Reflets de la Physique n°58 jun/jui/aoû 2018
Reflets de la Physique n°58 jun/jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de jun/jui/aoû 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Société Française de Physique

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'observatoire spatial Fermi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« Challenge Physique Expérimentale en Afrique » est un concours soutenu (entre autres) par la Société Française de Physique, et qui a pour objet le développement de dispositifs innovants à bas coût, réalisables localement autour du thème enseignement et recherche en physique expérimentale. La première édition du concours s’est déroulée en 2017. Dix candidats sélectionnés ont reçu une formation expérimentale et ont présenté un projet comportant un module microcontrôleur. L’annonce du palmarès et la remise des prix ont eu lieu le 8 décembre 2017 au Cameroun, à Yaoundé. 38 Reflets de la Physique n°58 Le concours « Challenge Physique Expérimentale en Afrique » Odette Fokapu (1,2) (odette.fokapu@utc.fr), Daniel Hennequin (2,3), Dave Lollman (4,5), François Piuzzi (2,5) (piuzzifr@gmail.com), Annick Suzor-Weiner (2,6) et Paul Woafo (2,7) (1) Biomécanique et Bioingénierie, Université de Compiègne, BP 60319, 60203 Compiègne Cedex (2) APSA (Association pour la promotion scientifique de l’Afrique), 19 rue Vernier, 75017 Paris (3) PhLAM, Université de Lille 1, 59655 Villeneuve d’Ascq Cedex (4) IM2NP, Aix-Marseille Université, case 152, 13397 Marseille Cedex 20 (5) Commission Physique sans Frontières, Société Française de Physique, 33 rue Croulebarbe, 75013 Paris (6) Professeur émérite à l’Université Paris-Sud (7) Département de Physique, Université de Yaoundé 1, P.O. Box 812, Yaoundé, Cameroun Le contexte Le projet « Challenge Physique Expérimentale en Afrique » a pour objectif global de favoriser le développement de nouvelles stratégies pour promouvoir l’enseignement et la recherche dans le domaine des sciences expérimentales en Afrique. L’Afrique subsaharienne compte environ 82 000 chercheurs, contre environ 1 600 000 pour l’Union européenne, soit respectivement 1,1% et 22% du nombre total de chercheurs dans le monde (a). La fuite des cerveaux est en partie responsable de cette situation. Le fossé scientifique et technologique entre l’Afrique et le reste du monde n’a fait que s’accroître au fil des ans, mais il peut être réduit en soutenant fortement les sciences expérimentales. Dans beaucoup de pays africains, l’un des problèmes affectant l’enseignement des matières scientifiques au lycée et à l’université est l’insuffisance et même l’absence d’instruments de mesure ou d’observation. Cette situation rend très difficile la formation en sciences expérimentales, ainsi que la réalisation de travaux pratiques pour les premiers cycles universitaires. Ce manque d’équipements scientifiques est encore plus marqué dans les laboratoires de recherche. Il en résulte qu’en Afrique subsaharienne les recherches en physique sont très majoritairement théoriques. Cela constitue un handicap, car la résolution de nombreux problèmes sociétaux requiert des mesures physiques  : caractérisation de cellules solaires pour l’énergie, mise au point de capteurs pour la détection de certaines maladies, mesures de la qualité de l’eau pour l’environnement et la santé, caractérisation quantitative du réchauffement climatique... Les instruments scientifiques coûtent cher. De plus, ils sont essentiellement produits dans les « pays du nord » (ainsi qu’en Chine et en Inde), ce qui induit des problèmes économiques liés aux taxes d’importation et à la difficulté d’obtenir des pièces détachées. S’y ajoutent des problèmes de maintenance, d’accès aux consommables, de formation et d’adaptation aux conditions locales, démultipliés par les effectifs pléthoriques des élèves et étudiants engagés dans des études scientifiques et technologiques  : il est donc urgent de trouver des solutions locales. Depuis quelques années, l’apparition de nouvelles méthodes et de nouveaux outils technologiques issus de la révolution
J Paul Woafo numérique permettent d’être raisonnablement optimiste  : méthodes de science collaborative, logiciels et matériels en source ouverte, plateforme collaborative Arduino (b) pour l’électronique, impression 3D, etc. L’Afrique, dont la téléphonie fixe est restée peu développée, s’est largement appropriée la téléphonie mobile. Plus généralement, l’Afrique montre un intérêt croissant pour les nouvelles technologies, 1. Formation des candidats sur la plateforme d’électronique Arduino. illustré, par exemple, par la création de nombreux lieux ouverts au public du type «Fab Lab». Le présent projet s’inscrit dans cette dynamique  : il s’agit pour l’APSA – Association pour la promotion de la science en Afrique (encadré 1) – d’aider les organismes universitaires africains à développer des outils pédagogiques et de formation par la recherche en sciences expérimentales. APSA (Association pour la promotion scientifique de l’Afrique) Fondateur et président actuel  : Vincent Rivasseau Date de fondation  : 2008 Nombre de membres  : 60 Activités  : soutien aux équipes scientifiques en Afrique, organisation de manifestations scientifiques  : « Rencontres des jeunes chercheurs africains en France », concours innovants en physique expérimentale et technologies du développement durable, récupération et mise à disposition de livres en mathématiques et physique. Site internet  : www.scienceafrique.fr/encadré 1 Science et société Le concours En réponse à cette problématique, l’APSA a entrepris une action originale et pionnière au Cameroun, afin de montrer qu’il est possible de trouver des compétences et des motivations locales pour fabriquer des instruments scientifiques de base. Cette action se présente sous la forme d’un concours piloté par Odette Fokapu (secrétaire générale de l’APSA), François Société Camerounaise de Physique Fondateur  : Paul Woafo Date de fondation  : 2006 Nombre de membres  : 140 Activités  : la Société Camerounaise de Physique a pour but de contribuer au développement et à la promotion de la physique et du physicien camerounais. Site internet  : www.scp-web.org encadré 2 a Reflets de la Physique n°58 39



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