Pulsations n°2019-07 jui/aoû/sep
Pulsations n°2019-07 jui/aoû/sep
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-07 de jui/aoû/sep

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9 Mo

  • Dans ce numéro : les bienfaits de la natation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Juillet - Septembre 2019 D o s s ier Don d’organes  : la vie continue Malgré les traitements prodigués aux soins intensifs, certains patients ne survivent pas à leurs lésions. Dans certaines conditions, les patients en mort cérébrale (défaillance complète et irréversible du cerveau) ou décédés après arrêt circulatoire, peuvent faire don de leurs organes et tissus. Après l’annonce du décès aux proches, une équipe spécialement formée pour accompagner les familles et les soignants dans le processus du don d’organes et de tissus, s’enquiert de la volonté présumée du patient (carte de donneur, inscription au registre Swisstransplant, testament, directives anticipées). « En l’absence de détermination du patient, la décision revient aux proches et doit respecter la volonté présumée de la personne décédée », expliquent Stéphanie Brousoz et Caroline Freitas, infirmières spécialistes du don d’organes et de tissus (ISDOT). Les ISDOT sont disponibles 24h sur 24 et 7 jours sur 7 pour prendre en charge les donneurs et répondre aux questions des familles et des équipes soignantes. En cas de consentement et en l’absence de contre-indications, le processus peut débuter. Chaque organe et tissu est évalué pour savoir si un don est possible. Seuls les organes qui seront transplantés sont prélevés. En 2018, une quarantaine de transplantations ont pu être réalisées grâce aux dons de quinze patients des soins intensifs. Savoir + www.pldo.ch Pulsations Un Conseil d'éthique clinique à l'hôpital, pour quoi faire ? Poursuite des traitements ou retrait thérapeutique ? C’est le genre de questions auxquelles le Conseil d’éthique clinique peut aider à répondre. Interview de la Pre Bara Ricou, sa présidente. Pulsations Qui fait partie du Conseil d’éthique clinique ? Pre Bara Ricou Des médecins, des infirmières, des professionnels de la santé (physiothérapeutes, diététiciennes, etc.), du personnel de l’administration, mais aussi une juriste, un médecin de ville et des citoyens, parce que nous voulons que le Conseil soit représentatif de la société. Qui peut le saisir et dans quel but ? Toute personne concernée par la prise en charge d’un patient aux HUG peut nous solliciter. Cela veut dire le patient lui-même, sa famille et les soignants. Dans les faits, les patients ne nous interpellent jamais directement, ce que je regrette. On s’adresse à nous dans un but de consultation, afin d’avoir des conseils dans des situations complexes. Nous ne sommes ni un organe d’arbitrage, ni de médiation. « Antalgie, mission intensive ! » C’est le nom du projet dédié à la prise en charge de la douleur qui a vu le jour en 2017 aux soins intensifs (SI), avec le soutien de la Fondation privée des HUG. L’incidence de la douleur y est particulièrement élevée, en raison des pathologies présentées mais aussi de certains soins pratiqués, pouvant être très inconfortables. Or, « anticiper la douleur aiguë et la traiter précocement est essentiel pour éviter qu’elle ne se transforme en douleur chronique, avec son lot de conséquences », déclare Nadia Nouma, infirmière spécialisée aux SI et référente douleur. On préconise une approche individualisée et multimodale de la douleur, qui associe médicaments et méthodes alternatives. L’évaluation de la douleur est documentée dans le dossier informatisé du patient, par l’infirmière au pied du lit. La présence de critères précis déclenche l’« alarme douleur ». Au bout du fil, 24h sur 24 et 7 jours sur 7, un infirmier spécialisé référent douleur, c’est-à-dire spécialement formé pour traiter la douleur efficacement et sans délai. Le projet « AMI » veille enfin à la formation des équipes à des protocoles standardisés, selon les recommandations de bonnes pratiques et données scientifiques les plus actuelles. 20 Comment cela se passe-t-il ? Nous nous réunissons avec les équipes en charge de la situation puis avec les patients et les familles, et discutons de toutes les alternatives face à une situation singulière et complexe. Nous aidons à trouver des solutions avec un éclairage éthique en proposant des orientations thérapeutiques. Par exemple, lorsqu’une équipe se demande s’il faut poursuivre des soins agressifs ou orienter le patient vers des soins palliatifs. Quelles questions fondamentales doit-on se poser quand un patient est entre la vie et la mort ? Ces situations sont fréquentes aux soins intensifs, où je travaille, et les professionnels sont très bien formés pour y répondre. Nous devons toujours nous demander si la poursuite des soins amène un bien au patient sans trop de souffrance et si les conditions de vie qui s’ouvrent à lui sont acceptables et conformes à ses valeurs. Aussi, l’équipe médicosoignante est souvent mise dans une situation difficile où elle doit évaluer dans quelle mesure les demandes des familles sont raisonnables en regard de la situation médicale. Nous ne voulons pas entretenir de faux espoirs. Savoir + www.hug-ge.ch/ethique-clinique
Dossier 21 Soins intensifs Juillet - Septembre 2019



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