Prof Magazine n°44 déc 19/jan-fév 2020
Prof Magazine n°44 déc 19/jan-fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de déc 19/jan-fév 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : enseigner l'oral ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’info 30 ans des Droits de l’enfant Plus de 2 000 enfants se sont exprimés sur leurs droits. Objectif  : contribuer au Plan d’action relatif aux droits de l’enfant 2020-2024 du Gouvernement de la Fédération Wallonie- Bruxelles Un comité composé de sept jeunes de 8 à 19 ans a suivi le projet de A à Z. FWB - Jean POUCET 4 DROITS DE L'EN1F4NIT La voix des enfants Parlement de la Fédération Wallonie- Bruxelles, 25 juin 2019. Célestine, élève de 4 e primaire à l’École Sainte-Anne, à Hastière, porte-parole de son groupe, était plutôt fière de s’exprimer devant des parlementaires, le ministre-Président, le Délégué général aux Droits de l’Enfant et une centaine d’enfants venus de Bruxelles et de Wallonie. Elle a proposé une piste pour contrer la violence entre enfants  : placer dans la cour de récréation une cabane avec des coussins, des sacs de frappe, des balles en mousse… comme exutoires des tensions. La Convention internationale des droits de l’enfant, approuvée par l’Organisation des Nations Unies et signée voici trente ans par la Belgique, affirme que « les États garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant » (1). Et le Comité des droits de l’enfant, chargé de surveiller la mise en œuvre de la Convention par les États, précise qu’il « devrait être tenu compte des opinions exprimées par des enfants lors de la prise de décisions, de l’élaboration des politiques et de l’élaboration des lois ou des mesures ainsi que lors de leur évaluation » (2). PROF 44 Cela tombe bien  : le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles doit élaborer le Plan d’action relatif aux droits de l’enfant 2020-2024. L’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse (OEJAJ) a donc mené une enquête auprès de plus de 2 000 enfants et jeunes de 5 à 18 ans (lire ci-contre). La cour de récré, théâtre de violence Mais ce n’est pas tout  : l’Observatoire a accompagné le volet quantitatif d’une enquête qualitative. Le bureau d’études Méthos et des artistes de l’ASBL Mus-e ont organisé des ateliers de parole et d’expression artistique dans six écoles (lire en pages 6 et 7). Objectif  : recueillir le point de vue d’enfants vulnérables, moins facilement accessibles par le volet quantitatif de la consultation. Les résultats ? Les enfants se sont exprimés sur des sujets liés aux besoins de base  : bienêtre sécurité, relations avec leurs pairs et avec les adultes qui les entourent. La majorité, de tous les âges, ont évoqué des situations de violence entre enfants, souvent de nature physique et verbale chez les plus jeunes, davantage de nature psychologique (brimades, critiques, intimidations…) chez les Sept jeunes à la barre Un comité composé de sept jeunes de 8 à 19 ans a suivi le projet de A à Z, se faisant le porte-voix de la consultation auprès des pouvoirs publics et des médias. Réunis et coachés par le bureau d’études Méthos, ils ont participé aux réunions avec le comité d’accompagnement du projet et validé chaque choix méthodologique. Ils ont notamment choisi les thèmes à approfondir lors de la phase qualitative. Le projet de participation a donc été élaboré pour et par les enfants. Avec l’objectif de nourrir le futur Plan d’action relatif aux droits de l’enfant 2020-2024 avec des propositions directement inspirées par les jeunes.
plus âgés. Conscients des possibles conséquences désastreuses, ils souhaitent que cela cesse, même s’ils ne savent pas toujours comment y remédier. Pour contrer cette violence dont la cour de récréation est souvent le théâtre, ils ont imaginé des pistes de solution. Par exemple, aménager la cour avec des espaces de détente, des jeux, des arbres ; nommer des « gardiens de paix » qui seraient des intermédiaires dans les disputes ; disposer de moyens pour signaler des problèmes de harcèlement en ligne… Et beaucoup souhaitent aussi être inclus dans la réflexion et dans les démarches mises en place pour résoudre les conflits. L’enquête l’a montré aussi  : dans des cas de harcèlement, les enfants ne rapportent pas volontiers les évènements à un adulte tiers, soit parce qu’ils ne se sentent pas suffisamment en confiance, soit parce qu’ils ont honte de lui parler de leur situation. Et les enseignants rencontrés avouent être souvent dépassés et avoir le sentiment d’agir de façon improvisée. Les outils et services à disposition ne sont pas assez connus et les écoles manquent de repères pour mettre en place une démarche structurée, intégrée dans le projet d’établissement. I Plus d’écoute, plus de dialogue Par ailleurs, certains enfants estiment que les décisions prises à leur égard à l’école ne sont pas justes. Ils réclament plus d’écoute, de dialogue, de débat. Et le pouvoir de donner leur avis en cas de problème mais aussi quand il est question de leur orientation ou de leur avenir. Le 27 novembre, les résultats de la consultation Nos droits, nos voix ont été communiqués à la Ministre de l’Enfance par une délégation des enfants qui y ont contribué, à charge pour elle de lancer l’élaboration du prochain Plan d’action en faveur des droits de l’enfant. Catherine MOREAU (1) https://www.ohchr.org/fr/professionalinterest/pages/crc.aspx (2) https://www.right-to-education.org/fr/resource/comit-des-droits-delenfant-observation-g-n-rale-no12-le-droit-de-lenfant-d-tre-entendu (3) www.oejaj.cfwb.be/index.php ? id=20134 Nos droits, nos voix, une enquête auprès des jeunes Nos droits, nos voix est le fruit d’une enquête menée par l’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse, sur la réalisation des droits de l’enfant en Fédération Wallonie-Bruxelles (1). L’enquête a touché plus de 2 000 enfants et jeunes de 5 à 18 ans répartis en trois classes d’âge  : de la 3 e maternelle à la 2 e primaire ; de la 3 e à la 6 e primaire ; de la 1 re à la 5 e secondaire. Les questions portaient sur différents thèmes  : santé, accès aux loisirs, éducation, participation, violence, sécurité… Pointons ci-dessous quelques résultats liés à la vie à l’école. 7 enfants de 8-12 ans sur 10 disent avoir « parfois besoin de l’aide d’un adulte pour mes travaux scolaires » 53% des jeunes de secondaire interrogés estiment n’avoir pas assez de temps libre pour se détendre. Et parmi eux, 62% disent que c’est « parce que j’ai trop de travail pour l’école ». (1) Résultats complets via www.oejaj.cfwb.be/index.php ? id=20134. Les jeunes estiment-ils être consultés quand les adultes prennent des décisions qui les concernent ? 8-12 ans 13-17 ans ô ô 20% 66% 14% 16% 15% 41% Toujours Souvent Parfois Jamais Pour que tous les enfants et les jeunes se sentent bien à l’école, les ministres devraient travailler en priorité sur  : - l’organisation de la vie et des cours à l’école (horaires, règlement, contenu des cours…) ; 38% - le confort et la propreté des locaux ; 36% - une meilleure protection des élèves contre le harcèlement et la violence. 30% 28% PROF 44 5 -m I J



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