Reflets de la Physique n°61 mar/avr/mai 2019
Reflets de la Physique n°61 mar/avr/mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°61 de mar/avr/mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Société Française de Physique

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur l'amplification d'impulsions laser par dérive de fréquence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 46 - 47  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
46 47
Congrès scientifique 15 e congrès de la division plasmas de la SFP Le 15 e congrès de la division plasma de la Société Française de Physique s’est déroulé du 12 au 14 juin 2018 au Palais des Congrès de Bordeaux. Organisé conjointement avec la Société Française du Vide, il a réuni 65 participants issus des trois grands domaines qui composent la division plasma  : les plasmas froids et industriels, les plasmas naturels et les plasmas chauds. La forme du congrès a été repensée cette année. La division a organisé les sessions scientifiques selon des problématiques communes à tous les physiciens des plasmas. Cette refonte du congrès a été particulièrement dynamisante pour les participants et a favorisé des échanges fructueux. Les conférenciers invités (voir l’encadré) ont ainsi dressé de manière claire et pédagogique un tableau des recherches actuelles sur les thèmes transverses aux trois domaines de la physique des plasmas. Le Prix René Pellat récompense chaque année un travail de thèse exceptionnel réalisé en France en physique des plasmas. Le congrès a été l’occasion de remettre les Prix Pellat 2017 et 2018, respectivement à Adrien Leblanc, pour une thèse au CEA Saclay, et à Anna Grassi, pour une thèse en cotutelle entre l’Université de Pise et le LULI, effectuée à l’École polytechnique. Le congrès a également proposé une table ronde sur le devenir des doctorants en physique des plasmas. Conférences invitées Interaction plasma-surface Interactions plasmas froids/surfaces (A. Granier, Institut des matériaux de Nantes) Plasmas spatiaux et charge des satellites (S. Hess, ONERA) Interactions plasma-surface dans le contexte de la fusion magnétique (P. Roubin, PIIM, Marseille) Poudres et poussières dans les plasmas Les plasmas poussiéreux (L. Boufendi, GREMI, Orléans) Notions sur le comportement des aérosols et leur prélèvement après dépôt dans les tokamaks (F. Gensdarmes, IRSN) Les nanoparticules de poussière dans le milieu interplanétaire (K. Issautier, Observatoire de Paris) Astrophysique et planétologie de laboratoire 20 ans d’astrophysique de laboratoire auprès des lasers de puissance (M. Koenig, LULI, École polytechnique) Sonder le cœur des planètes (G. Morard, IMPMC, Université Pierre et Marie Curie) Diagnostics Échelles et dynamique de la turbulence dans les plasmas (P. Hennequin, LPP, École polytechnique) Plasmas confinés et transitoires à la pression atmosphérique (G. D. Stancu, EM2C, École Centrale Supélec) La couronne solaire révélée par la diffusion Thomson (F. Auchère, Institut d’Astrophysique Spatiale, Université Paris-Sud) J 46 Reflets de la Physique n°61 La conférence tout public de Dimitri Batani, lauréat du prix Friedel-Volterra 2017, sur la fusion par confinement inertiel, a réuni un public passionné. Ce congrès, soutenu par le CEA et le cluster d’excellence LAPHIA (Lasers et photonique en Aquitaine) de l’Université de Bordeaux, a aussi été l’occasion d’offrir aux participants une visite du Laser Mégajoule, situé au Barp, près de Bordeaux. Emmanuel d’Humières (emmanuel.dhumieres@u-bordeaux.fr) Centre Lasers intenses et Applications, Université de Bordeaux, 33405 Talence Cedex Turbulence et transport Turbulence compressible aux échelles MHD et cinétiques dans les plasmas spatiaux (F. Sahraoui, LPP, École polytechnique) Turbulence liée aux particules piégées dans un plasma de fusion (É. Gravier, Institut Jean Lamour, Nancy) Transport dans les sources de plasma froid magnétisé (G. Hagelaar, LAPLACE, Toulouse) Rayonnement, cinétique chimique et physique atomique dans les plasmas Modélisation de l’interaction d’une impulsion XFEL avec la matière solide et physique associée (O. Peyrusse, PIIM, Marseille) Les mesures récentes de la recombinaison dissociative des agrégats ioniques et l’interférence de l’attachement électronique (B. Mitchell, Merl-Consulting SAS) Le Soleil, accélérateur de particules et source d’émission X et gamma (N. Vilmer, Observatoire de Paris) Simulations et calcul à haute performance Simulations et calcul haute performance dans les plasmas froids hors-équilibre (L. Garrigues, LAPLACE, Toulouse) High-Performance Computing at Exascale (M. Lobet, CEA Saclay) HPC modelling of turbulent transport in tokamak plasmas (Y. Sarazin, CEA Cadarache) Gaël Kazaz r
