Ramdam n°141 nov/déc 2019
Ramdam n°141 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°141 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Ligne Sud

  • Format : (148 x 211) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : dansons, puisque tout passe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Du 22 novembre au 1er décembre, Théâtre du Capitole, Toulouse. OLI- VIER page 8 PY Carole Bellaïche L'INVITÉ Aimable courtisan, artiste passionné, catholique rebelle… Olivier Py est tout à la fois. Pas étonnant alors qu’il monte avec brio Dialogues des Carmélites, cette œuvre qui faillit naguère le propulser au couvent. Il en offre une version épurée, qui célèbre la foi autant qu’elle « emmerde l’Église ».
PY Quand avez-vous découvert le texte de « L'ATTRAIT D'UNE VIE HÉROÏQUE » Bernanos ? Ça remonte ! Je devais avoir 19 ou 20 ans. J’étais alors un Bernanosien convaincu et passionné. On m’a souvent étiqueté comme Claudélien, mais en réalité Bernanos a été beaucoup plus important dans ma formation intellectuelle et spirituelle. Notamment ce texte. C’est un drôle d’objet, mais il est assez simple, assez direct. Je dirais qu’il condense la pensée de Bernanos, et notamment sa pensée éthique. C’est le mot qu’il convient d’interroger si on veut comprendre Dialogues des Carmélites et son succès. Comment avez-vous découvert la version de Poulenc ? Relativement tard. Ce n’est pas une pièce qui était beaucoup jouée il y a 30 ans. Elle avait mauvaise réputation, elle passait pour réactionnaire, néoclassique. À cette époque, il valait mieux dire qu’on aimait Stockhausen que Poulenc. Et puis j’ai vu Dialogues des Carmélites à l’opéra, et j’ai été émerveillé, bouleversé. Qu’est-ce qui vous a ému ? Surtout cette phrase  : « L’attrait d’une vie héroïque ». Cette formule m’a bouleversé et a beaucoup agi sur mon destin. Il faut dire qu’à 20 ans, je n’avais pas totalement renoncé à la vocation religieuse… Donc c’était un texte très dangereux pour moi, extrêmement dangereux ! Vous vous êtes identifié à Blanche de la Force ? J’étais totalement Blanche de la Force. Si ce n’est que je n’avais pas peur. Blanche a du courage, et en même temps elle a peur. Moi je n’avais peur de rien, et certainement pas de la mort. C’est une thématique que je n’ai pas comprise quand j’étais jeune. Par contre, « l’attrait d’une vie héroïque », oui, ça c’est quelque chose que je pouvais comprendre. Je voulais une vie héroïque. Je n’avais pas du tout l’intention de m’ennuyer dans une vie bourgeoise ! Qu’est-ce que c’était, pour vous, une vie héroïque ? Il y en avait deux formes, et elles étaient toujours spirituelles  : c’était l’art ou le couvent. Mais je crois que ce qui fait la force de cette œuvre, c’est qu’on n’a pas besoin d’être chrétien pour l’apprécier. Quels ont été vos choix artistiques pour monter ce spectacle ? D’abord j’avais l’impression qu’il fallait enlever un peu – beaucoup même – du kitsch révolutionnaire. L’ambiance de la Révolution française, j’ai beaucoup vu ça dans les mises en scène des Dialogues  : la guillotine, ça peut faire peur, mais ça fait rire la plupart du temps ! Il fallait trouver quelque chose qui simplifie, qui épure, qui soit beaucoup plus sobre que la représentation littérale d’une époque révolutionnaire en cotillon. On a recentré sur l’action intérieure, intime, spirituelle des personnages. Avec Pierre André (décorateur et costumier,ndlr), on a beaucoup travaillé sur les décors du Corbusier. On voulait un décor en bois gris qui n’en finisse pas de se moduler et de changer en fonction du drame et de la psychologie des personnages. Comment cela se traduit-il dans les costumes ? Le costume est un problème particulier dans les Dialogues parce qu’elles sont presque tout le temps en Carmélites. Souvent, on ne les reconnaît pas. On a donc essayé de faire apparaître le maximum de signes distinctifs  : un gros chapelet, une chasuble blanche ou noire… Et surtout on a inventé un costume des Carmélites qui n’existe pas, qui est une synthèse de tous les costumes et qui est d’une grande simplicité. page 9



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