Revue de la gendarmerie nationale n°242 jun/jui/aoû 2012
Revue de la gendarmerie nationale n°242 jun/jui/aoû 2012
  • Prix facial : 6 €

  • Parution : n°242 de jun/jui/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur les espaces maritimes... la protection des personnes et des biens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Histoire unE SACRALISATIon DE LA CoMMéMoRATIon DES GEnDARMES DéCéDéS En SERVICE D.R. 1+ Vrr[x, x...1a•... fYvn•cmFin.i.lJ ; her 1.. So-G.] ! i•E lon r:.,IIU ryi ; WI.. p.ro. II 4nidarrnmfr ni eembrJa ni ir8rt, elit ne,o,rn.n }r Ma 1 F. 7 r{ll•H. Jne. Je 3Jrl.xurhr}. Monument élevé en 1914 à Angerville à la gloire du brigadier Dormoy et des militaires de la gendarmerie morts en service commandé. « Le 31 janvier 1912, vers quatre heures du matin, le brigadier Dormoy est informé que les auteurs d’un cambriolage commis à la gare d’Orléans sont descendus à la station d’Angerville. Il part immédiatement à bicyclette, accompagné du gendarme Sinet et se met à la poursuite des 112 Revue de la Gendarmerie Nationale 1er et 2 e trimestre 2012tre 2012 malfaiteurs dans la direction d’Étampes. Au lieu-dit Les soixante mines, ils aperçoivent deux hommes dont les allures leur paraissent suspectes. Sinet les somme de s’arrêter alors que Dormoy leur crie « Haut les mains ! ». Au même instant, l’un des individus braque sur les deux militaires la lumière d’une lampe électrique et, sortant en même temps des revolvers de leurs poches, les deux bandits font feu à bout portant. Le brigadier Dormoy, atteint d’une balle en pleine poitrine, meurt, victime de (18) Mémorial de la gendarmerie, Livre d’or…, op. cit., p.315, 354. Voir Écho de la gendarmerie 1912, op. cit., p.79-80, 93- 94, 750. Pour une photographie du catafalque et de la tribune érigés, où les autorités ont pris la parole à Angerville, Alary (E.), Bousquet (C.), Gendarmerie nationale, regards sur un siècle d’images, Paris, 2001, p.55. (19) une carte postale (orléans, 1275) est éditée à l’occasion de ces obsèques. La photographie montre le cortège funèbre se dirigeant vers la gare. Voir également Journal de la gendarmerie 1912, op. cit., p.83-84. son devoir » (18). Lors des obsèques du brigadier Dormoy, le 3 février 1912 (19), une foule immense vient se recueillir en présence des membres du corps, le général Vérand, les officiers, gradés et gendarmes de la légion de Paris, de la garde républicaine, des officiers aviateurs de l’école d’étampes, des sapeurs, des officiers stagiaires de l’armée hellénique, du sous-préfet, des personnels du tribunal d’étampes, des représentants de l’administration, des corps élus de l’arrondissement dont
Desmolins, maire d’Angerville. L’inhumation a lieu à Montesson. En novembre 1912, la Cour d’assises de Seine-et-oise, présidée par Monsieur Thomas, juge le dénommé Renard, terrassier anarchiste et auteur du coup de feu mortel, interpellé à la gare d’étrechy. Le criminel présumé est défendu par Maître Géraud, du barreau de Paris. Renard est soupçonné d’avoir fait partie (20) Renard est un anarchiste appartenant à la bande des « cinq points », nom désignant le tatouage sur l’avant-bras des membres du groupe. de la bande à Bonnot (20), en compagnie de Britannicus, son comparse tué par les gendarmes partis à sa poursuite. à l’issue du réquisitoire du procureur de la République Pérussel, et de la parole consacrée à la défense de l’accusé, la cour condamne Renard à la peine de mort. La sentence est exécutée (21) Écho de la gendarmerie 1913, op. cit., p.82. (22) Journal de la gendarmerie 1913, op. cit., p.87. président de la République (22). en février 1913 à Versailles (21), après le rejet du recours en grâce par le Le 31 janvier 1913, lors de la commémoration du premier anniversaire du tragique incident, le brigadier Marchal et les gendarmes d’Angerville, section d’étampes, compagnie de Seine-et-oise de la légion de Paris, se rendent sur l’accotement de la route n°20, non loin du hameau de Mondésir, commune de Guillerval où s’est déroulée la mise à mort de Dormoy. Pour tout cérémonial, ils attachent une couronne à l’arbre jouxtant l’endroit du Histoire unE SACRALISATIon DE LA CoMMéMoRATIon DES GEnDARMES DéCéDéS En SERVICE drame. Le maire d’Angerville, Jules Desmolins, dans un élan de reconnaissance patriotique, propose d’élever en ce lieu un monument du souvenir. Le ministre de la Guerre accorde (23) Le système des souscriptions, sans être fréquent, est rencontré en maintes occasions. Après la mort du gendarme Houbron, assassiné par l’apache Louis Devienne, la commune de Franconville prend à sa charge les frais d’obsèques. Elle accorde une concession gratuite à perpétuité et ouvre à la mairie une souscription pour la famille du gendarme. une autre souscription est ouverte au tribunal de Pontoise. Parallèlement, le gouvernement accorde à la famille de Houbron un secours de 500 francs, la caisse des victimes du devoir, un secours de 300 francs et une rente annuelle de 100 francs.. (24) Ce comité est composé du maire d’Angerville et madame, de Gustave Brinon, maire de Pussay, Amodru, député, Carnot, ancien député, Bouilloux- Lafont, Dufour, conseillers généraux, Breton, maire de Monnerville, Godeau, maire de Guillerval, Romain Girault, adjoint au maire d’Angerville, Houzé, Paul Langlois, Henri Plé, conseillers municipaux… (25) Écho de la gendarmerie 1913, op. cit., p.308-309. l’ouverture d’une souscription (23). Le président de la République effectue dans ce cadre, en premier échelon, un don. un comité est créé (24). Les fonds arrivent de toute la France. une première liste de souscription militaire est établie à partir des versements de militaires. Le général Vérand attribue 20 francs, le colonel Thiébaut de la légion de Paris, le colonel Brissaud de la 14 e légion à Lyon 5 francs, le commandant Delin de Versailles, 10 francs, la brigade de Belfort, 5 francs, de Crocq, 2 francs (25) … Les 13 et 14 mai 1913, une seconde liste de souscription est lancée (26), les 28-31 mai 1913 une troisième (27). Au 1er juin 1913, le montant de la souscription atteint 2 468,05 F. Les envois de numéraires s’accumulent, les listes de souscription s’additionnent (28). Les gendarmes des colonies sont également très généreux. 1er et 2 e trimestre 2012 Revue de la Gendarmerie Nationale 113 i



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