Repères n°45 avr/mai/jun 2020
Repères n°45 avr/mai/jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de avr/mai/jun 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : comment maîtriser les risques lors du transport des matières radioactives.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FAITS ET PERSPECTIVES Pour intervenir dans le bâtiment du réacteur d’une centrale, une tenue de protection étanche ventilée avec un heaume ventilé est de rigueur. supplémentaires démontrant que leurs étalonnages sont fiables », déclare Nicolas Brisson, ingénieur en radioprotection. Car un facteur complique la mesure  : le bruit de fond radiologique. « Les valeurs visées sont si basses que l’ambiance seule peut perturber la mesure », explique Patrick Jolivet. La limitation de ce bruit de fond naturel et l’harmonisation de l’organisation – cohérence des pratiques, implication du service de radioprotection dès l’amont des procédures – font l’objet de la plupart des recommandations du rapport. EDF a initié deux actions correctives  : blinder et optimiser les détecteurs de certains sites et instaurer une ligne de discrétion évitant que les personnes en attente ne perturbent les mesures en cours. Leur mise en œuvre requiert un compromis entre sûreté et durée des contrôles, parfois vécus comme une contrainte par les personnels sur le terrain. n 1. Les événements significatifs dans le domaine de la radioprotection sont les incidents ou accidents présentant une importance particulière en matière de conséquences réelles ou potentielles sur les travailleurs, le public, les patients ou l’environnement. 2. Le Bq/cm 2 est une mesure d’activité surfacique, utilisée pour estimer la dose reçue à la peau. Le portique C1 est un passage obligatoire pour sortir de la zone contrôlée. = = Pour en savoir plus  : « Réacteurs électronucléaires EDF - Métrologie du contrôle radiologique des personnes et des petits objets », www.irsn.fr/Avis-2018-328 Page 8 - Repères N°45 - avril 2020 EDF - Guillaume Murat Laurent Zylberman/Graphix-Images/Médiathèque IRSN Émilie Lestang Quelle place a l’expertise IRSN chez EDF ? Elle a toute sa place dans notre démarche de management de la sûreté. Malgré le travail amont mené avec les fabricants pour la qualification opérationnelle du matériel, un déploiement, comme celui du portique C2 de nouvelle génération, demande parfois des adaptations lors de la mise en œuvre. Notre process a repéré des difficultés d’exploitation liées aux bruits de fond élevés sur certains sites. Ce fut le cas du centre de Flamanville. Nous avons pris des mesures spécifiques  : blindage et optimisation des détecteurs. L’évaluation de l’IRSN nous amène à questionner nos acquis et à confronter notre expertise et celle des constructeurs, à celle d’experts externes. Le camion scanner mobile des douanes françaises. AILLEURS Quel dialogue avec les experts ? Dresser un état des lieux des pratiques et retracer leur histoire conduit à se reposer certaines questions. Nous avons été amenés à envisager différemment les essais de caractérisation des performances et les limites de détection, sur lesquels s’interrogeaient les experts. Nous avons échangé en gardant à l’esprit qu’il est difficile – même sur le plan international – de s’accorder sur leur normalisation. Quelles suites à ces recommandations ? Le dialogue continue. Le déploiement et l’exploitation dans des conditions industrielles des contrôles radiologiques – dont la conception est proche de celle d’instruments de laboratoire – nécessitent des optimisations. Tout changement dans cette chaîne requiert une évaluation préalable des impacts, puis un travail de sensibilisation et de pédagogie sur le terrain. Dans notre parc, il y a plusieurs centaines de portiques C2 et jusqu’à 3 000 intervenants à contrôler sur certains sites. On mesure donc à quelle échelle se pose cette problématique ! 3 questions à… Marc Lestang Expert en métrologie radioprotection, EDF Douanes et aéroports  : contrôle des bagages et des marchandises Hors des centrales nucléaires, la radiodétection intervient dans le contrôle des bagages et marchandises, aux douanes et dans les aéroports. Objectif  : acquérir une image des contenus sans ouvrir les contenants et repérer des objets illicites comme de la drogue ou des explosifs. Dans les aéroports, le contrôle nécessite un appareil d’inspection, enceinte blindée renfermant un ou plusieurs générateurs électriques de rayonsX. L’énergie du faisceau – émis seulement en présence d’un objet au sein de l’appareil – varie selon les dimensions des produits à contrôler. Noak/Le Bar Floréal/Médiathèque IRSN Contrôle des bagages dans un aéroport. La douane française utilise des camions scanners mobiles munis d’une autorisation quinquennale de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), après avis de l’IRSN. Pesant près de 22 tonnes, ils scannent les conteneurs de marchandises en métal. L’utilisation de ces deux types d’installations nécessite des opérateurs ayant un certificat d’aptitude à manipuler les appareils de radiologie industrielle (Camari). Délivré par l’Institut, il est valable cinq ans. Pour en savoir plus  : www.irsn.fr/camari Gwen Le Bras pour Groupe ADP
Francesco Acerbis/Médiathèque IRSN Une goutte d’eau dans le vert C ette buse génère des gouttelettes d’eau formant un beau rideau de pluie, nimbé du vert des lasers chargés de mesurer leur taille. Si l’image est poétique, les gouttes en question sont loin d’être anodines. Et pour cause  : elles servent à capturer les aérosols issus de la découpe de matériau radioactif d’un réacteur nucléaire, nocifs en cas d’inhalation. En arrosant la zone de découpe, la buse que l’on voit ici permet leur collecte. Bienvenue dans l’installation expérimentale Tosqan de l’IRSN, située sur le site de Saclay. Exploitée depuis vingt ans pour de nombreuses recherches, Tosqan est aujourd’hui utilisée pour le démantèlement de la centrale de Fukushima Daiichi, afin d’étudier le risque de dispersion d’aérosols lors des opérations de retrait du corium des réacteurs. Il s’agit d’expérimenter la captation des particules inférieures au micron. Celle-ci a pour objectif de maîtriser les risques d’exposition des ZOOM Emmanuel Porcheron Expert en physique et métrologie des aérosols ouvriers de la centrale, ainsi que les rejets vers l’environnement. Ici, on se sert de Tosqan pour étudier le traitement d’une situation accidentelle. Au-delà, l’étude japonaise permettra de développer des connaissances pour la sûreté des opérations de démantèlement en France. La participation de l’IRSN à ce projet donne accès à des données uniques sur l’état des réacteurs accidentés. Toutes les informations collectées sont utiles pour renforcer la sûreté. n Page 9 - Repères N°45 - avril 2020



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