Pulsations n°2019-01 jan/fév/mar
Pulsations n°2019-01 jan/fév/mar
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-01 de jan/fév/mar

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Hôpitaux Universitaires de Genève

  • Format : (206 x 268) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : nos enfants vont-ils moins bien qu'hier ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Janvier - Mars 2019 D o s sier Par Élodie Lavigne Illustrations Bogsch & Bacco Pulsations Mon enfant va chez le psy, est-ce grave ? L’équilibre de l’enfant est une préoccupation majeure chez les parents, si bien que consulter un « pédopsy » n’est plus une exception aujourd’hui. Les experts du Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent nous dévoilent comment venir en aide à ceux qui sont en souffrance. 14
Photo  : Julien Greorio Dossier Des enfants heureux, épanouis et bien dans leurs baskets. C’est sans doute le souhait de tout parent. Les conseils pour bien faire ne manquent pas, de même que les étiquettes qui épinglent les difficultés à vivre des plus jeunes. Hyperactif, avec un déficit d’attention, déprimé, anorexique, boulimique, haut potentiel, etc. C’est à se demander si l’enfant d’aujourd’hui va moins bien qu’hier. Pas forcément, répondent les experts des HUG rencontrés pour ce dossier. « Les enfants grandissent plus vite et sont exposés à ce qu’il se passe dans le monde, cela peut jouer un rôle », reconnaît toutefois la Pre Nadia Micali, nouvelle médecin-cheffe du Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (SPEA). Les connaissances actuelles permettent aussi de mieux identifier les problèmes psychiques. Et c’est une bonne chose, car « sans diagnostic, on ne peut pas soigner et recourir aux meilleurs outils thérapeutiques », souligne la Pre Micali. « Pour être épanoui, un enfant doit être rassuré, accompagné et encadré. Il a besoin de sécurité interne et relationnelle, qui sont indissociables l’une de l’autre » Dr DANTE TROJAN Pour autant, demander l’aide d’un pédopsychiatre peut être stigmatisant ou vécu comme un échec par les parents. « Si on se casse un bras, on va chez l’orthopédiste. Cela devrait être pareil si les émotions débordent ou si l’anxiété est trop présente », commente le Dr Dante Trojan, responsable de l’Unité péri-hospitalière. Pour la Pre Micali, il ne faut pas hésiter à consulter, car « beaucoup de problèmes peuvent se résoudre et ne jamais revenir ». Plus tôt on intervient, mieux on peut modifier le cours des choses. 15 Pédopsychiatrie Témoignage #1 « On punit, mais cela ne sert à rien » YOLANDE, maman de Kismath (12 ans) et de Widad (9 ans) « A la crèche déjà, ma fille avait du mal à rester en place. A la maison, il fallait toujours lui courir après. Elle sortait de table, n’arrivait pas à se concentrer et ne finissait jamais ce qu’elle avait com - mencé. On s’énerve car l’enfant n’écoute pas. On punit, mais cela ne sert à rien. Avec le pédiatre, nous avons attendu qu’elle rentre à l’école, mais son comportement ne s’est pas arrangé. On m’a alors orientée vers la guidance infantile. Le diagnostic de trouble du déficit de l'attention-hyperactivité (TDA-H) a été posé. J’étais soulagée de comprendre pourquoi elle était comme ça. Une aide à la maison m’a permis de mieux accompagner mes enfants – mon fils souffre du même trouble – dans leurs activités et de mieux réagir à leur comportement. A l’école, ma fille avait beaucoup de difficultés dans les apprentissages. Avec les autres, il y avait toujours des problèmes. Elle se sentait mise à l’écart. Aujourd’hui, grâce aux médicaments, elle est plus calme, son niveau scolaire s’est beaucoup amélioré et elle a des amis. Elle voit un psychothérapeute, ce qui la rassure beaucoup. » Janvier - Mars 2019



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