Reflets de la Physique n°59 sep/oct/nov 2018
Reflets de la Physique n°59 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Société Française de Physique

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : des gouttes qui s'éclatent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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I Journée scientifique 1. Présentation de l’expérience du tube de Rubens au public de la Geek Touch 2018. Le groupe Jeunes de la section Rhône de la Société Française de Physique (SFP) a participé au festival « Geek Touch » de Lyon, les 7 et 8 avril 2018. Créée à l’initiative de ASIEXPO EVENTS, la Geek Touch (www.geektouch-festival.com) est un festival dédié aux geeks (passionnés de jeux vidéos, de l’univers manga ou du numérique), qui se tient depuis trois ans à Eurexpo Lyon et accueille environ 40 000 visiteurs sur 13 000 m². La Geek Touch, un incontournable de la vie de ces passionnés, attire un public constitué majoritairement d’adolescents. Depuis peu, un espace, E = mc 2, est entièrement dédié à la technologie, à la vulgarisation et aux sciences en général. Cette année, il a été proposé au groupe Jeunes de la SFP-Rhône de participer à la Geek Touch, en créant un stand expérimental dans l’espace E = mc 2. Nous avons choisi de présenter deux expériences  : une corde de Melde et un tube de Rubens. Le festival rassemble un public de fans très investis. Redoutant l’accueil fait à notre stand de physiciens, nous avons pris le parti de profiter de notre passion pour la science en proposant en particulier une expérience spectaculaire  : le tube de Rubens (fig. 1). Le bilan de cet événement est un succès  : le stand nous a permis de faire connaître la SFP à un public jeune, extérieur au cadre académique ou scolaire. Ce rôle de passionnés que nous avons voulu jouer pleinement, tout comme le public, a permis d’assurer notre légitimité en tant que physiciennes pour parler de science. Contrairement à la Fête de la Science, nous ne jouons pas ici le rôle d’enseignant ou de chercheur qui crée une distance délicate à surmonter dans ce type d’événement. Toutefois, le cadre d’une institution reconnue qu’apporte la SFP a été largement apprécié du public, mais également des organisateurs. Le groupe a été ravi de cet événement et pense déjà à la prochaine édition. Louison Thorens (louison.thorens@ens-lyon.fr) Laboratoire de physique de l’École normale supérieure de Lyon Membre de la commission Jeunes de la SFP 44 Reflets de la Physique n°59 Jeunes Physiciennes Rhône à la Geek Touch  : ils ont mis le feu ! Corde de Melde Dans l’expérience de Melde, un vibreur électrique excite et impose sa fréquence à une corde tendue par une masse suspendue. Les ondes progressives voyageant dans des directions opposées forment des ondes stationnaires avec des noeuds fixes  : les modes propres de la corde. Plus de détails à l’adresse  : www.youtube.com/watch ? v=4JNsnz9usCI Tube de Rubens L’expérience est composée d’un tube de métal (3 m de long et 8 cm de diamètre dans notre cas), percé de trous régulièrement espacés (de 1 cm ici) et alignés. Une extrémité permet l’arrivée d’un gaz inflammable (pour nous du butane), tandis que l’autre est bouchée à l’aide d’un haut-parleur. Le gaz s’échappant des trous est enflammé, le haut-parleur est contrôlé par un générateur basse fréquence (GBF). Les différences de pression générées par l’onde acoustique ainsi créée permettent la visualisation des ondes stationnaires. dlh d'h d'h dli, dir nGaz inflammable E1. Schéma du tube de Rubens. GBF 1 Plus de détails à l’adresse  : culturesciencesphysique.enslyon.fr/ressource/physiqueanimee-ondes-fluides.xml. Je remercie Nicolas Taberlet du Laboratoire de Physique de l’ENS de Lyon pour son expertise sur l’expérience.
