Revue de la gendarmerie nationale n°244 déc 12/jan-fév 2013
Revue de la gendarmerie nationale n°244 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : 6 €

  • Parution : n°244 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur la cybersécurité... un enjeu de sécurité nationale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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internationaL LA CYBErDéLInQuAnCE SouS HAuTE SurVEILLAnCE concours à des missions et enquêtes confiées aux offices centraux, en particulier dans le cadre d’infractions relatives à la santé publique (commerce de produits dopants sur Internet, vente de médicaments contrefaits, etc.). Quels sont vos modes d’action sur la Toile ? ADJ Y. Grosset  : Suite aux surveillances, que nous effectuons d’initiative ou bien sur ordre hiérarchique, sur commission rogatoire ou encore à la demande du parquet, quand nous constatons une ou plusieurs infractions sur le Web, nous menons les investigations permettant l’identification des auteurs. Cela implique d’obtenir les réquisitions nécessaires auprès de la justice afin d’accéder aux informations concernant les délinquants présumés, auprès des fournisseurs d’accès à Internet et des hébergeurs de sites. Dans le cadre d’une infraction caractérisée, ce travail de surveillance et d’identification nous permet de retrouver les personnes cachées derrière l’anonymat d’un blog, d’un post, d’un forum, etc. une fois l’auteur identifié auprès des opérateurs, nous transmettons l’affaire aux unités de gendarmerie ou de police territorialement compétentes pour en assurer le suivi. Sur demande de ces mêmes unités, nous pouvons apporter notre soutien au moment des investigations. De plus, grâce à notre qualité d’officier de police judiciaire à compétence nationale, nous avons la possibilité, sur certaines enquêtes, de nous rendre sur les lieux afin de mener nos propres investigations. Ce type de déplacement reste néanmoins assez rare 24 Revue de la Gendarmerie Nationale 4 e trimestre 2012tre 2012 dans la mesure où chaque intervention demanderait la mobilisation de plusieurs personnels de la DLCC, ce qui aurait pour effet de réduire le temps que les gendarmes consacrent à la surveillance. C’est pourquoi, dans la plupart des cas, nous privilégions la transmission des enquêtes aux unités territorialement compétentes qui peuvent compter sur des officiers de police judiciaire titulaires de la qualification n’tech (enquêteur nouvelles technologies). Techniquement, pour les enquêteurs engagés sur des faits de cyberdélinquance, il s’agit, sur réquisition et avec le concours des opérateurs, d’identifier les auteurs présumés à partir d’éléments découverts sur la Toile. une fois l’identification effectuée, les enquêteurs conduisent leurs investigations afin de déterminer les responsabilités autour des faits incriminés et au besoin en faisant la distinction entre l’auteur présumé et l’abonné, en étant bien sûr conscients que plusieurs personnes peuvent partager une même connexion. Quand la cible est plus difficile à déterminer, nous avons la possibilité de dresser des environnements virtuels qui nous permettent, notamment grâce aux réseaux sociaux, de mieux connaître l’univers dans lequel évoluent les auteurs présumés d’infractions dans le cyberespace. Quelles sont les missions du Département de répression des atteintes aux mineurs dans le domaine de la pédopornographie sur Internet ? Major Joël Blondeau (département de répression des atteintes aux mineurs sur Internet, commandant le centre national
d’analyse des images de pédopornographie) : Le département répression des atteintes aux mineurs sur Internet (rami) est chargé de deux grandes missions. La première consiste à surveiller les réseaux d’échanges de fichiers sur Internet (peer to peer). Pour ce faire, nous disposons d’un logiciel qui scanne et répertorie toutes les adresses I.P. à partir desquelles sont téléchargés des fichiers pédopornographiques ou tout autre fichier pouvant porter atteinte aux mineurs. Quand, lors de nos surveillances, une infraction est constatée et dûment caractérisée, nous initions une procédure et informons le parquet afin d’aboutir à la localisation des personnes impliquées dans les échanges de contenus à caractère pédophile. La deuxième grande mission de notre département est la cyberpatrouille. Tous nos enquêteurs sont formés et habilités à effectuer ce type d’opération d’infiltration sur les réseaux de discussion. C’est dans ce cadre que nous sommes amenés à nous faire passer soit pour un mineur, soit pour un majeur et ce dans le but d’identifier puis d’appréhender les auteurs d’infractions à caractères pédophile ou pédopornographique. Quels sont vos modes d’action sur les réseaux ? MAJ J. Blondeau  : Il s’agit concrètement de travailler à partir d’un profil fictif cohérent, qui nous permet de nous infiltrer sur différents réseaux. Au sein du rami, ce sont les gendarmes du groupe d’investigation qui se rendent sur des forums et des chats en internationaL LA CYBErDéLInQuAnCE SouS HAuTE SurVEILLAnCE se faisant passer pour des mineurs dans le but « d’accrocher » une personne susceptible de porter atteinte à un mineur. À aucun moment, nous n’avons recours à une quelconque provocation. La suite des investigations consistera à réunir les éléments permettant de matérialiser une infraction à l’encontre des mineurs et tenter de récupérer l’adresse I.P. de l’individu en question. Bien entendu cette opération ne se fait pas en quelques minutes. Il s’agit en réalité d’un travail de longue haleine qui peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Afin d’appuyer nos procédures, nous capturons, pendant nos cyberpatrouilles, tout ce qui a été écrit lors des conversations sur les chats. Les individus mis en cause dans les affaires de pédopornographie sont identifiés de la même manière qu’au D2I, avec l’aide de l’opérateur et sur réquisition du procureur de la république. Aussi, dans le cas où l’affaire peut être traitée par les gendarmes du rami, nous effectuons toutes les investigations nous-mêmes. Autrement, nous transmettons le dossier au parquet qui se charge de les confier aux unités de gendarmerie ou de police compétentes sur la zone de résidence des cyberdélinquants présumés. un autre de nos modes d’investigation consiste à reprendre des profils existants de personnes, déjà approchées par des pédophiles sur Internet. Si la victime ou sa famille ont déposé une plainte auprès d’une brigade de gendarmerie ou d’un commissariat, nous reprenons intégralement ce profil et nous poursuivons les échanges 4 e trimestre 2012 Revue de la Gendarmerie Nationale 25 i



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