Repères n°26 oct/nov 2015
Repères n°26 oct/nov 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de oct/nov 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : des profils en mutation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER PCR l l l Dans le nucléaire, il existe des services de radioprotection où plusieurs PCR exercent à plein temps. Les petites structures – les cabinets dentaires, vétérinaires –, n’ont pas besoin d’une personne à demeure et elles font appel à des PCR externes, souvent des sociétés spécialisées. » Au cours des années, la réglementation a pris en compte l’évolution des missions des PCR sur le terrain. Cette fonction a été créée en 1967, par un décret du ministère du Travail. En imposant limites de doses et contrôles, il a induit la nécessité dans les établissements concernés d’avoir une personne chargée de suivre les doses reçues par les travailleurs, de tenir des registres des expositions et de mettre en œuvre des moyens 12 I Repères N°26 I Octobre 2015 de prévention  : équipements de protection, mesures d’urgence en cas d’incident…). Depuis 1986, la PCR a obligation de se former. Depuis 2005, une mise à jour des connaissances est impérative au maximum tous les cinq ans. Un niveau bac sera nécessaire En 2013, l’arrêté du 6 décembre a accru les exigences (voir tableau dans le webmagazine). À partir du 1er janvier 2016, la PCR ne pourra exercer que dans les secteurs, les options et le niveau (ou à un niveau inférieur) précisés sur son certificat de formation. Jusque-là, aucune formation initiale n’était exigée. Désormais, un niveau Quelles sont les six principales missions des PCR ? ZONAGE 3 4 MESURES ÉVALUATIONS PCR PCR FORMATION bac scientifique ou technologique sera requis. « Une bonne chose, considère Patrice Fraboulet, responsable des formations à l’IRSN. C’était le cas pour environ 90% des PCR formées. Certains étaient en difficulté pour comprendre les notions scientifiques ou pour réaliser des calculs complexes. Ce prérequis homogénéisera le niveau vers le haut. Les candidats seront plus à l’aise dans la formation. » Il n’y aura plus un seul niveau de formation mais trois, selon les risques rencontrés. De nouveaux secteurs bénéficieront de formations spécifiques  : le transport pour le niveau 1, ou les sites de gestion de déchets pour le niveau 3. Pour tous, l’accent sera mis sur la pratique, avec plus d’exercices appliqués, et moins sur Désignée par l’employeur et ayant bénéficié d’une formation spécifique, la « personne compétente en radioprotection » (PCR) joue un rôle d’informateur et de formateur au cœur du dispositif de radioprotection des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants. Elle a en charge diverses missions  : évaluer les risques, réaliser le zonage... Optimiser le zonage. La PCR délimite et signale les zones à risque autour de la source de rayonnements et dans tous les espaces concernés. 2 Définir les mesures de protection. Elle définit les mesures de protection adaptées autour des sources de rayonnement. Elle vérifie leur pertinence au vu des résultats des contrôles techniques, de la dosimétrie opérationnelle et des doses efficaces reçues. 1 2 1 Évaluer les risques. La PCR identifie la nature et l’ampleur du risque encouru par les travailleurs exposés. Elle prend en compte les caractéristiques de la source de rayonnements et ses conditions d’utilisation. Cette première étape est essentielle. 3 4 CONTRÔLES DOSIMÈTRIE Former les travailleurs exposés Elle accompagne la formation du personnel exposé. Elle indique la conduite à tenir pour optimiser la radioprotection et les consignes de sécurité à respecter en cas d’incident. 5 6 5 Assurer le suivi dosimétrique Elle suit la dosimétrie des travailleurs exposés  : port effectif des dosimètres, transmission des résultats de dosimétrie opérationnelle à la banque de données Siseri, consultation régulière de Siseri… 6 Prendre en charge les contrôles périodiques La PCR demande des contrôles périodiques internes et externes, via un organisme agréé, des installations de rayonnements ionisants. Antoine Dagan/Spécifique/IRSN - Source  : IRSN
la théorie. Ce point inquiète Patrice Fraboulet  : « Comment faire tenir la quantité d’informations théoriques en moitié moins de temps qu’avant ? » Autres nouveautés  : apprendre à mieux présenter les risques liés aux rayonnements aux travailleurs et à mieux échanger avec l’ensemble des acteurs  : employeur, médecin du travail… La réforme répond aux besoins des PCR Ces qualités relationnelles ajouteront aux savoirs fondamentaux – connaissances sur la radioactivité, sur les acteurs de la prévention… – et de savoir-faire – faire une étude de poste, appliquer le principe d’optimisation… Enfin, ce ne sont plus les formateurs qui devront être certifiés individuellement, mais les organismes de formation dans leur ensemble. Le cahier des charges pour obtenir cette certification est exigeant. Pour les travaux pratiques, les organismes devront disposer de laboratoires, de matériels de mesure, d’appareils émettant des rayons X et de salles équipées pour ces appareils. « Cela devrait améliorer la qualité des formations, note Patrice Fraboulet. Cette réforme va dans le bon sens. Elle répond aux besoins des PCR. » Un groupe de travail pluraliste sur la surveillance radiologique des expositions des travailleurs a été initié par la Direction générale du travail (DGT), en concertation avec l’IRSN et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il souhaite un élargissement de l’accès par les PCR à l’ensemble des données dosimétriques – certaines relevant aujourd’hui du secret médical. Ce groupe recommande une meilleure articulation de la radioprotection avec la prévention des autres risques professionnels, ou une nouvelle organisation de la dosimétrie, combinant suivi au long cours et fonction d’alerte immédiate. n À lire sur le webmagazine La formation des PCR Formation obligatoire Comment est organisée la radioprotection des travailleurs à l’étranger Des missions multiples à accompagner PCR DOSSIER Sur le terrain. Comment les PCR vivent-elles leurs missions au quotidien ? Quels sont les freins rencontrés ? Comment s’organisent-elles pour échanger et ne pas êtres isolées ? Comment l’Institut les aide dans leur rôle ? Reportage. La PCR forme et informe le personnel soumis à des rayonnements ionisants. « C est ceinture et bretelles ! », Thierry Sarrazin y a été PCR plus’affirme Thierry Sarrazin. de vingt ans. En 2012, il a recruté Pour cet adepte d’activités à risque, comme la plongée titulaire d’un master en radiopro- une PCR à plein temps, Beya Hajji, sous-marine, et chef du service tection. Auparavant, elle avait déjà de physique médicale du Centre exercé dans d’autres hôpitaux. de lutte contre le cancer Oscar « C’est important de choisir une Lambret, à Lille (Nord), « la sécurité personne expérimentée qui vient ne se négocie pas ! » Dans le couloir d’un autre établissement, explique du service de radiothérapie, les trisecteurs sur les portes rappellent facilement s’imposer auprès de ses Thierry Sarrazin. Elle peut plus la présence des sources. Derrière collègues, avec qui elle n’a pas de ces portes, d’autres portes, blindées, lien affectif. » puis des murs d’un à deux mètres « Je passe trois fois par jour dans les d’épaisseur, en chicanes, protègent services pour rappeler que j’existe et le reste du monde des radiations. qu’il faut bien porter son dosimètre, Les murs donnant sur l’extérieur détaille la jeune femme. En formation, je familiarise le personnel font jusqu’à trois mètres d’épaisseur. Octobre 2015 I Repères N°26 I 13 Grégoire Maisonneuve/IRSN



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