Pulsations n°2019-01 jan/fév/mar
Pulsations n°2019-01 jan/fév/mar
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-01 de jan/fév/mar

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (206 x 268) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : nos enfants vont-ils moins bien qu'hier ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Janvier - Mars 2019 D o s sier Pulsations Suite de la page 16 Après le temps des urgences, une hospitalisation est parfois nécessaire. Celle-ci est également indiquée dans les cas de dépressions et phobies scolaires graves, de tentatives de suicide ou de troubles de désorganisation psychotiques, par exemple. Ou encore lors qu’une situation s’aggrave, que l’environnement familial n’arrive plus à faire face, ou qu’un traitement ambulatoire ne porte pas ses fruits. En effet, comme l’explique le Dr Rémy Barbe, responsable de l’unité, « il faut parfois du temps pour comprendre les besoins de l’enfant et de sa famille et déterminer les bons outils thérapeutiques pour les aider ». « Nous explorons les liens, l’histoire familiale, l’univers de l’enfant avant même sa naissance et les repré sentations parentales » Dr RÉMY BARBE Le séjour – dont la durée moyenne est de 3 à 4 semaines – permet une rencontre approfondie, de poser un diagnostic plus abouti, et d’initier le traitement qui se fera essentiellement en ambulatoire. La richesse des équipes soignantes (personnalités, spécialités, âges et sexes différents) est, de l’avis du Dr Barbe, un véritable plus dans la prise en charge  : « Le jeune peut avoir une diversité d’interactions qui permettent à l’équipe d’explorer différentes facettes de son fonctionnement psychologique. » 18 Inclure les proches Que ce soit en soins hospitaliers ou ambulatoires, les outils à disposition sont nombreux, « et affinés au gré des connaissances scientifiques », précise la Pre Micali. Parmi eux  : les thérapies individuelles, familiales, de groupe, les médiations et les médicaments. Le jeu et le dessin sont les supports privilégiés avec le jeune enfant, pour l’aider à s’exprimer et à entrer en relation avec le thérapeute. Chez les adolescents, ce sont davantage le verbal et l’émotionnel qui servent à tisser un lien de confiance. A tout âge, les parents représentent une part active des soins  : « On ne peut pas penser la prise en charge du patient sans inclure sa famille (parents, fratrie, etc.) et le reste de l’entourage relationnel », indique le Dr Trojan. La prise en charge s’appuie par ailleurs sur les innovations thérapeutiques. La recherche en neurosciences et en génétique ouvre de nouvelles pistes de traitement et de prévention, se réjouit la Pre Micali  : « La période actuelle est très intéressante pour la pédopsychiatrie car nous commençons à comprendre pourquoi certains enfants développent des troubles ». L’avenir, c’est aussi la Maison de l’enfant et de l’adolescent (MEA) qui verra le jour dans cinq ans. Une structure unique dédiée aux psychopathologies de l’enfant et de l’adolescent et à la recherche. La MEA accueillera les 0 à 18 ans ainsi que la consultation Santé jeunes pour les 12 à 25 ans. Photo  : Julien Greorio
.. La culture pour redonner goût à la vie Associer les soins à la culture pour lutter contre le suicide chez les jeunes, dans et en dehors de l’hôpital  : voilà en substance le concept d’Artopie. Ce projet novateur, mis en place par les HUG et la Fondation Children Action, a pu voir le jour en 2018, grâce au soutien de la Fondation d’Harcourt. Il s’adresse aux adolescents suivis au sein de Malatavie Unité de crise et de l’Unité d’hospitalisation du Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, mais également au grand public. Pourquoi recourir à l’art ? « A l’adolescence, la parole seule n’est pas si simple », soulève la Dre Anne Edan, responsable de Malatavie Unité de crise. La médiation culturelle offre des expériences de communication inédites, tout en étant pourvoyeuse de liens sociaux, que l’on sait très protecteurs  : « C’est un excellent moyen d’exprimer ses émotions, de trouver du réconfort et de faire des découvertes dans un plaisir partagé », poursuit la spécialiste. L’art permet d’adopter un autre regard sur ce qu’on vit et de sortir de l’impasse. « Avec Artopie, l’idée est d’élargir l’offre de médiations de soins que propose déjà Malatavie, avec l’écriture, la photographie, le dessin, la fiction, mais aussi de mettre en place des médiations avec la Cité en développant des collaborations avec des acteurs culturels multiples », explique Mélanie Varin, coordinatrice culturelle, engagée pour ce projet pilote grâce au financement de Children Action. En s’ouvrant ainsi sur la cité, Artopie cherche à briser les tabous et déstigmatiser le suicide. « Il n’est pas forcément lié à un trouble psychique, mais à une souffrance adolescente. Or, la souffrance n’est pas une maladie. Par ce biais, on espère toucher les adolescents à risque et qui n’ont jamais consulté », conclut la Dre Edan. Plus d’informations www.arthug.ch (rubrique « Artopie ») Dossier 19 SUITE DE LA PAGE 17 Le TDA-H est induit par notre société. FAUX Les neurotransmetteurs (moins efficaces ou insuffisamment nombreux) chez les enfants atteints de TDA-H ainsi que l’hérédité sont en cause. Si tout enfant est naturellement sensible à son environnement, cela ne crée pas pour autant un TDA-H. A noter que l’anxiété, la dépression ou la maltraitance peuvent entraîner des symptômes similaires (agi tation, concentration difficile, baisse de l’estime de soi, etc.). D’où l’im portance d’un diagnostic clair capable d’expliquer les symptômes. Le méthylphénidate (Ritaline) est le traitement médicamenteux recommandé. VRAI Cette molécule est délivrée en première intention en raison de son efficacité et du recul qu’on a à son égard. Mais d’autres médicaments (psychostimulants ou non) existent et peuvent être proposés en fonction de la réponse de l’enfant au traitement initial. Une psychothérapie est souvent associée pour aider l’enfant dans ses difficultés (faible estime de soi, problèmes d’interaction avec les autres, etc.) de même qu’une guidance parentale. Ce traitement est dangereux. FAUX Comme tout médicament, il a des risques et des effets secondaires, c’est pourquoi il doit être prescrit par un spécialiste et exige un suivi. Mais il permet à l’enfant de pallier ses difficultés de manière considérable. Certains parents craignent toutefois cette médication. En réalité, les études montrent que soulager les symptômes réduit le risque d’automédication avec d’autres substances (cannabis, alcool, etc.) à l’adolescence. Bien informer les parents est indispensable. Pédopsychiatrie Janvier - Mars 2019



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