Reflets de la Physique n°64 jan/fév/mar 2020
Reflets de la Physique n°64 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Société Française de Physique

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : au sein et autour de la SFP, le concours Beautiful Science de la SFP.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Courrier des lecteurs 44 Reflets de la Physique n°64 Réponse au courrier des lecteurs « Remarques et compléments sur le numéro de Reflets de la physique sur l’électricité nucléaire », paru dans le numéro 61, page 53 La lettre d’Élisabeth Huffer, Jean-Marie Loiseaux et Hervé Nifenecker considère que ce numéro 60 consacré à l’énergie nucléaire serait « manifestement orienté vers le Non [au nucléaire] ». S’il est vrai que l’impartialité parfaite n’existe pas, s’il est exact que c’est avec ses propres lunettes que l’on interprète ce que l’on lit, il n’en reste pas moins que la critique envoyée appelle quelques réponses. Sur les illustrations  : sauf erreur, j’ai compté 39 illustrations dans ce numéro 60. Sur ce nombre, il est vrai que 11 illustrations sont franchement antinucléaires (et sont toujours mises en regard avec des illustrations tout aussi franchement pronucléaires). Il reste une série d’images, que l’on pourrait qualifier de « neutres », et qui toutes montrent des installations nucléaires en parfait état, l’on pourrait tout autant les qualifier de « pro ». On est loin, je pense, de suggérer une « valse hésitation entre le Oui et le Non »... Le reste de cette lettre tient en une défense et illustration de l’intérêt de l’énergie nucléaire vue comme « une voie de sortie à l’extrêmement périlleuse menace climatique ». Première remarque  : il semble bien que les auteurs de cette critique n’aient pas lu le chapitre introductif de ce n°60, ni même le reste, ils n’ont probablement cherché que ce qui à leur avis ne leur « parait pas digne d’un article de revue de la SFP ». Mais le propos de ce n°60 était d’abord, comme son nom l’indique, de faire le point sur des « questions ouvertes, concernant l’histoire, la gestion des déchets, le risque d’accident, l’imbrication entre le civil et le militaire... ». Toutes questions qui ne sont pas encore aujourd’hui résolues de façon consensuelle. Et non de se concentrer sur un seul aspect du nucléaire civil – qui d’ailleurs n’a pas été mis en place pour des raisons climatiques... D’un autre côté, il est difficile d’accepter cette accusation de partialité au regard des communications concernant « Quel futur pour le nucléaire français ? ». On y pose bien la question du nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais sans y répondre de façon aussi tranchée que les « dignes » représentants de l’objectivité scientifique. Ce qui est normal, puisque la question implique autant la politique que la simple technologie. Et aussi, puisqu’encore une fois ce numéro consiste à éclairer des points de controverse non résolus, sans chercher à prendre parti. Et pour couronner le tout, les auteurs en appellent à un article (datant de 2012) présenté comme « une estimation des risques [qui] ne peut être faite de façon absolue, mais en comparaison avec des énergies de substitution ». À croire qu’ils ont lu aussi mal l’article en question qu’ils n’ont lu ce n°60 (j’ai lu les deux...), puisque cet article de Forbes Magazine ne concernait en aucun cas les « risques », mais les « décès directs ou induits liés au carbone ». Pour paraphraser les auteurs de la critique qui nous est faite  : présenter ce tableau ne me parait pas digne de la déontologie la plus élémentaire dont devraient faire preuve des membres aussi éminents de la SFP... Aurions-nous dû parler des conséquences létales, sociales ou environnementales à long terme de Tchernobyl ou Fukushima ? Ce n’était ni le lieu, ni le propos de ce numéro. Alors oui, sectarisme pour sectarisme, ce numéro peut être vu comme « pro » par les « antis », aussi bien que « anti » par les « pros ». Chacun y verra midi à sa propre montre... Mais il peut aussi être vu comme une mise à plat – certainement incomplète – pour celles et ceux qui se posent la question du « pour » ou du « contre », et leur donnera peut-être envie de creuser la question. Ce numéro aura eu le mérite d’exister, en laissant s’exprimer des opinions différentes, cherchant à clarifier – ou du moins expliciter – certains aspects d’une controverse qui n’est pas près de s’éteindre. Jean-Marie Brom Membre du Comité de rédaction de Reflets de la physique
