Pulsations n°2019-10 oct/nov/déc 2019
Pulsations n°2019-10 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-10 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18,6 Mo

  • Dans ce numéro : un défi pour tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Octobre - Décembre 2019 sur l’état de la personne, nous demandons tout de suite son adresse et numéro de téléphone, explique Philippe Sauvanet. Cela nous permettra d’agir au cas où la ligne est coupée. » La victime respire-t-elle ? Est-elle consciente ? Tout au long de la conversation, les régulateurs réalisent une anamnèse médicale, à la recherche du problème principal. Ils déterminent ainsi la priorité de l’urgence, tout en sélectionnant une série de symptômes sur l’ordinateur. Ceci permet ensuite d’alarmer les services d’ambulance par SMS, avec les informations essentielles sur l’état de la victime. « Comme nous avons souvent affaire à des personnes paniquées, il faut rester maître de la situation et diriger les questions », note Philippe Sauvanet. Un subtil mélange d’écoute, de fermeté, d’empathie et de respect du protocole. Des écrans géants permettent aux régulateurs de visionner en direct les images des caméras postées sur les grands axes routiers genevois. Pulsations 80’000 appels par année sur la ligne d’urgences 144. 5000 engagements du SMUR par an. 450 engagements de l’hélicoptère de la Rega par an. 10’000 transferts interhospitaliers par an. 32’000 engagements d’ambulances d’urgence par an. 250 Le nombre de tablettes et smartphones embarqués dans les ambulances, gérés par la Centrale 144. 26 Evènements majeurs Dans les nouveaux locaux de la Centrale 144, une salle est spécialement dédiée aux situations de crise. Douze à quinze fois par année, un événement de grande ampleur (comme un grave incendie ou un accident impliquant plusieurs personnes) place la Centrale en état d’urgence. « Le problème dans ces cas-là, c’est que le quotidien ne s’arrête pas, souligne Florent Guiche, responsable opérationnel de la Centrale 144. En plus de gérer l’évènement majeur, il faut aussi assurer la prise en charge des appels habituels. » L’intervention d’ampleur est alors « mise sous cloche ». Une équipe de régulateurs et des ambulances sont « dédiés » à l’événement, tandis que les autres collaborateurs continuent d’assurer le quotidien. Des personnes peuvent également être mobilisées en renfort. Le tout est mené selon des procédures extrêmement précises, qui apportent les réponses les plus efficaces possible.
Crédit  : istockphoto Pulsations Grippe un petit tour et puis revient Chaque hiver, elle fait son grand retour. Doit-on se méfier de la grippe ? Et surtout, comment s’en protéger ? Le point avec la Dre Anne Iten, médecin interniste infectiologue et responsable du programme VigiGerme *. Une même personne peut contracter la maladie plusieurs fois durant la saison. Vrai. L’une des caractéristiques du virus de la grippe (influenza) est qu’il se réplique en permanence, ce qui lui donne l’opportunité de se modifier régulièrement. Avoir la grippe une année n’immunise donc pas contre une infection l’année suivante, ni d’ailleurs au cours de la même saison. * Recommandations et outils de référence pour la prévention de la transmission des agents infectieux aux HUG. La vaccination est 100% efficace. Faux. Il est difficile de prévoir l’évolution du virus et donc d’élaborer le bon vaccin. De plus, celui-ci n’a pas la même efficacité chez tout le monde. Par exemple, ceux qui ont un système immunitaire affaibli, comme les personnes âgées, y répondent moins bien. 27 On peut anticiper la virulence de la grippe d’une année à l’autre. Vrai et faux. Les virologues étudient chaque année les souches qui circulent et tentent d’identifier celles qui circuleront vraisemblablement l’année suivante. Cela permet d’adapter le vaccin contre la grippe d’année en année. Mais ils ne tombent pas toujours juste, et plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’importance de l’épidémie  : le potentiel pathogène de la souche en circulation, le taux de vaccination dans la population, ou encore le moment où l’épidémie survient. On peut mourir de la grippe Vrai. Chez une personne en bonne santé, la grippe se soigne généralement bien. Mais dans les populations fragiles, elle peut entraîner des complications, notamment respiratoires. Chaque année, plusieurs personnes décèdent des suites de la grippe en Suisse. D’où l’importance de vacciner les groupes le plus à risque, soit les plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’une maladie chronique ainsi que les enfants prématurés jusqu’à 2 ans. On peut se faire vacciner chez son médecin traitant et dans un grand nombre de pharmacies, de préférence entre le mois d’octobre et la fin du pic de l’épidémie. Par Clémentine Fitaire Octobre - Décembre 2019 V r ai/F a u x



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