Pulsations n°2019-07 jui/aoû/sep
Pulsations n°2019-07 jui/aoû/sep
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-07 de jui/aoû/sep

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9 Mo

  • Dans ce numéro : les bienfaits de la natation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Juillet - Septembre 2019 Contrôle et directives avant la livraison. 14h. Tout est prêt et les patients attendent leur examen. Magnus Eriksson, assistant technique, se hâte vers le monte-charge avec les fioles plombées. Trois étages plus haut, elles sont réceptionnées et injectées aux patients. « Avec ce radiopharmaceutique exclusif en Suisse romande, nos images diagnostiques atteignent une qualité avec laquelle il est difficile de rivaliser », souligne le Pr Martin Walter, médecin-chef du Service de médecine nucléaire. Pourtant, effet collatéral des accidents de l’industrie nucléaire, la radioactivité fait peur. « Une injection avec l’un de nos radiopharmaceutiques correspond à la dose reçue en six mois de vie normale. Grâce à elle, nous pouvons établir un diagnostic précis et administrer rapidement la thérapie la plus appropriée. Le calcul risque/bénéfice est très favorable. Les HUG ont été visionnaires en se dotant d’un cyclotron. Ils se positionnent en première ligne sur le chemin de la médecine personnalisée. En se formant sur cet outil, la future génération de médecins sera capable, en recherche et en clinique, d’utiliser des radiopharmaceutiques pour un diagnostic et des thérapies personnalisées. Nous remplissons ainsi les missions d’un hôpital hôpital universitaire  : les soins, l’enseignement et la recherche », conclut le médecin-chef. Pulsations 28 Les livraisons de FDG partent au petit matin vers les hôpitaux et cliniques de Suisse romande. Des photons tracés Un radiopharmaceutique est le couplage d’une molécule utilisée dans le métabolisme humain à un isotope faiblement radioactif. Injecté dans le corps, il émet des rayons gamma sous forme de photons émis dans deux directions opposées à 180° précisément. Cette particularité physique permet à la caméra PET de situer le point exact de l’émission. Par exemple  : le FDG, un glucose radioactif, se concentre dans les cellules cancéreuses, très avides de sucre. La caméra PET visualise les concentrations de FDG et du coup met en lumière les foyers de cellules cancéreuses.
Crédit  : Rawpixel.com/Shutterstock.com La santé au quotidien des enfants migrants Traduit en quatorze langues, un guide apporte aux parents migrants les informations essentielles sur la santé de leurs enfants. Ils viennent d’Amérique du Sud, d’Afrique ou d’Europe de l’Est. Ils attendent un permis de séjour ou sont installés depuis peu en Suisse. Eux, ce sont les jeunes patients qu’accueille la consultation Santé migrants pédiatrique (SAMI). Et pour accompagner leurs parents au quotidien, une brochure richement illustrée vient d’être éditée, avec notamment le soutien de la Fondation privée des HUG et de migesplus (portail pour l’égalité des chances en matière de santé). Traduit en quatorze langues, ce petit guide rappelle les bases en matière d’alimentation, d’hygiène, de prévention des accidents domestiques. Outre le calendrier vaccinal, il donne aussi des indications simples sur les symptômes les plus fréquents et les cas qui Pulsations nécessitent une consultation. « Avoir un enfant malade est toujours source d’anxiété, mais quand vous êtes dans un pays dont vous ne connaissez ni la langue ni le système de soins, c’est encore plus difficile », souligne la Dre Noémie Wagner, médecin adjointe à l’Unité de maladies infectieuses et santé migrants pédiatrique. Soutien psychologique Une partie des enfants pris en charge dans cette consultation sont nés en Suisse. « Mais tant que les parents ne peuvent pas communiquer avec un pédiatre installé, ils viennent ici, où des interprètes nous accompagnent lors des consultations », précise la Dre Wagner. Si la plupart des enfants migrants sont en bonne santé physique, près de la moitié a besoin, à un moment donné, du soutien d’un 29 psychologue. « Nous travaillons aussi pour que les parents soient pris en charge si besoin, car ils sont souvent en situation de grande fragilité. Or, les enfants vont mieux quand leurs parents vont mieux ! » Depuis deux ans, l’équipe a noté un plus grand nombre d’enfants migrants atteints de pathologies chroniques (maladies neurologiques, cardiaques, hépatiques, syndromes génétiques complexes, etc.). Une situation liée aux défaillances des systèmes de soins des pays en crise  : « Les parents font alors le choix d’émigrer, car ils estiment qu’en restant chez eux la santé de leur enfant ne sera plus garantie ». Plus d’informations sur www.hug-ge.ch/sante-votre-enfant Par Stéphany Gardier Juillet - Septembre 2019 P é d i a t r i e



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