Pulsations n°2019-10 oct/nov/déc 2019
Pulsations n°2019-10 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-10 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18,6 Mo

  • Dans ce numéro : un défi pour tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Octobre - Décembre 2019 Actualités Par André Koller Un espace pour se ressourcer Interreligieux et humaniste, ce lieu ouvert à tous a été créé au cœur de l’hôpital. Pulsations Un espace, trois religions, une spiritualité. Conçue à l’origine pour être une chapelle mais utilisée surtout pour des colloques, la salle Opéra s'est métamorphosée. Depuis la rentrée, elle accueille l’Espace de ressourcement. Unique en Suisse, innovant par son architecture et ses aménagements en toile où sont projetées des images animées, il réunit en un seul lieu Israélites, Chrétiens, Musulmans et Humanistes. Espace pluriel donc, où philosophie et religions se retrouvent dans leur intention commune  : apporter une réponse à la dimension spirituelle de l'existence. « Nous pouvons tous vivre des moments très émotionnels lors d’un parcours médical. Une prise en soins bien comprise et globale se doit d’en tenir compte. Désormais, l’hôpital offre à ses usagers un lieu magnifique qui permet à chacun de se retrouver, dans la sérénité, pour mobiliser ses forces intérieures », se félicite Nicole Rosset, cheffe de projet, adjointe à la Direction des affaires extérieures. 6 Jeux de lumière L’idée a été amenée par le directeur général des HUG, Bertrand Levrat  : créer pour les patients, les proches et les collaborateurs un lieu innovant dont la beauté et la quiétude favorisent le ressourcement. Ouverts de 6h30 à 22h, les quatre espaces, délimités par des rideaux et identifiés par une projection d’images symbolisant la religion ou la dimension humaniste, offrent un calme et un environnement propices à l’introspection. « Ils sont amovibles et peuvent faire place à un espace unique disponible pour des manifestations ponctuelles », précise Nicole Rosset. Mais qu’en pensent les représentants religieux ? Pour Eric Ackermann, guide spirituel israélite, « un tel espace est salutaire en maintes occasions. La sym bolique est forte aussi, car il réunit les confessions sans nier leurs particularités, en acceptant leurs différences ». De son côté, Omar Seck, aumônier musulman, estime que l’endroit « rend visible un vécu de plusieurs décennies, soit le partage de liens et de connaissances avec les autres religions, avec les patients ». Jérémy Dunon enfin, coordinateur de l’aumônerie protestante, souligne l’originalité de la démarche. Il relève que pour les chrétiens, le plaisir de savoir cet espace disponible pour les autres semble même supérieur à celui d’en avoir un pour eux. L’Espace de ressourcement a été réalisé avec le soutien des donateurs de la Fondation privée des HUG. Crédit  : Louis Brisset
Crédit  : istockphoto Juillet 1989, les HUG sont pionniers dans le pays en pratiquant la première transplantation de foie sur un enfant. Trente ans plus tard, leur Centre suisse du foie de l’enfant (CSFE), seul à effectuer des greffes, est la référence nationale pour la prise en charge des enfants malades du foie et des voies biliaires. « Avec un taux de survie de plus de 90% après transplantation, nos résultats sont comparables à ceux des meilleurs centres du monde. Et nous en sommes fières. Les premiers enfants greffés sont devenus des adultes accomplis, c’est notre plus grande satisfaction », soulignent les deux directrices du CSFE, la Pre Barbara Wildhaber, médecin-cheffe du Service de chirurgie pédiatrique, et la Pre Valérie McLin, médecin adjoint agrégée, responsable de l’Unité de gastro-entérologie, hépatologie et nutrition pédiatriques. Pulsations Quels progrès pour les maladies du foie de l’enfant ? Le Centre suisse du foie de l’enfant, seul centre du pays habilité à pratiquer des transplantations de foie pédiatriques, a fêté ses 30 ans début septembre. Moins d’opérations Dans le futur, quels progrès thérapeutiques possibles ? La radiologie interventionnelle sera mieux maîtrisée et les enfants moins opérés. Sous contrôle de l’imagerie médicale, cette technique permet en effet de passer par une voie naturelle (vaisseaux, voies biliaires) pour réaliser des actions qui autrefois nécessitaient une chirurgie ouverte. « Elle est appropriée lors de malformations vasculaires autour du foie, ainsi que pour traiter les complications biliaires ou après la greffe. Pour l’enfant, ce sont moins de douleurs et de complications et une récupération plus rapide », relève la Pre Wildhaber. Étude européenne D’autres avancées sont attendues avec les immunosuppresseurs, médicaments pris à vie pour éviter le rejet du foie greffé. Le CSFE fait partie d’un réseau européen qui cherche à identifier quelle catégorie de patients pourrait, à terme, 7 s’en passer. « Seul un petit pourcentage de malades sera concerné », avance la Pre McLin. Quant à la greffe chez l’enfant à partir d’un donneur vivant, elle n’est utilisée qu’en cas d’extrême urgence. Comme les risques pour le donneur ne sont pas négligeables, cette méthode devrait intéresser à l’avenir, comme aujourd’hui, moins de 10% des cas. Et une alternative à la transplantation ? L’espoir se tourne vers la thérapie génique  : on traiterait la personne souffrant d’une maladie métabolique du foie en corrigeant le gène déficient. Une musique plus lointaine. « Au mieux dans vingt ou trente ans », souffle la Pre McLin. Savoir + En 30 ans, le CSFE a transplanté 177 enfants et suit actuellement près de 300 familles venant de toute la Suisse ou de l’étranger. https://csfe.hug-ge.ch Par Giuseppe Costa Octobre - Décembre 2019 Actualité



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