Nous avons tous une perception du temps, nous emmagasinons des souvenirs, notre mémoire nous permet de prévoir et de nous préparer à ce qui va advenir. Si le temps de l’horloge règle nos vies, le sentiment subjectif de l’écoulement du temps est une construction mentale qui nous fait « ressentir » cet écoulement. C’est également une machine qui nous sert à nous projeter mentalement dans le futur car, nous rappelle l’auteur, notre cerveau nous a permis de comprendre qu’en semant des graines aujourd’hui nous pourrions assurer notre survie demain. Certes, nous possédons une horloge circadienne qui régit notre physiologie. L’auteur relate les recherches sur la mouche drosophile, qui ont permis d’élucider les boucles de rétroaction de transcription/traduction de notre matériel génétique qui régissent cette horloge interne. Néanmoins, l’expérience de personnes emprisonnées sans contact extérieur pendant de longues périodes prouve que cette horloge peut dysfonctionner. De nombreuses expériences lors d’événements traumatiques montrent combien notre perception de l’écoulement du temps peut être subjective. L’auteur s’interroge alors sur la « dynamique neuronale ». Le réseau de neurones connectés par des synapses qui régit nos cerveaux a une activité électrique complexe et, comme pour tout système dynamique composé d’éléments multiples couplés, le chaos déterministe est a priori la règle. L’auteur s’interroge sur un mystère fascinant car nous ne comprenons pas, écrit-il, comment les circuits du cortex résolvent le problème de la dynamique chaotique. L%A.1.41.1411.1% Ti CE1 lir de Frimer Didier Houx Décuirr me>. lmerileni Et c1oo.Miti.E Gaii.p.épfrr I Meir Le temps des neurones. Les horloges du cerveau Dean Buonomano (EDP Sciences, 2018, 280 p., 22  € ) Traduction de l’anglais par Michel Le Bellac Reflets de la physique et ses lecteurs Pour le physicien, la répétition d’un phénomène périodique, tels l’aller-retour d’un balancier d’horloge ou les oscillations d’un cristal de quartz, permet de mesurer l’écoulement du temps. Pour le cerveau des êtres vivants, et en particulier des humains, la situation est bien plus complexe. L’auteur de cet ouvrage, chercheur au Département de Neurobiologie et Psychologie à UCLA (Université de Californie, Los Angeles), consacre ses travaux à l’étude de la façon dont le cerveau marque le temps. La deuxième partie du livre est consacrée à la nature physique et mentale du temps. Après avoir exposé en termes simples la relativité d’Einstein qui oblige à repenser des concepts tels que la simultanéité d’évènements séparés dans l’espace ou l’absence d’universalité de l’écoulement du temps, l’auteur s’interroge sur la spatialisation en neurosciences. L’ouvrage s’achève avec des réflexions sur la conscience, lien entre le passé et le futur. Le physicien que je suis aurait sans doute souhaité que l’auteur insiste davantage sur la contradiction entre la réversibilité des phénomènes physiques – le film d’une collision de boules de billards est tout aussi réaliste projeté en marche arrière qu’en marche avant – et l’irréversibilité de l’évolution qui nous entoure. La croissance de l’entropie fournit une flèche du temps dont la physique microscopique est dépourvue. Au total, il s’agit d’un ouvrage de réflexions passionnantes, très clairement exposées, en termes toujours simples, sans qu’il soit nécessaire de nous imposer des descriptions complexes sur notre système neuronal. La traduction en français est tout à fait remarquable. Édouard Brézin Professeur émérite à l’École normale supérieure Découvertes, inventions et innovations Didier Roux – Leçon inaugurale du Collège de France Collège de France/Fayard (56 p., 2017, 12  € ) Didier Roux se saisit de sa leçon inaugurale pour mettre en lumière le lien étroit entre innovation et recherche, quand la recherche fondamentale répond aux grands enjeux contemporains. Dans le modèle « schumpétérien » de l’économie, l’innovation est un moteur essentiel de la croissance. Cependant, l’histoire est jalonnée d’exemples de convergence entre découvertes, inventions technologiques et innovations. Qu’il s’agisse des travaux pionniers de Charles Babbage et d’Ada Lovelace en informatique au XIX e siècle ou de la découverte des microémulsions et de leur utilisation dans le contexte des crises pétrolières, on a assisté à de fertiles allers et retours entre recherche fondamentale et recherche appliquée, les approches scientifique et technologique s’enrichissant mutuellement. Didier Roux est physicochimiste. Ancien directeur de la R&D à Saint-Gobain, il est membre de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies. Il a été professeur invité au Collège de France sur la chaire annuelle d’Innovation technologique Liliane Bettencourt (2016-2017). Reflets de la Physique n°64 45



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