Reflets de la Physique n°64 jan/fév/mar 2020
Reflets de la Physique n°64 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Société Française de Physique

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : au sein et autour de la SFP, le concours Beautiful Science de la SFP.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Prix scientifiques 34 Reflets de la Physique n°64 Prix Louis Ancel 2017 (matière condensée)  : Éric Collet Éric Collet, 46 ans, est professeur à l’université de Rennes 1 et directeur-adjoint de l’Institut de Physique de Rennes. Il y est responsable de l’activité « transitions de phase photo-induites ». Il porte le laboratoire international associé France-Japon «Impacting Materials with Light and Electric fields and watching real time Dynamics». Éric Collet pousse ses études jusqu’aux échelles de temps ultrarapides (femtoseconde) au travers d’expériences pionnières. Un de ses résultats phares, obtenu en utilisant la technique pompe optique - sonde rayons X à l’ESRF, est d’avoir pu démontrer qu’une impulsion laser peut gouverner l’ordre entre molécules. La combinaison de mesures optiques et XANES femtoseconde au laser d’électrons libres (X-FEL) de Stanford, permet alors d’observer comment le changement ultrarapide d’état magnétique d’une molécule, dû à l’absorption d’un photon, est stabilisé par un transfert d’énergie vers des modes de vibration. Éric Collet a également apporté des contributions remarquées à la compréhension de la Durant un séjour postdoctoral de 5 ans à l’Université de Harvard, Patrice Genevet s’est consacré au domaine émergent de la nanophotonique planaire, qui consiste à manipuler les propriétés de la lumière à l’aide de motifs sublongueur d’onde formant des structures planaires (métasurfaces). Par son dynamisme et sa créativité, il a su apporter au sein d’un groupe de renommée mondiale un ensemble de contributions remarquables  : mise en évidence de lois de réflexion/réfraction généralisées, première lentille ultra-mince achromatique et non aberrante... Son programme de recherche au CNRS propose d’incorporer des semi‐conducteurs à grand gap dans des métasurfaces optiques, dynamique structurale ultrarapide hors équilibre des transitions de phases photo-induites, ou encore sur les mises en ordre apériodiques de molécules bistables photo-commutables. Sa production scientifique, jalonnée de résultats marquants, lui a valu de nombreuses présentations invitées dans des conférences internationales. Avec l’attribution du prix Ancel 2017 à Éric Collet, la SFP met en lumière les travaux de l’un des plus brillants représentants d’un domaine en pleine expansion, l’analyse structurale ultrarapide de la matière. Prix Aimé Cotton 2017 (physique atomique, optique)  : Patrice Genevet Patrice Genevet, 36 ans, a soutenu en 2009 sa thèse à l’Institut Non Linéaire de Nice. Il est depuis 2015 Chargé de recherche CNRS au Centre de Recherche sur l’Hétéro-Épitaxie et ses Applications (CRHEA, Sophia-Antipolis), au sein duquel il pilote les activités du groupe « Métasurfaces ». Au sein de l’expérience L3 au LEP, collisionneur e + -e - du CERN, elle s’est distinguée par ses recherches sur le neutralino, une particule prédite par la supersymétrie et candidate de matière noire. Son travail a été récompensé en 2002 par l’attribution du prix Thibaud de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. À partir de 1996, elle rejoint l’expérience AMS sur la station spatiale internationale (ISS). Ses mesures précises de la fraction de positons dans le rayonnement cosmique ont donné lieu à de nombreuses publications. Sylvie Rosier-Lees s’est aussi intéressée au spectre d’antiprotons  : en collaboration avec des théoriciens, les modèles ont été raffinés et la mesure est désormais compatible avec les prédictions théoriques, excluant un signal de matière noire. pour étendre leur plage spectrale de fonctionnement au domaine visible et concevoir des composants optoélectroniques reconfigurables ultra-minces. Ce programme est le cœur du projet ERC Starting Grant «FLATLIGHT», que Patrice Genevet a obtenu en 2015 et qui l’a conduit à produire des résultats marquants tels que des métasurfaces permettant la mise en œuvre de concepts d’optique transformationnelle pour du camouflage, par exemple. Le jury du prix Aimé Cotton 2017 félicite Patrice Genevet pour l’ensemble de ses travaux théoriques et expérimentaux sur les métasurfaces optiques. Prix Joliot-Curie 2017 (physique des particules)  : Sylvie Rosier-Lees Sylvie Rosier-Lees, directrice de recherches CNRS au Laboratoire d’Annecy de Physique des Particules, dont elle a été directrice-adjointe, est une personnalité de premier plan en physique des particules et des astroparticules. À partir de 2005, le groupe de Sylvie rejoint l’expérience HESS en Namibie. Elle y poursuit ses études autour de la matière noire, en recherchant des excès exotiques dans les spectres de rayons gamma cosmiques de très haute énergie. Elle a coordonné le projet de construction du système d’asservissement de la camera du cinquième télescope de HESS, le plus grand télescope au monde pour l’astronomie gamma. En conclusion, le jury est heureux de remettre à Sylvie Rosier-Lees le prix Joliot-Curie 2017.