Disparition 411 Au sein et autour de la SFP Maxime Dahan, acteur majeur de la recherche à l’interface physique-biologie-médecine, vient de nous quitter. La communauté des physiciens et des biophysiciens est profondément attristée par le décès soudain de Maxime Dahan, directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire PhysicoChimie Curie de l’Institut Curie, le 28 juillet 2018, à 46 ans, d’une rupture d’anévrisme. Ancien élève de l’École polytechnique, il soutient en 1997 une thèse de doctorat très brillante au Laboratoire Kastler Brossel sous la direction deC. Cohen-Tannoudji etC. Salomon. Cette thèse, à la fois expérimentale et théorique, qui lui vaut le prix Guinier de la SFP, porte sur des effets quantiques dans un gaz ultra-froid de césium. Malgré ces débuts très prometteurs dans ce domaine de la physique couronné par le prix Nobel deC. Cohen-Tannoudji et coll. en 1997, il choisit une autre voie, à la frontière des sciences de la vie. Au cours d’un postdoctorat à Berkeley avec S. Weiss et D. Chemla, il se forme aux méthodes de détection de molécules uniques qu’il est ensuite un des premiers à utiliser pour l’étude de processus biologiques. Recruté au CNRS en 1999, il retourne à l’ENS où le laboratoire Kastler Brossel saisit cette occasion pour créer une toute nouvelle équipe d’« Optique et Biologie » avec P.Desbiolles et lui en confier la responsabilité. M. Dahan intégrera ensuite le département de biologie de l’ENS. Il poursuit ses recherches pendant deux ans au Janelia FarmResearch Center près de Washington au sein du Transcription Imaging Consortium, avant de rejoindre l’Institut Curie en janvier 2013 où il prend la direction du laboratoire PhysicoChimie Curie, crée l’équipe « Imagerie et contrôle optique de l’organisation cellulaire » avec M. Coppey, et initie de nouvelles interactions avec l’hôpital. Chargé de cours à l’École polytechnique depuis 2006, ses enseignements de physique statistique et de biophysique sont très appréciés. Il reçoit en 2006 la médaille de bronze du CNRS et le Grand Prix Jacques Herbrand de l’Académie des sciences. Maxime Dahan se fait connaître très tôt avec le développement pour l’imagerie de molécules uniques d’instruments optiques et de méthodes tant expérimentales que d’analyse des données. Ils lui fournissent une excellente résolution temporelle et spatiale pour l’étude de la diffusion de récepteurs synaptiques, du mouvement de moteurs moléculaires dans les cellules ou de l’organisation nucléaire. Il poursuit avec une approche systémique de la biologie cellulaire pour comprendre le transfert de l’information dans la cellule et le noyau via des réseaux d’interactions complexes et l’expression génique qui en résulte. Pour cela, il met au point avec V. Studer (actuellement chercheur à l’Institut Interdisciplinaire de NeuroSciences, Bordeaux), une approche originale de manipulation de cellules en environnement microfluidique par stimulation chimique contrôlée  : ceci lui permet de déposer deux brevets et de créer en 2011 la startup Alvéole, lauréate du concours mondial de l’innovation en 2014. Ses études récentes restent centrées sur l’imagerie et le contrôle optique des systèmes vivants, de la molécule unique au circuit de signalisation, visant tant la compréhension de questions fondamentales en biologie que les applications médicales. Il développe et coordonne un projet européen sur des manipulations subcellulaires utilisant des nanoparticules magnétiques fonctionnalisées pour guider, grâce à des champs magnétiques, des neurones sains contenant ces particules vers des zones malades du cerveau et stopper la dégénérescence de neurones, comme dans la maladie de Parkinson. En collaboration avec J‐B. Masson et M. El Beheiry, Maxime Dahan est aussi initiateur du projet d’innovation DIVA entre l’Institut Curie, son hôpital et l’Institut Pasteur, utilisant le traitement de données d’imagerie en réalité virtuelle pour l’exploration 3D de cellules ou de tissus et l’amélioration de la prise de décision chirurgicale. Avec la disparition de Maxime Dahan, la science perd trop tôt un chercheur extrêmement brillant et créatif, qui a su ouvrir de nouvelles voies au carrefour de la physique, de la biologie et de la médecine. La SFP souhaite apporter son soutien à la famille de Maxime et s’associe à la très grande tristesse de tous ses collègues. Patricia Bassereau (Laboratoire PhysicoChimie Curie, Institut Curie) et Michèle Leduc (Laboratoire Kastler Brossel, ENS Paris) Reflets de la Physique n°59 45



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