Repères n°45 avr/mai/jun 2020
Repères n°45 avr/mai/jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de avr/mai/jun 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : comment maîtriser les risques lors du transport des matières radioactives.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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REPORTAGE Marine nationale Radioprotection en rade de Brest Des invités peu ordinaires séjournent parfois en rade de Brest  : les navires et sous-marins nucléaires. Les radioprotectionnistes du site surveillent cette baie exceptionnelle et protègent des milliers de militaires, civils et riverains. Comment ? 7 janvier 2020. En cette matinée hivernale, la rade de Brest est grise. La brume s’accroche aux mâts de la flotte. Un véhicule s’arrête sur les quais. Deux techniciens en sortent dans la bruine. Leur première mission du matin  : la surveillance de l’environnement. Après avoir récupéré le filtre d’un appareil de prélèvement d’aérosols de la base, ils poursuivent vers une plage à proximité. Ce tour est la routine de leur service, depuis que la base a commencé à accueillir et entretenir des bâtiments à propulsion nucléaire, en 1970. À plusieurs kilomètres à la ronde, air, eau, faune, flore, sable, sont passés au peigne fin, pour vérifier l’absence d’impact des escales brestoises de la flotte nucléaire sur la population et les écosystèmes. En charge de cette veille le LASEM, Laboratoire d’analyses de surveillance et d’expertise de la Marine. « Nous possédons aussi un système de surveillance nucléaire de la marine en temps réel, qui mesure et analyse des indicateurs clés, notamment dans l’air », explique le premier maître Fabrice, radioprotectionniste. Apte à lancer l’alerte, ce système est couplé à un logiciel de gestion de crise et d’aide à la décision. En cas de problème – heureusement jamais survenu – les marins en charge de ce système partageraient certaines des données avec l’IRSN, afin de cartographier les mesures. Apprendre les uns des autres Au laboratoire qui surplombe la base, le maitre Yvon, responsable des formations, prépare sa prochaine session. « Le travail du radioprotectionniste formateur est d’expliquer et surtout de rassurer. Le plus difficile est de faire simple avec des exemples parlants », raconte-t-il. En 2018, il a formé quelque 400 marins et civils, doublant les effectifs habituels pour répondre à la demande de l’équipage d’un sous-marin. Page 22 - Repères N°45 - avril 2020 Ces formations théoriques et pratiques, auxquelles le maitre Yvon cherche à donner un peu de légèreté, apprennent au personnel concerné par le risque radiologique à appliquer les mesures de radioprotection et maintiennent l’opérabilité des « pompiers du nucléaire 1 » locaux. « Comme notre travail varie d’une affectation à une autre, selon le matériel et l’organisation – les véhicules d’intervention radiologique sont équipés différemment, les techniciens de radioprotection sont secondés ou non d’assistants etc. – la formation est aussi l’occasion d’apprendre les uns des autres, » témoigne l’un de ses collègues. L’expertise de ses radioprotectionnistes fait du LASEM une instance de conseil scientifique et technique aux autorités maritimes et un acteur engagé dans la protection des populations et de l’environnement. n 1. Personnels de groupe 1 qui, en cas de crise, se rendent les premiers sur le site de l’incident ou de l’accident. Lfj DIAPORAMAS Retrouvez tous les reportages ! Tri et décontamination  : exercices au cœur des formations www.irsn.fr/R45 L’environnement atmosphérique, terrestre et marin autour de la base est surveillé. Les filtres à air des appareils de prélèvement des aérosols sont récoltés et analysés quotidiennement. Ces 5300 analyses annuelles servent à estimer l’impact annuel de la base. Délicate surveillance des éventuelles contaminations faibles www.irsn.fr/R45
L La pratique au cœur des formations Les formations des « pompiers du nucléaire » sont en majeure partie pratiques. Exemple  : pour maîtriser le fonctionnement d’un Centre de tri et de décontamination sommaire (CTDS), les exercices simulent déshabillage, douchage et contrôle. Ils aident à intégrer les règles. Le risque radon est surveillé La base navale est située dans une zone de catégorie 3 pour le risque radon, comme l’indique la carte radon de l’IRSN (www.irsn.fr//carte-radon). En concertation avec le conseiller en radioprotection, la cellule « radon » du LASEM installe les détecteurs. C’est une société extérieure qui les relèvera, puis effectuera les mesures, au plus tard deux mois après la pose. Reportage photo  : Sophie Brändström/Signatures/Médiathèque IRSN REPORTAGE La radioprotection stricte du personnel Les dix membres du laboratoire en charge de la radioprotection suivent des règles strictes de protection. Équipements de protection – gants, blouse… – et surveillance dosimétrique passive et parfois active sont de rigueur. Les données de chaque radioprotectionniste sont analysées sur une base régulière. Se préparer à un accident  : simuler, s’entraîner Grâce au système de surveillance nucléaire de la Marine et à des logiciels connectés, des incidents sont simulés. Ceci permet aux équipes d’intervention de s’entrainer à réagir à une situation de crise radiologique. Assurer la maintenance du matériel Radiamètres, spectromètres… le matériel mobile de radioprotection est contrôlé, mensuellement et annuellement en interne. Tous les trois ans, c’est une société extérieure qui effectue le contrôle périodique de l’étalonnage. Les radioprotectionnistes effectuant la maintenance portent un dosimètre passif corps entier et extrémités, et un dosimètre opérationnel. Page 23 - Repères N°45 - avril 2020



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