Pulsations n°2019-07 jui/aoû/sep
Pulsations n°2019-07 jui/aoû/sep
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-07 de jui/aoû/sep

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9 Mo

  • Dans ce numéro : les bienfaits de la natation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Juillet - Septembre 2019 Actualité Par Aude Raimondi Photo Fred Merz lundi13 Pulsations Stimuler ses artères en marchant L’entraînement à la marche soulage efficacement les patients atteints d’une maladie artérielle. Le programme Arteriofit propose une réadaptation complète et en mouvement. 4 L’activité physique a désormais fait ses preuves dans le traitement de nombreuses pathologies. Tel un médicament, elle est de plus en plus prescrite par les médecins. Dans cette optique, le nouveau programme Arteriofit, mis en place par l’Unité d’angiologie, mise sur l’entraînement à la marche pour soulager des patients atteints d’athérosclérose.
Actualité Cette maladie, connue pour toucher l’aorte, peut également entraîner un rétrécissement des vaisseaux sanguins dans les membres inférieurs. Les personnes concernées souffrent parfois d’intenses douleurs aux mollets, fesses, cuisses ou pieds, sous forme de crampes, qui les empêchent de marcher plus d’une certaine distance. Or, de nombreuses études ont montré qu’un entraînement régulier réduit considérablement les douleurs et permet d’augmenter le périmètre de marche. « Faire du sport ne modifie pas la pression dans les jambes, remarque le Dr Frédéric Glauser, médecin adjoint au Service angiologie et hémostase et responsable du programme Arteriofit. En revanche, les muscles captent plus facilement l’oxygène et les vaisseaux se dilatent mieux. » Solidarité Une fois le diagnostic posé, tout médecin traitant peut recommander le programme Arteriofit (remboursé par les caisses maladie). Après une première phase de test, l’entraînement commence. Trois fois par semaine pendant trois mois, les patients, encadrés par des physiothérapeutes, effectuent des exercices allant de la marche sur tapis au vélo, en passant par la natation. « Le concept m’a tout de suite plu, témoigne Pascal, l’un des premiers inscrits au programme. Depuis quelque temps, je n’avais plus aucun plaisir à me promener tellement je souffrais. Mais dès la première séance, je me suis lié d’amitié avec un autre participant. On s’est serré les coudes et on a vite progressé, jusqu’à pouvoir marcher pendant une heure sans avoir mal. » Gagner en autonomie Aux séances d’activité physique s’ajoutent des cours théoriques abordant divers thèmes, comme la gestion de la douleur ou l’arrêt du tabac. L’objectif est d’offrir au patient une formation complète et lui donner toutes les clés pour qu’il soit acteur de sa santé. « Les participants ne se (re)mettent pas simplement au sport, constate Floriane Le Petit Le Danvic, infirmière à l’Unité d’angiologie. Plusieurs d’entre eux modifient leur hygiène de vie, mangent plus sainement et transmettent même leurs nouvelles connaissances à leur famille. » Plusieurs études attestent que ce type 5 de programme améliore la qualité de vie. « Chez les patients atteints d’une maladie cardiovasculaire, la mortalité diminue de 35%, relève le Dr Glauser. Des bénéfices nets sont aussi constatés sur les troubles de l’humeur et de l’anxiété. » Donner du sens Si une bonne dose de motivation est certes nécessaire au départ, de nombreux patients apprécient cette prise en charge qui n’est pas uniquement centrée sur des actes médicaux invasifs. « J’ai aimé le fait qu’on ne me propose pas un énième médicament, confirme Pascal. C’était l’occasion de me remettre au sport, tout en apprenant d’autres choses très utiles, comme contrôler la douleur. Des outils que je continue d’utiliser, puisque je sors désormais marcher au minimum une demi-heure tous les jours. » Aujourd’hui, Pascal intervient également dans le programme en tant que patient partenaire, pour coacher et encourager les nouveaux participants. « L’important, c’est de l’aborder non pas comme une obligation, mais comme un pas vers le plaisir. » Juillet - Septembre 2019



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