Prof Magazine n°45 mar/avr/mai 2020
Prof Magazine n°45 mar/avr/mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de mar/avr/mai 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier leadership partagé, le retour du collectif ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’info Une formation, « Je sème des cours au potager », a invité des enseignants d’écoles bruxelloises à exploiter leur potager d’école comme terreau pour de multiples apprentissages. Les participants à la formation découvrent rapidement une complicité « naturelle ». 8 Un potager extraordinaire Menée sous l’égide de Bruxelles-Environnement et de son programme Bubble (1), la formation s’est tenue en janvier en présence d’une trentaine d’enseignants, avec l’ASBL Tournesol-Zonnebloem en maitre d’œuvre. Le magnifique parc Tournay-Solvay, au sein duquel l’ASBL tient le Centre régional d’initiation à l’écologie (CRIE), servait Tous au potager de cadre à l’expérience, parce qu’il abrite un vaste potager partagé. Deux de ses animatrices, Heide Büker et Catherine Caspers, expliquent pourquoi cette formation leur tenait à cœur  : « Nous apprenons aux enseignants à cultiver des potagers d’école depuis 4 ans. Nous avons constaté que ces potagers, s’ils ne sont pas intégrés à la vie de l’école, finissent à l’abandon. Leur entretien, par exemple, ne peut pas reposer sur une seule personne, quelle que soit leur taille », les écoles des quartiers denses créant de petits potagers en bacs. L’implication des élèves, en particulier, est d’autant plus nécessaire que des études montrent que les enfants et jeunes Bruxellois sortent beaucoup trop peu de chez eux, souligne M me Büker. PROF 45 PROF/FWB Bref, pourquoi ne pas donner des cours au potager ? Maths, français, sciences… Des exemples de leçons peuvent être imaginés à l’infini, et permettre, au passage, de solliciter les élèves pour des travaux d’entretien. Des fiches pour guider des activités pédagogiques au potager ont été préparées par les formatrices. Les enseignants invités à les « tester » ont été répartis en deux groupes  : l’un pour les premières années du fondamental, l’autre pour la fin du primaire et le début du secondaire. Le premier groupe a travaillé les nombres et les grandeurs, ainsi que des compétences d’éveil et de français. Le deuxième a combiné des données pour la plantation d’un projet de potager puis enchainé avec une séquence d’observation de vers de terre. « Nos sols sont habités, explique la formatrice, par des vers de terre de trois groupes, caractérisés par des modes de vie différents, différemment précieux pour l’écosystème. » Les enseignants ont ensuite consigné le comptage des vers épigés, anéciques et endogés selon un protocole de « sciences participatives » proposé par le site français Vigie-Nature (2). Partage d’expériences De retour au CRIE, les enseignants se sont retrouvés autour de tables de discussion pour échanger sur la formation et sur des idées de cours au potager. Le compte rendu des échanges sera communiqué aux participants qui pourront continuer à partager ressources et expériences didactiques via leur groupe d’adresses. Bubble prévoit de reconduire la formation l’année scolaire prochaine et propose, cette année-ci, d’autres formations (3) sur la même thématique (classes du dehors, enseignement de l’éco-diversité…). Monica Glineur (1) https://environnement.brussels/school et https://www.bubble.brussels (2) http://www.vigienature.fr/(3) www.bubble.brussels>activités>formations
S’échapper pour apprendre Dans une Haute école nivelloise, Françoise Bols, professeure de mathématiques et d’éducation au numérique, initie de futurs régents à l’Escape game. En mars 2018, le Printemps des sciences avait Élémentaire pour thème. Dans ce cadre, les étudiants de Bac 1 (sections math, sciences, sciences humaines et français) du campus de Nivelles de la Haute école Bruxelles-Brabant ont réalisé un Escape game sur l’importance des sciences. Ils étaient encadrés par leurs professeurs, parmi lesquels Françoise Bols. Une cinquantaine d’ados en moyenne ont participé à cinq séances animées par les futurs enseignants. La mise en scène En ouverture, une ministre virtuelle de l’Enseignement annonce la suppression du cours de sciences, jugé inutile. Des opposants au cours argumentent  : « Les outils numériques et technologiques permettront de s’en passer, tout comme la calculette permet de se passer des calculs mathématiques… » Le défi proposé aux joueurs ? Réussir une série d’activités scientifiques et mathématiques pour amener la ministre à changer d’avis. Trouver la priorisation des opérations mathématiques (parenthèses, exposants, multiplication, division, addition) pour réussir un calcul. Sur GeoGebra, changer les paramètres pour obtenir des parallélogrammes particuliers (carré, losange, rectangle). Relever les empreintes digitales d’un groupe et les classer selon trois types. Téléguider un robot Lego pour aller chercher un indice dans une autre pièce virtuellement irradiée… Et au final, récolter tous les arguments pour former un plaidoyer en guise de synthèse. Le bon recyclage Pour préparer cet Escape game, les étudiants ont utilisé des ressources de diverses disciplines  : scénarisation et théâtralisation en français, utilisation ou création de vidéos en éducation aux médias, mise en pratique des critères d’une bonne recherche internet en TICE… Ils ont également expérimenté l’Escape game E pur si muove, du site www.scape-enepe.fr, adapté par M me Bols, qui a opté pour un parcours non linéaire  : le passage aléatoire par toutes les activités permet de récolter les indices nécessaires pour trouver la dernière clé. M me Bols a mixé réel et virtuel  : ordinateurs, tablettes, télescope, livres d’histoire, cassetête, cadenas, lampe à ultra-violet pour révéler l’encre d’un marqueur fluo indétectable. Via www.scape-enepe.fr, les étudiants ont découvert Genially, une application qui « détourne le diaporama pour fabriquer un code numérique », explique M me Bols. « L’Espace game est un outil pédagogique supplémentaire, ajoute-t-elle. Il permet de travailler une variété de choses en même temps, au diapason de la société du zapping. On le structure comme une préparation de leçon, c’est ce que j’ai évalué. On y aiguise l’art de la mise en scène, le sens de la collaboration et de la communication, de la notation au tableau à l’usage de l’application Pearltrees. » Et, cerise sur le gâteau, les activités mathématiques ont été réutilisées dans un Escape game plus réduit, dans le cadre du stage d’une étudiante avec des élèves de 3 e secondaire. Patrick DELMÉE PROF 45 9 Françoise Bols  : « Réaliser un Escape game demande un investissement en temps, mais donne une belle efficacité pédagogique ». Pour en savoir + Sur le projet d’Escape game à la Haute école Bruxelles- Brabant  : www.he2b.be/aesi-mathematiques (rubrique Actualités) Sur les Escape games  : scape. enepe.fr Sur la grille de préparation d’un Escape game  : scape. enepe.fr/reussir-son-escapegame.html Sur Galilée  : scape.enepe.fr/epur-si-muove.html Sur l’utilisation de Genially  : scape.enepe.fr/genially-et-lesescape-games.html Sur Pearltrees qui permet d’organiser et publier des ressources et des liens au sein d’un groupe et sur le web  : www.pearltrees.com Sur une activité mathématique dans GeoGebra  : www.geogebra. org/t/math



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