Reflets de la Physique n°58 jun/jui/aoû 2018
Reflets de la Physique n°58 jun/jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de jun/jui/aoû 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Société Française de Physique

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'observatoire spatial Fermi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 42 - 43  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
42 43
Prix scientifiques Après sa thèse, Bernard Degrange se joint à la collaboration Gargamelle et se consacre pendant dix années à la physique du neutrino. Puis, à partir des années 1980, il est amené à s’intéresser au rayonnement cosmique, à ses origines et à sa composition aux hautes énergies. Il entrevoit toute la richesse de cet univers, alors très peu exploré, et ne quittera désormais plus ce domaine. L’observation simultanée de rayonnements gamma et X lors des grandes éruptions de sources extragalactiques lui valent la médaille d’argent du CNRS en 1997, et d’être rapporteur à la conférence ICHEP 2000 sur le thème «High Energy Particles from the Universe». Publications 42 Reflets de la Physique n°58 Prix Lagarrigue 2016 (physique des particules)  : Bernard Degrange Né en 1941, Ingénieur civil des Mines, Bernard Degrange entre en 1964 au laboratoire de Louis Leprince-Ringuet, dans le groupe d’André Lagarrigue et André Rousset. Il soutient sa thèse en 1969 sur les modes de désintégration des mésons η 0. Il est actuellement directeur de recherche émérite au CNRS. Dès 1998, B. Degrange contribue à la conception de l’expérience HESS en Namibie, destinée à étudier les sources extragalactiques de rayonnement gamma de très haute énergie. Les résultats exceptionnels de HESS démontrent le bien-fondé des principes de sa conception. En 2000, la direction de l’IN2P3 confie à B. Degrange la responsabilité d’un groupement de recherche (GDR), « Phénomènes cosmiques de haute énergie », destiné à regrouper les efforts en astrophysique des hautes énergies de plusieurs départements du CNRS et du CEA. Attaché à partager ses connaissances, B. Degrange a encadré de nombreuses Le prix Charpak-Ritz 2018 a été attribué à Roland Paul Horisberger pour ses nombreuses contributions au développement de détecteurs de haute précision en silicium pour des expériences de physique des particules, ainsi que pour l’application de ces techniques dans les sciences utilisant les rayonsX. Son travail novateur sur le détecteur à micropistes en silicium DELPHI au LEP (CERN), le détecteur central H1 au collisionneur proton-électron HERA (DESY, Hambourg) et le détecteur à pixels pour CMS (au LHC, CERN), a été crucial pour obtenir les excellentes performances physiques et les découvertes de ces expériences. R. Horisberger a transféré avec succès ces nouvelles technologies, comme le détecteur à pixels PILATUS, au domaine des rayons X (sur plusieurs synchrotrons, par exemple BESSY II à Berlin), ce qui a permis d’obtenir un grand nombre de thèses dont la qualité est reconnue internationalement et, dès les prémices de l’astronomie gamma, il a été invité à présenter la physique hors accélérateurs à de multiples conférences et écoles. Il a, en outre, assuré dès 1966 l’enseignement de physique générale de l’École des Mines de Paris, qui a édité son cours de physique quantique. B. Degrange est également auteur d’articles dans des revues grand public. C’est pour saluer l’exemplarité de sa carrière, inscrite dans le prolongement de celle de son illustre aîné, que le jury a remis avec le plus vif plaisir le prix André Lagarrigue 2016 à Bernard Degrange. Prix Charpak-Ritz 2017 (conjoint SPS-SFP)  : Roland Horisberger Roland Horisberger est né en 1952 à Bâle. Après des études à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) et un séjour à l’université de Stanford (Californie), il obtient une bourse de recherche pour travailler au CERN, de 1984 à 1989. Il est chercheur au Paul Scherrer Institute (PSI, Villigen, Suisse) depuis 1989. En 2009, il a été nommé professeur de physique à l’ETH Zurich. Enquête SFP  : Peer review au 21 e siècle La Commission des Publications de la SFP propose une séance sur l’évaluation par les pairs (peer review) des publications scientifiques, qui se tiendra le mercredi 29 août 2018 à Grenoble, dans le cadre des Journées de la Matière Condensée. Aujourd’hui, la pratique traditionnelle pour publier un article de physique est d’abord le dépôt du preprint sous forme électronique sur le site arXiv sans filtre de qualité, puis la soumission à une revue professionnelle, qui organise la relecture, souvent anonyme, par des pairs avant publication. Le peer review est considéré comme indispensable pour maintenir la qualité scientifique de nos publications. Mais le système actuel est à bout de souffle et obsolète. résultats scientifiques, en particulier en cristallographie des macromolécules. Avec son groupe de recherche au PSI, il a mis en place les bases qui ont permis la création d’une société spin-off (DECTRIS), aujourd’hui le leader du marché international des détecteurs capables de détecter un photon unique. La cérémonie de remise du prix aura lieu lors des Journées de la Matière Condensée de la SFP, à Grenoble, le 27 août 2018. Cette séance permettra d’échanger sur les problèmes d’éthique, de science et d’organisation liés au peer review, avec le but de proposer des solutions modernes. Tous les adhérents de la SFP et tous les congressistes des JMC ayant une activité de peer review sont invités à renseigner un questionnaire, accessible sur les sites de la SFP et d’EDP Sciences, qui alimentera les échanges du mercredi 29 août à Grenoble. Martina Knoop, Bart Van Tiggelen, Agnès Henri et Jean Daillant
