Prof Magazine n°45 mar/avr/mai 2020
Prof Magazine n°45 mar/avr/mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de mar/avr/mai 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier leadership partagé, le retour du collectif ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’info A DES ÉT4BLISSEENTS PILOTAGE DES ÉTABLISSEMENTS Un dispositif spécifique de pilotage permet d’accompagner les écoles les plus en difficulté. Une vingtaine d’écoles sont actuellement concernées, d’autres le seront à la rentrée prochaine. 4 Des écoles en dispositif d’ajustement Le cadre de gouvernance conçu par le Pacte pour un Enseignement d’excellence prévoit que chaque école contribue aux objectifs d’amélioration du système scolaire à travers l’élaboration d’un plan de pilotage et sa contractualisation avec le pouvoir régulateur. Le Pacte a aussi proposé un dispositif spécifique pour les écoles en difficultés particulières, nécessitant un soutien particulier. Une expérience pilote, lancée en 2017 et toujours en cours actuellement, a permis à une vingtaine d’écoles d’entrer dans un tel dispositif, sur base volontaire et avec le soutien de leur fédération de pouvoirs organisateurs. Ce dispositif d’« écoles en dispositif d’ajustement » concernera une vingtaine d’autres écoles à partir de l’année scolaire prochaine. Laurence Weerts a coprésidé le Groupe central du Pacte et dirige la Cellule opérationnelle de changement - Pacte pour un Enseignement d’excellence au sein de l’Administration. Elle commente ainsi l’origine du projet  : « L’état des lieux du système éducatif réalisé par le Pacte pour préparer ses travaux a montré de façon très nette les différences de situation existant entre les établissements au regard d’une série d’indicateurs, tels que les résultats des élèves, leurs parcours, le climat scolaire, la dynamique des équipes… D’où la volonté de revoir la gouvernance du système, avec la mobilisation de l’ensemble des acteurs autour d’objectifs d’amélioration PROF 45 et la mise en place des plans de pilotage par les écoles. » « Et comme la situation de certaines écoles, par rapport à ces indicateurs, apparaissait encore plus complexe, un dispositif spécifique d’identification, d’accompagnement et de soutien a été prévu. » Ce dispositif a été encadré par le décret « pilotage » (1). Quatre indicateurs Les écoles auxquelles le dispositif s’appliquera sont celles qui, au regard de quatre indicateurs, sont les plus éloignées de la moyenne des établissements de même profil et appartenant à un même groupe de classes socioéconomiques. Ces quatre indicateurs sont relatifs aux résultats et au parcours des élèves, au climat de l’école et à l’équipe pédagogique. Pourquoi ces indicateurs ? « En considérant différents indicateurs, sans se limiter aux seuls résultats des élèves aux épreuves certificatives, on appréhende la situation de l’école de façon plus systémique », souligne Xavier De Man, qui coordonne la mise en œuvre du dispositif d’ajustement au sein de la Direction générale du pilotage du système éducatif. Et d’ajouter  : « Le dispositif est distinct de l’aide apportée au travers de l’encadrement différencié. Les écoles étant identifiées au sein d’un groupe d’écoles de même profil et de catégorie socioéconomique comparable, certaines de celles qui seront
identifiées appartiendront à des classes plus élevées que celles qui bénéficient de l’encadrement différencié ». Précisons encore, et c’est essentiel, que si les critères de sélection des écoles en dispositif d’ajustement sont connus, la liste des écoles concernées est confidentielle. Un pilotage spécifique… et contractualisé Les plans de pilotage se basent sur le double principe de responsabilisation et d’autonomie. Comment se déclinentils dans le cadre d’un dispositif d’ajustement ? Ils sont présents, mais de manière plus restreinte, explique Laurence Weerts  : « Contrairement aux plans de pilotage, l’école n’établit pas son diagnostic et ne fixe pas ses objectifs. C’est le Service général de l’Inspection qui dresse le diagnostic, après avoir réalisé l’audit de l’école. Quant aux objectifs, ils sont fixés par le Délégué au contrat d’objectifs (DCO), agissant au nom du pouvoir régulateur. » « Mais c’est