Reflets de la Physique n°55 oct/nov/déc 2017
Reflets de la Physique n°55 oct/nov/déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°55 de oct/nov/déc 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Société Française de Physique

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : une brève histoire du climat de la Terre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CNRS/C. Figueidero Prix scientifiques En 2006, Sara Ducci a fait la première démonstration au niveau mondial de l’émission de paires de photons corrélés dans un dispositif semi-conducteur. Puis elle a obtenu des résultats marquants, qui sont des jalons importants vers des applications technologiques en information quantique  : l’injection électrique de sources de photons jumeaux à température Depuis son recrutement au CNRS, Olivier Arcizet a infléchi son projet vers la nanooptomécanique quantique. Ses recherches, soutenues par une Starting Grant de l’ERC, ont pour but de communiquer à des nanooscillateurs ultrafroids une nature et des comportements non classiques par le biais d’un couplage fort avec un système quantique externe adéquat. 1 ITerrne.'-‘1 !'en.0113 Let, Les contributions de Navin Alahari dans le domaine de la physique nucléaire expérimentale sont exceptionnelles. Il a développé des méthodes d’analyse, des détecteurs spécifiques et l’appareillage associé qui ont nourri plusieurs programmes de recherche. Un de ses premiers résultats marquants est une analyse fine des noyaux légers à forte asymétrie neutronproton, où il a montré la disparition de la 40 Reflets de la Physique n°55 Prix Louis Ancel 2016 (matière condensée)  : Sara Ducci Sara Ducci a reçu son diplôme de docteur en physique en 2000 à l’Université de Florence. Après un postdoctorat au Laboratoire Kastler Brossel, elle a été recrutée en 2002 comme Maître de conférences à l’Université Paris Diderot où elle est devenue Professeure en 2008. Elle effectue ses recherches au laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques (MPQ), où elle est responsable de l’axe de recherche « Photonique pour l’information quantique ». ambiante dans des nanostructures semiconductrices, et la première génération de photons intriqués sur puce. Elle est auteure de 60 articles dans des revues à comité de lecture et de nombreuses conférences invitées, codirige le Master international «Nanotechnologies and Quantum Devices», et est membre de l’Institut Universitaire de France depuis 2012. Les recherches d’Olivier Arcizet, récompensées par une médaille de bronze CNRS en 2013, ont largement contribué à l’émergence de la nano-optomécanique quantique. Plusieurs concepts scientifiques de grande originalité et plusieurs premières mondiales sont à son actif. Le point fort d’Olivier réside dans sa démarche d’expérimentateur extrêmement pointu et magicité N=8 dans un noyau riche en neutrons et l’existence de halos de protons dans les isotopes déficients en neutrons. Au niveau instrumental, les travaux de Navin Alahari sur les réactions aux énergies proches de la barrière coulombienne ont conduit au développement d’une nouvelle ligne expérimentale au GANIL, avec des retombées majeures sur la spectrométrie gamma des produits de fission. Il a aussi Sara Ducci doit sa reconnaissance internationale à un positionnement original, qui combine des approches et expertises très complémentaires en optique non linéaire, optique quantique, modélisation et fabrication de dispositifs à base de semiconducteurs, et qui justifie pleinement l’attribution du prix Ancel 2016 de la SFP. Prix Aimé Cotton 2016 (physique atomique, optique)  : Olivier Arcizet Olivier Arcizet a soutenu en 2006 sa thèse, effectuée sous la direction d’Antoine Heidmannau Laboratoire Kastler Brossel, sur la mesure optique ultrasensible et le refroidissement par pression de radiation d’un micromiroir. Il a ensuite été postdoctorant pendant trois ans au Max Planck Institut für Quantenoptik à Garching, Allemagne. Il est depuis fin 2009 Chargé de recherche CNRS à l’Institut Néel à Grenoble, dans l’équipe Nano-Optique et Forces. rigoureux, sachant remarquablement établir et démontrer des concepts sortant des sentiers battus sur le plan fondamental. Par ce prix Aimé Cotton 2016, la SFP tient à valoriser et encourager les qualités remarquables de ce physicien inventif, dynamique, sachant appréhender toute la complexité des nanosystèmes hybrides qu’il développe. Prix Joliot-Curie 2016 (physique nucléaire)  : Navin Alahari La première partie de la carrière scientifique de Navin Alahari a été effectuée au Babha Atomic Research Center à Mumbai (Inde). Il a obtenu son diplôme de PhD à l’Université de Mumbai en 1996. Visiteur scientifique à l’Université d’État du Michigan de 1997 à 1999, il a été recruté par le CNRS en 2004 au GANIL, où il est directeur de recherche et dont il est actuellement le responsable. étudié les réactions de fusion induites par des noyaux peu liés. Ce physicien est aujourd’hui très actif dans l’expertise scientifique et la gestion des programmes expérimentaux présents et à venir. Pour l’originalité de sa démarche scientifique, la portée de ses résultats et son rayonnement dans la communauté, la SFP est heureuse de lui décerner le prix Joliot- Curie 2016.