Prix Louis Ancel 2018 (matière condensée)  : Anna Minguzzi Au sein et autour de la SFP Anna Minguzzi, 45 ans, ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Pise (Italie), y a soutenu sa thèse en 1999. Recrutée par le CNRS en 2005, elle travaille au LPMMC (Laboratoire de Physique et Modélisation des Milieux Condensés) de Grenoble, qu’elle dirige depuis 2014. Les recherches d’Anna Minguzzi portent sur l’étude théorique des systèmes quantiques en interaction. Elle a obtenu des résultats originaux et s’est imposée comme une référence au niveau international sur plusieurs sujets  : l’étude des systèmes bosoniques en une dimension et en très forte interaction répulsive, l’extension de la solution exacte aux systèmes fermioniques et aux mélanges boson-fermion, les bosons en forte interaction à température finie. Ses derniers travaux sont consacrés à la description théorique des excitons-polaritons et à l’étude de dispositifs atomiques pour des applications aux technologies quantiques. Nicolas Sisourat a développé une expertise en dynamique moléculaire ultrarapide. Lors de son postdoctorat, son apport à l’étude théorique des échanges d’énergie dans le dimère d’hélium, un système particulièrement difficile à modéliser car extrêmement peu lié, fut remarquable. Il s’est ensuite attaché à l’étude des processus de photo-ionisation en couche interne. Au LCPMR, il a développé des recherches qui touchent à la fois à la spectroscopie, au couplage avec des lasers intenses et aux collisions. Son activité scientifique de modélisation est riche et originale, avec de nombreux articles d’une qualité théorique remarquable, mais reste proche des avancées expérimentales. Ces recherches sont source d’inspiration pour les expérimentateurs. La production scientifique d’Anna Minguzzi est très riche (près d’une centaine d’articles dans des revues à comité de lecture) et ses travaux lui ont valu de nombreuses conférences invitées, en particulier à l’international. Elle participe activement à l’animation scientifique de la communauté à travers l’organisation de conférences, mini-colloques, écoles thématiques et activités éditoriales. En décernant à Anna Minguzzi le prix Louis Ancel 2018, la SFP souhaite récompenser une physicienne brillante aux approches novatrices. Prix Aimé Cotton 2018 (physique atomique, optique)  : Nicolas Sisourat Nicolas Sisourat, 38 ans, a obtenu sa thèse en 2008 sous la supervision d’Alain Dubois. Après un postdoctorat à l’Université de Heidelberg, il a été recruté en 2010 comme Maître de conférences au Laboratoire de Chimie Physique Matière et Rayonnement (LCPMR) de l’Université Pierre et Marie Curie, Sorbonne Universités. Stéphane Grévy est un expérimentateur en structures nucléaires de basse énergie, domaine dans lequel il a apporté des contributions majeures. Au début de sa carrière, ses activités ont porté sur l’étude des nombres magiques dans les noyaux exotiques riches en neutrons. Sa contribution majeure fut la mise en évidence du développement progressif d’une région de déformation entre le noyau doublement magique et sphérique 48 Ca et le noyau fortement déformé 42 Si, noyau extrêmement exotique car comportant 28 neutrons pour « seulement » 14 protons. Nicolas Sisourat a encadré plusieurs thèses. Des publications en commun avec des groupes mondialement reconnus, ainsi que de nombreuses conférences invitées dans des congrès internationaux attestent de la reconnaissance dont il jouit. Ses travaux trouvent des applications en physico-chimie, spectroscopie, physique des plasmas et astrophysique. Le jury du prix Aimé Cotton félicite Nicolas Sisourat pour son développement d’approches théoriques et numériques permettant de décrire des processus électroniques et nucléaires ultrarapides lors des interactions de molécules avec du rayonnement ou avec des ions. Prix Joliot-Curie 2018 (physique nucléaire)  : Stéphane Grévy Stéphane Grévy, directeur de recherches au CNRS, a 48 ans. Après sa thèse à l’IPN d’Orsay portant sur les noyaux à halos, et un séjour postdoctoral au NSCL de Michigan State University, il est embauché en 1998 au LPC Caen. En 2010, il rejoint le CENBG (Centre d’Études Nucléaires de Bordeaux-Gradignan), dont il est directeur-adjoint depuis 2017. En 2010, au CENBG, il prend la responsabilité du projet PIPERADE ayant pour but, dans le cadre du projet SPIRAL2, de développer un ensemble de piégeage de Penning innovant. L’objectif est de pouvoir accepter un grand nombre de noyaux exotiques (jusqu’à 10 6 -10 7 ions par seconde) – afin de les trier avec un pouvoir de résolution dix fois supérieur à un spectromètre magnétique – et de les distribuer aux différentes expériences du hall DESIR. Pour l’originalité de sa démarche scientifique, et pour son profil complet et diversifié, la Société Française de Physique est heureuse de décerner le prix Joliot-Curie 2018 à Stéphane Grévy. Reflets de la Physique n°64 35



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