H. Fayt En 2011, il crée le blog Science étonnante et rejoint la communauté de blogueurs scientifiques francophones du « Café des Sciences ». Il a à ce jour 250 articles de blog à son actif. L’audience de ce blog est de 150 000 vues mensuelles. En 2015, il crée la chaine YouTube du même nom. Avec plus de 50 vidéos à ce jour, il a 300 000 abonnés et cumule 15 millions de vues. Les sujets abordés concernent la physique fondamentale et appliquée, la biologie, la médecine, les mathématiques, l’informatique et la psychologie expérimentale. Il assure seul toutes les étapes de production des vidéos. Yaël Nazé consacre avec succès une énergie importante à la vulgarisation de l’astronomie et de l’astrophysique au travers de réalisations variées  : ouvrages, expositions, conférences. Passionnée, pleine de fantaisie et d’humour, elle aime sortir de l’ordinaire en proposant par exemple des conférences pour les sourds, des ateliers de cuisine astronomique, des expositions de sa création. Elle est l’auteur de dix livres remarquables dont Voyager dans l’espace, L’astronomie des anciens, L’histoire du télescope, Les couleurs de l’univers, L’art et l’astronomie  : impressions célestes et L’astronomie au Prise de position Prix Jean Perrin 2016 (popularisation de la science)  : David Louapre David Louapre est en outre l’auteur de deux livres  : Mais qui a attrapé le bison de Higgs ? (Flammarion, 2016) et Insoluble, mais vrai ! (Flammarion, 2017). Durant plusieurs années, il a été membre du jury des Olympiades de Physique France. Le jury a été très sensible à la grande disponibilité de David Louapre pour répondre aux questions suscitées par ses articles et vidéos et pour retravailler les sujets pour lesquels des incompréhensions seraient apparues. Ces sujets sont abordés avec un sérieux et une rigueur irréprochables dans des vidéos, qui sont complétées et prolongées par l’écrit sur le blog associé. Au sein et autour de la SFP David Louapre est âgé de 39 ans. Il a soutenu en 2004 une thèse de doctorat intitulée « Modèle de mousse de spin pour la gravité quantique en trois dimensions ». À l’issue de cette thèse, il est embauché au centre de recherche de Saint-Gobain. Il y est aujourd’hui chargé de la gestion de projets de recherche exploratoire (verre automobile, verre bâtiment). Le jury a apprécié la grande qualité de la réalisation et du montage des vidéos et le soin apporté aux illustrations visuelles qui accompagnent les explications. En conclusion, David Louapre effectue un travail de vulgarisation et de médiation scientifiques de très grande qualité, en contribuant à la présence sur Internet, et notamment sur YouTube, d’une offre de contenus sérieux et rigoureux, susceptibles de toucher un large public. C’est avec un grand enthousiasme que la Société Française de Physique a décidé de lui décerner le Prix Jean Perrin 2016. Prix Jean Perrin 2017 (popularisation de la science)  : Yaël Nazé Yaël Nazé est une astrophysicienne belge âgée de 40 ans. Elle travaille à l’Université de Liège. Son thème principal de recherche est l’étude des étoiles massives et de leur interaction avec leur environnement. Titulaire d’un doctorat obtenu en mars 2004, elle est chercheuse qualifiée FNRS (Fonds national de la recherche scientifique, organisme de recherche belge) depuis 2009. C’est le titre d’une tribune parue dans Le Monde Science et Techno du 20 juin 2018, signée par 24 sociétés savantes, dont la Société Française de Physique. Comme annoncé dans l’éditorial du numéro 56 de Reflets de la physique, un gigantesque chantier de rénovation du Grand Palais est en cours, qui entraînera sa fermeture (et donc celle du Palais de la découverte) de 2020 à 2024. À sa réouverture, le « nouveau Grand-Palais » sera conçu comme un lieu de rencontre entre arts, sciences et société. féminin, dont la majeure partie a été publiée par des éditeurs français (Belin, Vuibert, CNRS Éditions). Elle donne plus d’une douzaine de conférences grand public par an, en partie en France. En 2007, elle a été élue « Femme de l’année » par le Conseil des femmes francophones de Belgique. Le jury a été particulièrement sensible à l’originalité de l’approche de Yaël Nazé. Consciente de la place privilégiée de l’astronomie dans la vulgarisation des sciences « dures », elle tire profit de l’attraction qu’exerce cette discipline sur le grand public pour s’en servir de points d’accroche pour intéresser les gens et les conduire vers d’autres cieux comme la chimie ou la physique, mais aussi l’art, ou vers la question de la place des femmes. Le jury tient à souligner l’action de Yaël Nazé vers des publics très variés  : enfants, adolescents, seniors..., ce qui nécessite d’aborder à chaque fois l’astronomie sous des angles différents. Yaël Nazé allie un travail de recherche de niveau international et la diffusion des connaissances vers les enfants et un public curieux, mais non spécialiste. Son approche, particulièrement originale, mérite indubitablement de recevoir le prix Jean Perrin 2017 de popularisation de la science. La mutation du Palais de la découverte ne doit pas altérer son ADN Cette fermeture de 4 ans est l’occasion de repenser le Palais de la découverte pour le faire entrer de plein pied dans le 21 e siècle. Mais, comme le rappelle la tribune du Monde, « le Palais 2024 doit rester un endroit qui met les citoyens en contact avec les sciences fondamentales et avec les fondamentaux des sciences ». Une esquisse de ce que devrait être le Palais de la découverte 2024 est détaillée dans un document proposé par les signataires de la tribune ci-dessus, et disponible sur le site de la SFP. Reflets de la Physique n°58 43



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 1Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 2-3Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 4-5Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 6-7Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 8-9Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 10-11Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 12-13Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 14-15Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 16-17Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 18-19Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 20-21Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 22-23Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 24-25Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 26-27Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 28-29Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 30-31Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 32-33Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 34-35Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 36-37Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 38-39Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 40-41Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 42-43Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 44-45Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 46-47Reflets de la Physique numéro 58 jun/jui/aoû 2018 Page 48