Retro Geek Mag n°4 mar/avr/mai 2011
Retro Geek Mag n°4 mar/avr/mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : www.rgmag.fr

  • Format : (166 x 235) mm

  • Nombre de pages : 34

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'arrivée du piratage console en France (1ere partie).

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Pas besoin de faire les innocents : le piratage, on y a tous été conviés et c'est certainement le cas avec les disquettes ou les CDs. Qui n'a pas eu un pote proposant la technique de l'action replay couplé à un mégot de clope, en plus du dit CD copié pour moins de 30 francs. C'est avec cette I ere partie que nous allons consacrer quelques pages sur l'arrivée du piratage console en france. Vous vous souvenez peut-être, dans les années 95 (la presse s'était emparée de l'affaire), quand un nombre conséquent de copieurs avait été réquisitionné par la police ? Cela apportait à nouveau de l'eau au moulin des détracteurs du jeu vidéo... D'ailleurs, ajoutez cela à la connotation violente de certains jeux (qui a parlé de Midway ?) et au nombre d'idées préconçues sur les jeux vidéo, vous pouvez aisément imaginer ce que les médias de l'époque ont raconté. Nous allons donc revenir sur cette période pour essayer de comprendre comment a-t-on pu en arriver là. C'est durant la période dei'Noél à Paris que la gendarmerie a fait main basse sur les copieurs d'un réseau de vente et de distribution de duplicateurs, ce qui a permis, par la même occasion, de démanteler le réseau. A noter dans cette affaire que Nintendo avait déposé plainte depuis 93, ceci prouve également que les forces de l'ordre n'étaient pas vraiment préoccupées par cette affaire. Les suspects, tous âgés d'une vingtaine d'années, faisaient partie du groupe Paradox, ce qui ne les a pas empêché de continuer leurs occupations. Voici les locaux perquisitionnés et une partie du matériel réquisitionné par la police. Les gars de Paradox étaient également des démomakers hors-pair et ils finiront d'ailleurs lers lors de l'Alcatraz Pentcost avec leur performance : Freddy is back. Leurs démos présentes sur chacun de leurs jeux crackés sont leurs signatures faisant office de véritable intro et seront à jamais encrées dans le monde de la micro. Pour ceux qui ne le savent pas, Paradox a commencé par pirater le matas Amiga pour ensuite migrer vers les consoles (SNES, Dreamcast, PSP). Ils se sont ensuite attaqué à des protections plus complexes : ils se sont démarqués pour avoir copié le ter iso PS3 Madden 2007 et cracké l'activation de Windows Vista. Depuis 2008, il n'y a plus de nouvelles de ce groupe et pour revenir à ce qui nous concerne, selon la juge d'instruction, seul le chef du groupe avait été incarcéré. Toujours selon la juge, les membres étaient des amateurs cherchant à faire du profit, nous sommes loin des termes comme réseau du grand banditisme international », ou d'organisation similaire aux structures opérationnelles du trafic de drogue ou du
4 4 terrorisme » comme l'avait si bien mentionné Nintendo dans son communiqué de presse. On peut aussi se demander d'où provenaient leurs matériels, et pourquoi de tels appareils existent ? Pour cela, il faut aller à Hong Kong qui se justifie par le fait qu'il n'ont pas signé la convention internationale sur les droits à la copie. Vous trouverez donc, de cette manière, bon nombre de consoles clones l II vous est donc possible de faire importer ce matériel, mais pas de le vendre. Pour ce qui est des copieurs de disquettes, l'excuse est la même que pour les graveurs de COs, c'est le droit à la copie de sauvegarde à condition d'en posséder la version originale : une seule par logiciel ou jeu, sinon vous êtes dans l'illégalité. Pour se ON'protéger, les éditeurs ont créé le SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs), à l'image de ceux du monde de fa musique. Ce syndicat aura pour but de sensibiliser et d'essayer d'ouvrir les esprits en faisant réfléchir aux peines encourues. Il est vrai que le jeu vidéo est un loisir, mais il représente un investissement énorme, et permet à de nombreuses personnes de gagner leur vie. De cette manière, les éditeurs espèrent faire comprendre aux joueurs le danger du piratage pour l'industrie et ainsi endiguer le problème tout en installant de nouvelles sécurités sur leurs jeux et consoles. Les peines encourues pour le piratage de logiciels sont une condamnation et des sanctions financières : de nos jours, la diffusion, la Chacune de ces disquettes contient un jeu : imaginez l'argent que perd Nintendo avec ces copies pirates... Vous comprenez donc pourquoi Nintendo est aussi dur dans son communiqué de presse à l'égard de ces hackers. diffusion, la copie ou l'installation illicites de logiciels peuvent donner lieu à des sanctions pénales de contrefaçon, à savoir 3 ans d'emprisonnement, 300 000 euros d'amende pour les personnes physiques et 1 500 000 d'euros pour les personnes morales. Il est clair que Nintendo souhaitait faire un exemple de cette affaire, car à cette période où la micro connaissait déjà le piratage, ce fait était nouveau dans le monde des consoles. On peut comprendre la position protectionniste des éditeurs qui ne souhaitent pas voir leur marché envahi par le piratage. Voici à quoi ressemble le matériel utilisé par les membres de Paradox afin d'effectuer leurs copies de jeux. De simples copieurs sur disquettes à l'image des Game Doctor qui sont actuellement utilisés pour la fabrication de cartmods.



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