kàe Johannes Orphal a eu des initiatives et des succès majeurs à l’interface entre l’optique, la spectroscopie, la physique moléculaire, la chimie physique et les sciences de l’atmosphère. Ses travaux sur les mesures de gaz rares dans l’atmosphère terrestre (NO 3, HONO, NO 2, IO, IONO), à l’aide de sources de lumière à large spectre combinées avec un résonateur optique, ont clairement indiqué la supériorité des méthodes qu’il a mises au point et qui sont aujourd’hui utilisées mondialement. Carlo Sirtori, spécialiste des interactions entre la lumière et la matière condensée, a eu un parcours scientifique et technologique unique, avec des résultats exceptionnels. Il a travaillé en particulier sur les tout premiers lasers semi-conducteurs à cascade quantique dans différents matériaux. Ces lasers sont devenus aujourd’hui des outils technologiques performants. Il a aussi démontré qu’on pouvait combiner très favorablement les lasers à cascade quantique THz avec d’autres technologies bien établies. Au sein et autour de la SFP Prix Gentner-Kastler 2017 (conjoint DPG-SFP)  : Johannes Orphal J. Orphal est reconnu non seulement en Allemagne et en France, mais aussi aux niveaux européen et international par des distinctions et des responsabilités remarquables. Il est ou a été coordinateur de plusieurs réseaux de recherche sur l’atmosphère et le climat et de projets d’étude de l’atmosphère utilisant des satellites géostationnaires (ATMO-SAT, G3E, MAGEAQ, MACE). Il est l’auteur de plus de 200 publications dans des revues internationales à comité de lecture. Johannes Orphal a commencé ses études à l’Université Humboldt de Berlin avant de rejoindre en 1991 le laboratoire de physique moléculaire d’Orsay où il fit sa thèse (spécialité lasers et matière). Après un retour à l’université de Brême en 1995, il revient en France au LPMO avec une bourse «Emmy Noether Research Fellow«. Il est recruté comme chargé de recherches au CNRS, puis en 2006 comme professeur à l’université Paris 12 (Créteil). Il a été membre du bureau de la SFP de 2005 à 2009. Depuis 2009, il est professeur en Allemagne et dirige l’Institut de météorologie et de climatologie à Karlsruhe. Depuis une dizaine d’années il travaille aussi sur les polaritons de cavité, démontrant leurs injections électriques, ce qui permet de concevoir de nouveaux composants à base de couplage fort où on peut obtenir par exemple des lasers sans seuil. Carlo Sirtori et son équipe détiennent le record mondial du couplage fort, avec un anticroisement de Rabi de plus de 70% de la transition. Dans ce régime, dit ultra-fort, les propriétés des systèmes couplés sont si modifiées que cela ouvre un tout nouveau champ de recherche fondamentale et Les sociétés française et allemande de physique ont le plaisir de décerner le prix Gentner-Kastler 2017 au professeur docteur Johannes Orphal, pour ses contributions exceptionnelles dans le domaine de la mesure d’éléments traces dans l’atmosphère par l’utilisation des méthodes de spectroscopie moléculaire à haute résolution. Ses travaux ont été réalisés dans le cadre d’une collaboration européenne et plus particulièrement franco-allemande, dans la physique de l’environnement. Prix Charpak-Ritz 2016 (conjoint SPS-SFP)  : Carlo Sirtori Carlo Sirtori a obtenu son diplôme de PhD en physique en 1990 à l’Université de Milan. Après plus de sept ans à Bell Labs, dont trois ans comme postdoctorant, chez Federico Capasso en 1990-93, il rejoint ensuite Thalès pendant cinq ans avant de devenir, en 2012, professeur de l’Université Paris Diderot, au laboratoire Matériaux et phénomènes quantiques (MPQ, unité mixte UP7-CNRS). Il est membre de l’Institut Universitaire de France. Le prix Charpak-Ritz est un nouveau prix créé en 2016 par un accord entre la SPS (Société suisse de physique) et la SFP. Il est décerné tous les ans, alternativement à un physicien suisse et à un physicien français. Carlo Sirtori en est le premier lauréat. Georges Charpak et Walther Ritz appliquée, où l’interaction avec le champ du vide permet de contrôler la matière. Au cœur de résultats reconnus par la communauté internationale, Carlo Sirtori et son groupe innovent et portent un équilibre rarement atteint, associant l’exploration de propriétés quantiques fondamentales et l’intégration des lasers THz avec d’autres technologies, pour créer des développements pratiques de dispositifs industriels. Les sociétés suisse et française de physique sont heureuses de lui décerner le Prix Charpak-Ritz 2017. Georges Charpak (1924-2010), physicien français, lauréat du prix Nobel 1992 pour son invention et le développement de détecteurs de particules, en particulier la chambre proportionnelle multifils. Walther Ritz (1878-1909), physicien suisse, dont l’œuvre a porté sur la spectroscopie, l’étude critique des principes de l’électrodynamique et les méthodes mathématiques de la physique. Reflets de la Physique n°55 41



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