Prof Magazine n°44 déc 19/jan-fév 2020
Prof Magazine n°44 déc 19/jan-fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de déc 19/jan-fév 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : enseigner l'oral ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’info Salon SETT et SETT Awards La 2 e édition du Salon SETT (pour School Education Transformation Technology) aura lieu les 6 et 7 février à Namur Expo, et ces deux journées dédiées au numérique dans l’enseignement sont reconnues comme formation en interréseaux par l’IFC (inscriptions via www.settnamur.be/inscription-fwb). Au programme, une centaine d’ateliers et de conférences animées par des experts en matière de numérique éducatif et par des acteurs de terrain désireux de partager leurs expériences et méthodes pédagogiques innovantes. Par ailleurs, des SETT Awards seront décernés le 7 février dans quatre catégories  : numérique au service des apprenants ou enseignants, éducation aux médias numériques, éveil à le pensée informatique, et prix du public. Candidatures avant le 10 janvier. www.sett-namur.be/awards Les écoles et l’Afsca Boissons, sandwichs, repas chauds… les écoles doivent-elles disposer d’une autorisation ? À quelles exigences doivent-elles satisfaire ? Sont-elles contrôlées par l’AFSCA ? Une brochure de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaine alimentaire répond à toutes ces questions. www.favv-afsca.be/professionnels/publications/thematiques/ecoles Inscriptions  : comme en 2019 Les inscriptions en 1 re secondaire pour la rentrée 2020 s’effectueront selon les mêmes règles qu’en 2019. La réforme annoncée du décret Inscriptions ne pourra pas être effective avant la rentrée 2021 au plus tôt. 14 L’école du changement Documentaire d’Anne Schiffmannet Chergui Kharroubi, L’école du changement est une immersion dans deux nouvelles écoles secondaires ayant opté pour des pédagogies alternatives. À voir dès janvier. Parmi les projets répondant au besoin de places à Bruxelles, ceux de l’École secondaire Plurielle Maritime (avec sa sœur jumelle Karreveld) et du Lycée Intégral Roger Lallemand ont fait le pari de pédagogies alternatives. Le premier à Molenbeek, alors que les écoles à pédagogie active sont généralement l’apanage de quartiers favorisés ; le second à Saint- Gilles, avec un enseignement par module d’apprentissage et en atelier, et plus par discipline. Durant la deuxième année d’existence des deux projets, les réalisateurs Anne Schiffmannet Chergui Kharroubi et leur équipe se sont immergés dans les deux écoles, captant trois-cents heures de vie bouillonnante pour en livrer une heure trente pleine d’enthousiasme. Présenté en avantpremière dans le cadre du Mois du Doc, L’école du changement (1) a fait l’unanimité, entre autres pour son regard positif. L’essentiel du documentaire est constitué de scènes de vie scolaire, qui illustrent bien le décalage avec une pédagogie traditionnelle. Des interviews d’élèves et de membres de l’équipe pédagogique s’insèrent dans le reportage, permettant de comprendre les axes forts des pédagogies mises en place, sans occulter les doutes et remises en question des porteurs des deux projets, pleinement investis. « Ce qui frappe le plus, c’est l’investissement et la motivation des professeurs. C’est un dévouement extraordinaire. Je n’avais jamais vu autant d’énergie consacrée à ce travail », observe d’ailleurs Chergui Kharroubi dans la présentation du documentaire, qui n’élude d’ailleurs pas la question de la permanence d’un tel investissement. PROF 44 PROF/FWB Une immersion dans deux nouvelles écoles bruxelloises ayant opté pour des pédagogies alternatives, à voir au cinéma dès janvier. Alors que l’école fait souvent l’objet de critiques et de commentaires négatifs, L’école du changement est une bouffée d’oxygène. Comme le souligne Anne Schiffmann, « on croise des profs et des élèves qui ont l’air heureux d’être là. […] On parle souvent de l’école de façon négative soit à cause de la violence, de la désertion des profs, du décrochage scolaire, du manque de place, du décret inscriptions, etc. Ici, on a poussé les portes de ces écoles et on a senti une forte énergie positive. » D.C. (1) Bande-annonce via https://vimeo.com/359743734. Sortie le 29 janvier (Cinéma Vendôme, avec avantpremière débat prévue le 27 janvier). Pour l’agenda  : http://www.screen-box.be
