Pulsations n°2019-04 avr/mai/jun
Pulsations n°2019-04 avr/mai/jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-04 de avr/mai/jun

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 28,5 Mo

  • Dans ce numéro : accompagner les mamans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Avril - Juin 2019 Actualité Par Laetitia Grimaldi Illustration Benjamin Schulte Pulsations Stéthoscope 2.0 Le « stéthoscope intelligent et autonome » pensé par le Pr Alain Gervaix, médecinchef du Service d’accueil et d’urgences pédiatriques, a remporté le Prix de l’Innovation des HUG. Et l’aventure n’est pas terminée… Et si nos smartphones pouvaient glisser le long de notre cage thoracique pour confirmer une crise d’asthme, une bronchiolite ou encore une pneumonie, puis proposer le traitement adéquat ? L’idée ne vient pas d’un géant industriel, mais du Pr Alain Gervaix, médecin-chef du Service d’accueil et d’urgences pédiatriques (SAUP), et de son équipe. Leur stéthoscope intelligent et autonome (SIA) a remporté le Prix de l’Innovation 2018 décerné par la Fondation privée des HUG. Tout a commencé par un défi lancé par l’Organisation mondiale de la santé  : proposer un outil pour contrer le fléau causé par les maladies pulmonaires. Pour rappel, la pneumonie tue plus d’un million d’enfants chaque année. « Dans les pays du tiers-monde, le diagnostic est souvent posé par des agents de santé peu formés, ce qui peut engendrer des erreurs de traitement dramatiques, Un microphone ultrasensible enregistre les bruits pulmonaires. StothIA M Fréq. Resp. 55/mir Expirium prolongé ou Rapport I/E 1/2 Sibilances +.1...- Hypoventilation Diagnostic Sy. obstructil Une aide au diagnostic qui pourrait sauver des vies. 6 déplore le Pr Gervaix. L’idée du SIA m’est venue au hasard d’une conversation avec ma fille à propos de Shazam, cette application capable de reconnaître une musique en quelques secondes. » Aide au diagnostic Deux ans et une collaboration entre le SAUP et le Centre suisse d’électronique et de microtechnique de Neuchâtel plus tard, le prototype était testé aux HUG auprès de 78 enfants. La combinaison gagnante  : un accéléromètre, un microphone ultrasensible enregistrant les bruits pulmonaires, une communication par Bluetooth, une interface sur smartphone et un soupçon d’intelligence artificielle par le biais d’algorithmes. « Le SIA est conçu comme une aide au diagnostic, qui doit évidemment aussi prendre en compte l’état général du patient, ses antécédents, etc. Mais les perspectives de développement sont considérables », se réjouit le Pr Gervaix. La suite ? Collecter quelque 100’000 enregistrements pour démultiplier la performance des algorithmes. Les études sont en cours en Suisse, au Brésil, au Sénégal, au Burkina Faso, en Zambie et au Népal.
., Crédit  : istockphoto L’hypnose métamorphose les soins pédiatriques Insufflée à de nombreux services des HUG depuis 2017, l’hypnose est devenue incontournable, notamment au sein du Département de la femme, de l’enfant et de l’adolescent où l’engouement est total. Transformer une prise de sang en bataille de boules de neige, l’introduction d’une sonde gastrique en descente de toboggan, une intense douleur en voyage au bout du monde… le pari est ambitieux, mais le plus souvent relevé avec brio par les protagonistes impliqués, enfants et soignants du Département de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (DFEA). « Les enfants nous offrent un royaume en termes d’imaginaire, il suffit de les guider à partir de leurs propres ressources », se réjouit la Pre Claire-Anne Siegrist, médecin adjointe au Service de pédiatrie générale et à l’origine du Programme Hypnose HUG (PHH) avec la Dre Adriana Wolff, médecin adjointe au Service d’anesthésiologie. Pulsations Pensé pour l’ensemble des HUG, le PHH repose sur deux piliers  : la communication thérapeutique et l’hypnose clinique. Si la première vise à soigner les mots et attitudes adoptés face aux patients, l’hypnose clinique transforme la prise en charge de la douleur, de l’anxiété ou encore de certaines interventions chirurgicales. En 2018, au sein du DFEA, 254 collaborateurs ont pu se former à la communication thérapeutique et 47 à l’hypnose, grâce au soutien de la Fondation Children Action et de la Fondation privée des HUG. « Sans panique, sans larme » « Associer l’hypnose à la pédiatrie est une chance formidable », témoigne la Dre Laetitia-Marie Petit, pédiatre et gastro-entérologue, qui fait un constat implacable  : « Jusque-là, un tiers des examens dits 7 "invasifs", tels que l’introduction d’une sonde gastrique, se soldait par un échec. Aujourd’hui, nous parvenons à mener à bien tous les examens, sans panique, sans larme. » Suivi pour de fortes douleurs abdominales, Tom, 10 ans, a ainsi acquis un outil qui ne le quitte plus  : « Lors d’une séance d’hypnose, je me suis inventé une main imaginaire capable d’enlever la douleur. Depuis, je l’utilise quand j’en ai besoin. L’hypnose est comme un deuxième monde où l’on peut se réfugier quand on est mal à l’aise, triste ou qu’on a mal et que la douleur prend toute la place. » Aussi en ambulatoire Une consultation ambulatoire en hypnose est possible pour les enfants suivis aux HUG. Renseignements  : hypnose. consultation-ped@hcuge.ch Par Laetitia Grimaldi Avril - Juin 2019 Actualité



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