Pulsations n°2019-01 jan/fév/mar
Pulsations n°2019-01 jan/fév/mar
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-01 de jan/fév/mar

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (206 x 268) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : nos enfants vont-ils moins bien qu'hier ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Janvier - Mars 2019 huddles. Cet anglicisme désigne une réunion rapide, organisée dans les couloirs, deux fois par jour et toujours aux mêmes heures. Elle dure moins de dix minutes, réunit tous les métiers et permet un partage synthétique et complet de toutes les informations pertinentes pour l’organisation de la demi-journée à venir. Parmi les autres mesures clés de cette réorganisation, relevons encore  : la répartition du travail en zones, la création d’une fonction de support pour tous les secteurs, occupée par un soignant reconnaissable à son gilet bleu, la transmission des informations médicales dans la chambre et en présence du patient. Sans oublier les tableaux d’information – pour les patients, la planification, la coordination, etc. – accrochés désormais dans les unités. Lanance, un cas d’école L’Unité de réadaptation et de soins palliatifs Lanance, à l’Hôpital de Loëx, est un cas d’école. Un rapide coup d’œil suffit pour s’en convaincre  : Plus de temps pour les patients est passé par là. Derrière le desk d’accueil, l’infirmière de support, en gilet bleu, dispose des médicaments sur un chariot. Les tableaux d’information occupent les murs. En hauteur, bien visible, une rangée de fanions rouges, verts, jaunes ou bleus, levés ou baissés, donne une info instantanée  : « tout va bien », « besoin de matériel », « charge importante », etc. Et un regard plus attentif révèle les « standards », soit des feuilles A4 plastifiées, attachées à divers dispositifs de l’unité et qui indiquent les procédures et protocoles standardisés. « Nous avons divisé l’unité en secteurs de huit à neuf lits, détaille Pierre Brulhart, infirmier responsable d’équipe de soins. Un binôme de soignants est responsable pour chacun d’entre eux. Le travail est organisé de telle sorte qu’ils n’aient pas à s’éloigner de leur zone et puissent rester près de leur patient. » « On connaît mieux les patients » « Le collègue en gilet bleu, ou « personne de protection », comme nous l’appelons ici, joue un rôle essentiel. Non seulement il répond à toutes les questions des soignants, des patients et des visiteurs, mais il prend Pulsations en charge tous les problèmes, logistiques ou d’intendance, qui pourraient éloigner les professionnels de leur zone. Par exemple, si un soignant a besoin d’un matériel de soin, il téléphone à cette personne, qui va le lui apporter. » Adelino Vilas Boas, assistant en santé et en soins communautaires, rajoute  : « On connaît mieux les patients parce qu’on passe davantage de temps avec eux. J’ai constaté aussi que des améliorations simples apportent de grandes plus-values. Par exemple, les équipes transmettent les informations concernant le patient en sa présence. Cela n’a l’air de rien, mais son écoute attentive et sa participation évitent des imprécisions, voire des erreurs ». En janvier, Plus de temps pour les patients a redessiné l’organisation de seize unités d’hospitalisation. Notamment au Service de médecine interne, au Département des neurosciences cliniques, à la Division privée et à l’Hôpital de Bellerive. Les 104 unités restantes auront toutes implémenté la réforme d’ici 2020. 30
Les fanions colorés informent en temps réel sur les besoins de la zone de soins. Reportage Il lePITIM'Mihrlx.e.-04 31 Témoignage #1 « On s’intéresse davantage à nous » JULIEN, 27 ans Julien n’oubliera jamais son premier essai de motocross. Après avoir perdu le contrôle de l’engin, il percute un arbre de plein fouet. Presque tous les ligaments sous le genou sont arrachés. Après des soins aigus, il est hospitalisé à l’Hôpital de Loëx, Unité Lanance, pour y suivre un programme de réadaptation. De toutes les mesures du projet Plus de temps pour les patients, c’est l’évaluation quotidienne de son niveau de satisfaction qui l’impressionne le plus. « Le tableau patient, c’est super, mais comme ma tête fonctionne bien, je retiens facilement les noms des infirmiers et des médecins qui s’occupent de moi. En revanche, c’est la première fois que l’on me demande tous les jours si je suis content des prestations. C’est vraiment bien, de se préoccuper de la façon dont nous ressentons les prises en charge proposées. » Témoignage #2 « J'ai vu une amélioration » GILBERT *, 83 ans Gilbert souffre d’une amputation au-dessus du genou qui cicatrise mal. Dans ces conditions, apprendre à marcher avec sa nouvelle prothèse prend du temps et exige de la patience  : « Malgré la charge de travail des infirmières – c’est fou ce qu’elles courent ! – j’ai vu une amélioration. Elles passent plus de temps avec moi. Le tableau dans ma chambre est une grande aide aussi. Je connais ainsi le responsable de la journée. J’ai toujours sous les yeux mon programme et mes objectifs thérapeutiques de la semaine. » * Prénom d’emprunt Janvier - Mars 2019



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