bien l’école qui détermine le plan d’actions (stratégies, actions) qu’elle compte mettre en place pour atteindre les objectifs, et elle le contractualise avec le DCO dans un protocole de collaboration ». (Lire la ligne du temps ci-contre). Et dans l’hypothèse où les stratégies envisagées devaient apparaitre inadéquates ? « Là, interviennent la négociation et le contrôle d’adéquation par le DCO, de la même manière que dans le cadre du plan de pilotage. » Il faut comprendre le dispositif d’ajustement comme une période intermédiaire dans la vie de l’école (pour maximum 3 ans), débouchant ensuite sur la confection d’un plan de pilotage. Les formes de soutien « Une mesure importante du Pacte a été de renforcer les services ou cellules de soutien et d’accompagnement, à travers des moyens supplémentaires accordés aux fédérations de pouvoirs organisateurs pour soutenir et accompagner les écoles dans l’élaboration de leur pilotage/contrat d’objectifs », rappelle Laurence Weerts. « Dans les cas des écoles en dispositif d’ajustement, les fédérations de pouvoirs organisateurs auront un rôle plus important et, à ce titre, seront signataires du protocole de collaboration entre les écoles en dispositif d’ajustement et le pouvoir régulateur. » À cette mesure d’accompagnement, le pouvoir régulateur ajoute différentes formes d’aide et soutien, notamment via l’appui d’une équipe d’« agents d’appui » (lire en page 7). Les écoles ayant participé à l’expérience pilote ont aussi bénéficié du soutien d’ASBL spécialisées et de programmes de recherches menés par des équipes universitaires. « Il s’agit de programmes EBR (Evidence based research), c’està-dire de programmes validés scientifiquement et caractérisés par leur caractère innovant. Ils sont sélectionnés par l’Administration pour apporter une aide spécifique dans les domaines liés aux indicateurs ayant conduit à l’identification des écoles. » « Dans le cadre de l’expérience pilote, deux recherches ont été mises à disposition des écoles, l’une visant le renforcement des compétences langagières dans l’enseignement fondamental et l’autre le renforcement des comportements positifs au sein de l’école », détaille Xavier De Man. Les aides sont proposées par le pouvoir régulateur, mais ne sont jamais imposées. Monica Glineur (1) Section II. - Du dispositif d’ajustement et du protocole de collaboration (art. 1.5.2-13 à 1.5.2-22) du Décret portant les livres 1er et 2 du Code de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire, et mettant en place le tronc commun. www.gallilex.cfwb.be/fr/leg_res_02. php ?ncda=47165&referant=l01 Les étapes du prochain dispositif d’ajustement Avril – mai 2020 Les écoles en dispositif d’ajustement (EDA) sont identifiées. Les directions de ces écoles sont informées. Les fédérations de pouvoirs organisateurs reçoivent la liste (confidentielle) des EDA de leur réseau. Septembre – décembre 2020 Le Service général de l’Inspection (SGI) réalise un audit des écoles concernées, qui débouche sur un diagnostic. Décembre 2020 – janvier 2021 L’école reçoit le diagnostic effectué par le SGI. Le Délégué au contrat d’objectifs (DCO) compétent communique également à l’école les objectifs d’ajustement qu’il lui fixe, ainsi que la liste des supports ou ressources pouvant être mis à disposition par le pouvoir régulateur. Janvier – mars 2021 Les écoles élaborent leur projet de dispositif d’ajustement (actions prioritaires) pour rencontrer les objectifs fixés par le DCO. À partir d’avril 2021 Chaque école concernée négocie son projet de dispositif d’ajustement avec le DCO. Comme pour les plans de pilotage, deux situations peuvent se présenter. Soit le DCO approuve le projet, et il y a alors signature et mise en œuvre du protocole de collaboration. La durée du dispositif est de 3 ans maximum, avec évaluation annuelle. Soit le DCO émet des recommandations à l’école, lui demandant d’adapter le projet. Dans ce cas de figure, le projet adapté est transmis au DCO en juin-juillet 2021, et s’il est approuvé, il y a alors signature et mise en œuvre du protocole de collaboration. La durée du dispositif est de 3 ans maximum, avec évaluation annuelle. PROF 45 5



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