Disparition In Memoriam  : Gilbert Amat Au sein et autour de la SFP Gilbert Amat nous a quittés le 31 juillet 2018, à l’âge de 93 ans, et il est juste de rendre hommage à celui qui a si fortement marqué le domaine de la spectroscopie moléculaire pendant toute la seconde moitié du 20 e siècle. À sa sortie de l’École nationale supérieure des industries chimiques (promotion 1948), Gilbert Amat a soutenu sa thèse à la Sorbonne en 1951 sur la mesure des intensités des bandes d’absorption Ian Mills (à gauche) et Gilbert Amat infrarouge ; ses travaux ultérieurs ont porté sur la théorie des spectres moléculaires, mais le (à droite) à un congrès HRMS de laboratoire qu’il a fondé après sa nomination comme professeur à Paris en 1959 possédait une Dijon, vers 1970. partie expérimentale aussi renommée que la partie théorique. Vers 1968, ce laboratoire associé au CNRS sera fort d’une cinquantaine de collaborateurs répartis sur trois sites (Paris, Orsay et Dijon) et, grâce au travail d’équipe d’excellents chercheurs, les spectres moléculaires infrarouges qui y étaient obtenus avaient la meilleure résolution au monde  : ils révélaient des détails qui, pour les interpréter, exigeaient de la part des théoriciens du laboratoire des progrès importants sur la connaissance des hamiltoniens moléculaires. C’est notamment dans le laboratoire de Gilbert Amat qu’ont été développés les premiers lasers à gaz carbonique de puissance dès 1965. Ces mêmes lasers ont ensuite été asservis en fréquence, permettant la naissance en 1970 d’une nouvelle spectroscopie à ultra-haute résolution exempte d’élargissement Doppler  : la spectroscopie de saturation. Celle-ci ensuite a révélé les structures hyperfines, superfines et superhyperfines de nombreuses molécules dans l’infrarouge, en faisant gagner six ordres de grandeur au pouvoir de résolution. Gilbert Amat avait acquis sa notoriété par sa parfaite maitrise de la théorie des spectres moléculaires, et c’était ce qui lui avait valu d’être invité comme chercheur postdoctorant à l’université de Columbus (Ohio) aux USA, qui était alors la Mecque de la spectroscopie moléculaire, et lui a permis de faire profiter son laboratoire d’échanges très fructueux avec la recherche américaine. Ces contacts internationaux intenses ont conduit Gilbert Amat à créer en 1969 en France, en partenariat avec le britannique Ian Mills (université de Reading), le Colloque européen de spectroscopie moléculaire (HRMS) qui a eu un succès considérable en donnant aux chercheurs de tous les pays européens (y compris ceux derrière le «rideau de fer») l’occasion de se rencontrer en Europe, à l’instar du colloque américain de ce domaine dont peu d’Européens pouvaient profiter. La réputation de ces colloques bisannuels a été telle que tous les grands noms de la spectroscopie moléculaire mondiale ont accepté d’y donner des conférences et de tisser des liens solides avec la recherche française. Le laboratoire de Gilbert Amat a ainsi accueilli des thésards et des postdoctorants du monde entier, tant son rayonnement était grand. Ce laboratoire a également développé des coopérations avec des domaines où l’utilisation de la spectroscopie moléculaire fondamentale était nécessaire pour progresser sur les plans théoriques et expérimentaux  : en météorologie par exemple, Gilbert Amat a ainsi noué des liens étroits avec le Laboratoire de météorologie dynamique (LMD) pour la théorie, et avec la station d’observation de Mont-Louis pour les expériences ; ou encore, pour le développement des lasers, des liens existaient avec les militaires et les industriels. C’était un laboratoire qui, dès les années 1970, montrait l’exemple de l’ouverture de l’université à la valorisation de la recherche dans ce domaine. Enfin, tout ceci n’aurait pas été possible sans les qualités humaines exceptionnelles que possédait Gilbert Amat  : il était un pédagogue hors pair, dont ses anciens étudiants parlent encore ; il était bienveillant avec les chercheurs qu’il accueillait, donnait sa chance aux plus défavorisés, ne cherchant qu’à aider l’intérêt général et la carrière de chacun de façon désintéressée. Il avait l’esprit d’un humaniste doté d’une immense culture ; en outre, doué d’une superbe voix de baryton lyrique, il servait remarquablement la musique, accompagné par sa femme, Ericka, une talentueuse pianiste professionnelle qu’il avait rencontré à Columbus. Gilbert Amat mérite sa place parmi ceux qui ont le plus œuvré pour l’excellence et la renommée de notre recherche et de notre enseignement supérieur. Jacques Bordé Ancien directeur de recherche au CNRS Reflets de la Physique n°61 47



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 1Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 2-3Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 4-5Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 6-7Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 8-9Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 10-11Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 12-13Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 14-15Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 16-17Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 18-19Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 20-21Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 22-23Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 24-25Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 26-27Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 28-29Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 30-31Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 32-33Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 34-35Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 36-37Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 38-39Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 40-41Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 42-43Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 44-45Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 46-47Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 48-49Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 50-51Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 52-53Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 54-55Reflets de la Physique numéro 61 mar/avr/mai 2019 Page 56