« Côtoyer des ados ne me fait pas peur ! » L’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur (Ares) a récemment souligné que le nombre d’étudiants inscrits dans les filières pédagogiques a augmenté de 16% entre septembre 2008 et juin 2018 (lire en page 30). Sarah Rawart en fait partie  : elle est entrée en 1er Bac langues germaniques à la Haute École en Hainaut, à Mons. Et projette de partir des centres d’intérêt de ses élèves et d’organiser des échanges avec des jeunes anglophones et néerlandophones. PROF  : Quel est votre parcours scolaire ? Sarah Rawart  : J’ai commencé l’école aux Pays-Bas avant de continuer les primaires en Flandre. Lorsque mes parents ont déménagé à Tournai, je suis restée en Flandre, en internat, jusqu’en 3 e secondaire, pour continuer les cours de danse à l’École royale de ballet à Anvers. Puis je suis allée terminer mes études secondaires en immersion anglais à l’Athénée royal Robert Campin, à Tournai. Pourquoi ce choix d’enseigner ? Je voulais faire un métier en lien avec les langues. Je suis toujours des cours à l’École Danses et Cie, à Tournai. Depuis 2017, j’y enseigne, en soirée, le samedi matin ou durant les congés scolaires, à des enfants de 4 à 8 ans et à des jeunes de 12-13 ans. J’ai découvert ainsi que j’aime transmettre, partager ce que j’ai appris. Des profs d’anglais, en immersion, m’ont influencée  : Pieter Maddens nous valorisait et utilisait beaucoup les médias. Un autre, Gary Mc Glone, organisait de fabuleux breakfasts, ce qui m’a donné l’envie de mêler l’apprentissage d’une langue à la façon de vivre des personnes qui la parlent. Le métier de professeur de langue est en pénurie. C’était un critère de choix ? C’est bon à savoir mais cela n’a pas influencé mon choix. Et vous avez opté pour le 1er degré du secondaire… Je préfère des élèves déjà autonomes auxquels j’ai envie de donner le gout d’apprendre le néerlandais ou l’anglais avant qu’ils aient un jugement de valeur sur ces langues. Et Sarah Rawart vient d’entamer un bachelier en langues germaniques. Rencontre avec une future enseignante qui aime partager ce qu’elle a appris. PROF/FWB côtoyer des ados ne me fait pas peur  : ainée d’une famille de quatre, j’ai l’habitude ! Facile de s’adapter à l’enseignement supérieur ? C’est vrai qu’il y a vite une grande quantité de matière, des travaux à effectuer dans tous les cours… Mais je suis entrainée à gérer mon emploi du temps entre l’école, ma formation et mes cours de danse. Un atout  : ma classe ne compte que quinze étudiants, d’âges et de parcours d’études différents. Cela nous permet de partager nos points forts, de nous épauler si c’est nécessaire. Quel « modèle » de professeur souhaitezvous être ? Je voudrais respecter, écouter mes élèves, donner aux plus faibles l’envie de progresser, et les encourager. C’est tellement frustrant pour un jeune en difficulté de ne pas être entendu ! Je voudrais aussi travailler en équipe  : les échanges et les travaux en petits groupes, à la haute école, m’y préparent déjà. Dans l’enseignement des langues modernes, que voulez-vous changer ? J’éviterai de donner des listes de mots à étudier et je partirai des centres d’intérêt des élèves, par exemple d’applications qu’ils téléchargent… Comme les choses évoluent, j’essaierai de me tenir au courant pour rester proche de ce qui les passionne. Je compte aussi multiplier les échanges, les contacts avec des élèves anglophones et néerlandophones. C’est tellement plus riche ! De nombreux débutants abandonnent après quelques années. Cela vous interpelle ? J’espère y rester longtemps. Mais je comprends que ce soit difficile de mettre de l’énergie et de la créativité dans ses cours quand ses élèves ne sont pas motivés. De plus, il y a les préparations, les corrections, le travail en équipe… J’envisage de prolonger mes études par un master dans le domaine des langues ou de la communication. Pour avoir une autre corde à mon arc au cas où… Propos recueillis par Catherine MOREAU PROF 44 15 L’acTEUR



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