Retro Playing n°0 sep/oct/nov 2013
Retro Playing n°0 sep/oct/nov 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°0 de sep/oct/nov 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : retro-playing.com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 42,7 Mo

  • Dans ce numéro : FlashBack HD... le hit de la plateforme revisité en HD.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 Killer Instinct, développé par Rareware, sort en octobre 1994 sur une borne d’arcade développée lors d’un partenariat entre Rareware et Midway (créateur de Mortal Kombat). Le studio britannique Rareware a déjà bluffé les joueurs du monde entier avec Donkey Kong Country qui alliait des graphismes révolutionnaires à une jouabilité sans faille. Rareware avait prévu d’adapter Killer Instinct depuis la borne d’arcade sur la future Ultra 64 de Nintendo, mais celle­ci se faisant attendre, c’est finalement en août 1995, dans une cartouche de Super Nintendo, que se matérialisera Killer Instinct. Dès le déballage du jeu, Rareware annonce la couleur : la cartouche du jeu est sombre, ténébreuse, comme aucune autre cartouche avant ou après elle. Par cette affirmation de son unicité, le soft laisse pressentir une identité virtuelle hors du commun de l’autre côté de l’écran cathodique. Killer Instinct se dévoile Une fois la cartouche insérée, la première surprise est la qualité sonore du sublime thème d’introduction de Killer Instinct. Intrigant et doux à la fois, il laisse présager pour le joueur une expérience nouvelle, inconnue. Le titre apparaît doucement, éclairant les ténèbres de l’écran titre. On sélectionne alors le mode un joueur et on découvre la liste des 10 personnages sélectionnables. Le choix est difficile, et c’est finalement sur la belle Black Orchid, agent secret missionné pour révéler au grand jour les activités d’Ultratech, que notre choix s’arrête. Le premier adversaire d’Orchid lui fait face : Glacius, un extraterrestre métamorphe, séquestré par Ultratech qui lui fait miroiter sa libération à travers son éventuelle victoire. Le décor fait alors son apparition : un désert de glace où se dressent les ruines d’une ancienne civilisation. Le combat va bientôt commencer, nous avons juste le temps d’être surpris une fois de plus par la Super Nintendo qui affiche des graphismes de toute beauté. Mais ? Attendez une minute... Orchid, Glacius, ces ruines… Tout semble si réel... Serait­ce de la 3D ?
Prouesse graphique Non, ce n’est pas de la 3D, mais l’illusion est parfaite. Fort de son expérience sur Donkey Kong Country, Rareware a développé les modèles graphiques des personnages et des décors de Killer Instinct sur les très performantes stations de travail 3D conçues par Silicon Graphics Inc. Ces modèles 3D ont ensuite été retranscrits en données exploitables par la Super Nintendo. Cependant, ce n’est pas réellement de la 3D, car il est impossible de modifier l’angle de vue des caméras. Cela signifie que la technique d’animation utilisée dans Killer Instinct est bien la même que dans les jeux 2D. Les mouvements des "Killer Instinct a pris les meilleures idées de ses concurrents et a brisé la plupart des codes qu’avaient établis des jeux comme Street Fighter" Des combats fluides et dynamiques Mais alors que nous étions ébahis par tant de beauté, Glacius en a profité pour attaquer ! La barre de vie d’Orchid est quasiment vidée ! Celle­ci se relève, et fait tournoyer ses deux sabres lasers, projetant au loin Glacius qui revenait à la charge. Les deux adversaires se fixent de loin. Glacius lance une vague d’énergie en direction d’Orchid, mais celle­ci, qui semblait s’y attendre, se transforme en une magnifique panthère dorée et traverse la totalité du décor pour se jeter sur Glacius, transperçant sa vague d’énergie. La morsure d’Orchid est violente, mais elle ne s’arrête pas là. Les coups pleuvent sur Glacius qui contre­attaque avec un combo breaker, stoppant l’enchaînement d’Orchid, qui tombe à terre. Sa barre de vie est vide. Glacius recule et s’éloigne tout en la fixant des yeux. Le Mag personnages sont donc bien décomposés en plusieurs « photos », qui représentent le personnage dans différentes positions, et qui s’affichent successivement pour donner l’illusion qu’il est animé en 3D temps réel. La beauté surprenante de Killer Instinct réside dans la très haute qualité de chacune de ces « photos ». La fluidité des animations est remarquable et ne souffre aucunement de la beauté des graphismes générés par cette technique, et c’est bien là l’une des nombreuses prouesses accomplies par Rareware.



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