Prof Magazine n°46 jun/jui/aoû 2020
Prof Magazine n°46 jun/jui/aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de jun/jui/aoû 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : vers le zéro déchet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’info LE cours de nataTion à l’école Des ingrédients essentiels dans l’enseignement fondamental  : l’accès possible à une piscine, des moyens humains et financiers et la conviction qu’apprendre à nager est essentiel. Morceaux choisis. 8 Une affaire de motivation et de moyens l’École fondamentale André Hecq, à Baulers, tous les élèves, dès la 3 e maternelle, À bénéficient de deux périodes de natation au sein de leur horaire, en complément des activités de psychomotricité ou du cours d’éducation physique. « Une volonté du PO (la Ville de Nivelles) de développer un projet propre à l’éducation physique, pour ses trois implantations (Baulers, Bornival et la Maillebotte) », explique la directrice, Cécile Englebienne. « Pour intégrer ces périodes, l’horaire des élèves est passé de 28 à 30 périodes de cours PROF 46 hebdomadaires obligatoires en allongeant d’une période deux journées de classe. En section maternelle, l’activité est intégrée dans l’horaire des 28 périodes de cours. » Les parents paient le droit d’accès à la piscine, le PO le trajet vers la piscine nivelloise. Trois régents en éducation physique, sous contrat avec une ASBL partenaire, donnent le cours de natation aux élèves. Venus par groupes de deux classes, les enfants sont accompagnés par les titulaires, présentes pour assurer la discipline et rassurer les moins hardis. Une personne supplémentaire (engagée dans le cadre de l’Agence locale pour l’emploi) facilite l’habillage/déshabillage des petits de 3 e maternelle. La prise en charge du transport et de l’entrée à la piscine permet aussi aux élèves de Rumes, tous réseaux confondus (1), de se rendre à la piscine de Tournai toutes les deux semaines. Pour son école fondamentale, la Commune de Rumes a aussi engagé, sur fonds propres, un maitre spécial d’éducation physique (deux périodes). Il peut parfaire la technique des (déjà) bons nageurs ; les maitres-nageurs s’occupent des élèves débutants et une institutrice maternelle rejoint ses élèves dans l’eau. Pouvoir nager, c’est essentiel La Petite École dans la prairie, section fondamentale de l’Athénée royal d’Uccle 1, met l’accent sur l’apprentissage précoce. « Les élèves de 2 e et 3 e maternelles bénéficient de 24 périodes par an ; en primaire, ce sont 14 périodes, détaille Christian De Weerdt, le directeur. Cela répondait au souhait de l’équipe pédagogique lors de la création du projet d’établissement. Pouvoir nager, c’est essentiel ! ». Les parents paient l’entrée et le bus et l’école a engagé trois maitresnageurs sur fonds propres. Le souci d’agir de manière précoce a aussi déterminé l’organisation du cours
au Collège Notre-Dame des Trois Vallées (implantation Saint-Augustin) à Genval. Le directeur, Étienne Balthazar  : « Les élèves de 3-4 e et de 5 e -6 e primaire se partagent le premier trimestre puis le reste de l’année est consacré à ceux de 1 re et de 2e. Pour l’apprentissage de la natation, les élèves sont encadrés par trois personnes  : nous avons puisé dans le capitalpériode pour consacrer des périodes prévues pour l’adaptation et le soutien pédagogique à l’engagement d’un second maitre spécial d’éducation physique et d’une institutrice. Nous voulons assurer le B-A-BA en encourageant les parents à prendre le relai. » Des résultats ? « À la fin de la 2e, un grand nombre d’enfants savent nager et en 5e, certains peuvent parcourir quinze à vingt longueurs », observe Adrian Toma, l’un des maitres spéciaux. Rassurer les parents Pour inciter les élèves, dès la 1 re primaire, à se rendre à la piscine, à quelques minutes à pied, l’École primaire d’application Charles Buls, à Bruxelles, prend soin d’informer et de rassurer les familles. « Nous leur rappelons l’obligation et l’importance d’apprendre à nager, explique la directrice Karima Mellouli. Nous leur expliquons que les enfants sont encadrés dans cet apprentissage selon leur niveau, pas selon leur âge. Et que la piscine n’autorise que des tenues vestimentaires classiques. Pour les distraits, nous disposons, à l’école, de maillots et bonnets disponibles. » C. M. (1) Au sujet des avantages sociaux, consulter www.enseignement.be/index.php ? page=25537. Plus varié, le cours de natation motive davantage Pour motiver leurs élèves, les professeurs d’éducation physique du Centre scolaire Saint-Benoît-Saint-Servais, à Liège, leur proposent des cours de sauvetage aquatique et un projet permettant aux enfants de 3 maternelle de s’accoutumer à l’eau Au bord de la piscine, quelques élèves de 3 e maternelle hésitent encore. Deux enfants, quittant les bras d’élèves de 6 e secondaire, se décident à battre des jambes dans l’eau en s’accrochant à des tubes en mousse. Les plus hardis se bousculent pour monter sur un petit toboggan avant de dévaler dans le bassin dans une gerbe de gouttes. « J’ai commencé à travailler avec ma collègue, Anne Lombard, qui regrettait que les petits de 3 e maternelle fréquentaient peu la piscine, faute de parents pour seconder les enseignantes, explique Charlotte Laurent, professeure d’éducation physique. Je commence par sensibiliser mes élèves de 6 e en leur expliquant en quoi consiste l’accoutumance à l’eau chez les enfants, quels en sont les enjeux et quelle est leur importance dans leur développement psychomoteur. Je leur propose ensuite des idées de jeux et d’exercices. » Pour ses élèves de 5 e secondaire, l’enseignante consacre aussi deux périodes de six semaines à l’apprentissage du sauvetage aquatique  : une période plus, technique et une autre axée sur des jeux de rôle. « Le cours de natation est ainsi plus varié ; cela motive davantage les élèves, ajoute M me Laurent qui a vu plonger le taux d’absentéisme dans ses classes. Et les séances d’accoutumance à l’eau préparent les enfants de maternelle aux cours de natation qu’ils suivront en primaire. » « Accompagner les petits dans l’eau, c’est bien plus amusant et plus motivant ; on peut leur apporter quelque chose », confirme Alice, en 6 e secondaire. Et Ophélie d’ajouter  : « C’est bénéfique pour nous comme pour eux  : les petits apprennent à écouter, à se sentir en confiance avec des plus âgés. Et nous, nous devons exercer notre sens des responsabilités. Pas question de les quitter des yeux ! » PROF 46 9



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