groupe Safran), laissant ainsi entrevoir les perspectives de ce marché. CFM International motorise plus de la moitié des avions chinois Début 2007, 1 288 CFM56 étaient en service au sein des compagnies chinoises équipées de Boeing 737 et d'Airbus A320 et A340, sur un ensemble de 2 086 moteurs en service dans la catégorie des avions de plus de 100 places. « Le CFM56 représente plus de 60% de la totalité des moteurs sous aile actuellement en Chine », commente Olivier Laroche. IAE (International Aero Engines), principal concurrent de CFM International, couvre pour sa part environ 12% du marché des turboréacteurs civils. « Deux facteurs contribuent à expliquer ces chiffres. D’abord, le fait qu’il y a une grande majorité d’avions de 100 à 200 places dans les flottes des compagnies, y compris au sein des trois grandes compagnies aériennes chinoises (voir encadré 1). De plus, il faut noter la présence d’un grand nombre de Boeing 737, que le CFM56 motorise en exclusivité. » L’A320, vendu historiquement après le 737 en Chine, peut, quant à lui, être motorisé par le CFM56 ou par le V2500 d’IAE. Néanmoins, le CFM56 garde la préférence des compagnies aériennes chinoises, qui l’ont choisi à plus de 60% … « C’est comparable à la moyenne mondiale. Nous sommes globalement en meilleure position avec le CFM56 sur la famille Airbus A320 qu’IAE », souligne Olivier Laroche. Ce succès s’explique aussi par les spécificités chinoises. « Les décisions sont souvent centralisées et prises au niveau national ; la confiance acquise auprès d’une compagnie aérienne influence le choix des autres ; les aspects commerciaux et, parfois, la politique font le reste. La clientèle chinoise a surtout une grande confiance envers le produit, sa fiabilité, le sérieux de Snecma et General Electric, partenaires qui composent CFM International. » Cofondateurs de CFM International, General Electric (GE) et Snecma se répartissent les rôles dans le monde en termes de vente et d’après-vente du CFM56. La Chine est une « zone GE » ; repères les flottes des trois grands groupes de compagnies chinoises › air china, basée à Pékin, compagnie porte-drapeau, exploite 200 avions. › China Southern Airlines, basée à Canton, exploite 277 avions. › China Eastern Airlines, basée à Shanghai, exploite 195 avions.
Studio Pons les Chinois connaissent donc mieux GE que Snecma. « Snecma se construit une crédibilité propre autour de son atelier de réparation moteurs, à Chengdu, et de ses nouveaux produits, entre autres le moteur SaM146, destiné aux avions régionaux. » Ce dernier intéresse fortement les Chinois, au même titre que l’avion qu’il motorise, le Superjet 100, réalisé par l’avionneur russe Sukhoi. « Le Superjet 100 entre en compétition directe avec l’ARJ21 développé par l’industrie aéronautique chinoise. Ceci n’empêche pas cependant une nouvelle compagnie régionale, filiale de Shenzhen Airlines, de se préparer à ouvrir à Sukhoi Civil Aircraft Corporation son appel d’offres pour une centaine d’avions. Cette nouvelle compagnie, baptisée Kunpeng, voudrait opérer dans le transport régional. Le Superjet 100 pourrait répondre à ses besoins, tout en lui permettant de se distinguer par rapport aux autres opérateurs », explique Olivier Laroche. Un centre de formation en Chine « En qualité de membre de la direction du centre de formation, je constate que cette école fournit un excellent enseignement pour les opérateurs de CFM56 en Chine et je peux témoigner de la satisfaction des stagiaires. » yang shengjun, directeur général adjoint au département Personnel et Formation de la CAAC (Civil Aviation Administration of China). I 20-21 Le site SSAMC est spécialisé dans la maintenance de turboréacteurs CFM56. « Créer un centre de formation est une initiative commerciale : c’est un moyen de faire connaître son produit, de préparer l’avenir et de futures ventes », commente Jean Massot. Assez naturellement, les gens formés souhaitent que les compléments de développement de flotte dans leur compagnie se fassent autour du produit qu’ils connaissent et apprécient. » Le centre de formation CFM International a été établi, il y a dix ans, à Guanghan, à proximité de Chengdu. « Ce centre a fêté ses dix ans le 26 octobre dernier. Il forme les mécaniciens et techniciens sur les différents modèles de CFM56, -3, -5B, -7B, pour l’ensemble des compagnies de la zone Asie », ajoute Jean Massot. Cela a permis de former en 10 ans plus de 5 000 opérateurs à la maintenance du CFM56, en partenariat avec la CAAC, l’administration de l’aviation civile chinoise. « La CAAC, qui possède une école de formation dans cette ville au sein de ce qui s’appelle le Flying College, nous a orienté au départ vers Chengdu, car cela faisait partie d’un plan de développement national », poursuit Jean Massot. safran magazine Juin 2007



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