Prof Magazine n°44 déc 19/jan-fév 2020
Prof Magazine n°44 déc 19/jan-fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de déc 19/jan-fév 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : enseigner l'oral ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’info Des profs, des experts Le stage d’immersion Entr’Apprendre permet aux enseignants de se familiariser 2 jours avec une entreprise, sa culture, son organisation et de découvrir les pratiques de métiers sur le terrain. Il vise surtout les professeurs de cours techniques. Mais il s’ouvre aussi à ceux des cours généraux. Ce stage est programmé en priorité lors des journées de formation collective de l’IFC. Cela limite les problèmes organisationnels liés à l’absence des enseignants. Il est suivi d’une formation au transfert d’expérience vers les élèves, d’un jour, organisée par les réseaux. La programmation 2019- 2020 a été élaborée avec les entreprises déjà impliquées dans Entr’Apprendre. La nouveauté ? Les acteurs du projet ont décidé de construire l’offre en fonction des compétences prioritaires pour les élèves et pour lesquelles une formation en entreprise est nécessaire. Dans ce cadre, l’agronomie et les métiers de la gestion forestière font leur entrée. Ceux-ci ont fait l’objet de nombreuses réformes législatives et de nouveaux défis (réchauffement climatique, maladies des arbres, peste porcine…). Entr’Apprendre s’ouvre aussi aux formations pour les enseignants du qualifiant dans les Centres de Technologies avancées  : cela leur facilite l’accès aux techniques de pointe pour leurs cours. 12 « Chez nous, l’épicéa bleui est invendable » Entr’apprendre immerge des enseignants dans une entreprise et permet la rencontre de profs de cours généraux et techniques sur le terrain. C’est le cas avec des enseignants de l’Institut technique horticole à Gembloux. Orane Bienfait et Nicolas Dassonville travaillent pour la Société royale forestière, le nouveau partenaire d’Entr’apprendre (1). En novembre, ils ont invité trois enseignants du 3 e degré de l’Institut technique à Gembloux à étrenner leur projet de stage et à repérer des parcelles idéales pour réaliser -. - des exercices formatifs  : Sébastien Jandrain, Bernard Gentil, titulaires de cours techniques en sylviculture, et Vincent Gerain du cours de sciences. Une forêt du souvenir Le premier jour, après une approche théorique, les cinq compères ont visité la forêt de Soleilmont. Gérée par l’ASBL Arbres du Souvenir, elle permet d’accueillir les cendres d’un proche disparu en pleine nature (2). « Pas de couronne funéraire ou d’ornement permanent ; parfois une petite plaquette avec le nom du défunt, explique PROF 44 M. Gentil. Une gestion qui permet le passage des personnes en laissant la première place à la nature. » Pour le 2 e jour, Stéphane Coomans, propriétaire forestier et gestionnaire de forêts privées, accueille le groupe dans les La rencontre de professionnels et d’enseignants permet une approche plus globale et cohérente d’un métier en évolution. forêts de Neufchâteau et de Fauvillers. Il y teste des plants de Douglas mycorhizés. « On associe au plant un champignon qui favorise l’absorption par les racines des éléments minéraux de la rhizosphère et du sol. Cela favorise la résistance des arbres aux sécheresses successives et aux parasites. » Mais, selon lui, si les températures augmentent encore, PROF/FWB
aucune essence ne résistera. Il recommande dès lors d’éviter la monoculture et de tester de nouvelles essences, comme par exemple, le cèdre ou le pin. L’exploitation évolue Orane Bienfait explique qu’elle invitera les futurs apprenants à griffer les ronces et batonner les fougères qui poussent dans ces parcelles au lieu de les débroussailler  : « Ils les croqueront et les plaqueront au sol à l’aide d’un baton. Leur croissance sera ainsi limitée mais elles protégeront toujours les plants par rapport au gibier friand du houppier. » Selon elle, cette technique n’existait pas il y a 15 ans  : « Le métier évolue terriblement ». Plus loin, M. Coomans s’arrête devant des arbres abattus car scolytés. Le scolyte s’attaque à l’épicéa en creusant des galeries sous l’écorce, y pond des œufs et entraine, à terme, la mort de l’arbre par rupture des vaisseaux véhiculant la sève. « Un champignon apporté par ce coléoptère bleuit l’intérieur, explique-t-il. Ce bois est invendable en occident à moins de le traiter comme bois de jardin. Il reste utilisable tel quel sur les marchés asiatiques ou africains… avec un prix de vente 60% plus bas. » Une approche globale Vincent Gerain est ravi  : « Ce stage me permet de voir ce que font les élèves de sylviculture dans leur métier. Je peux utiliser certains acquis pour aborder des notions en sciences, 96% 2 20 6 25 63% comme la richesse de la lisière de la forêt en biodiversité. » De plus, en tant que secrétaire de l’épreuve du jury de qualification, il comprend mieux la présentation d’une étude de parcelle que font les élèves à celle-ci. Sébastien Jandrain a appris du neuf. Il a notamment été impressionné par une vidéo sur le fonctionnement d’un girobroyeur et a envie d’emmener ses élèves en voir un sur le terrain. Et il approuve la venue de professeurs de cours généraux  : « Cela leur permet de faire intervenir dans leurs cours des réalités pour lesquelles les élèves ont de l’intérêt  : cubage du bois en mathématiques, changement climatique en géographie, biodiversité en sciences, termes techniques de la sylviculture à traduire en anglais ou en néerlandais… » Bernard Gentil, quant à lui, souligne l’intérêt d’un projet qui réunit des experts professionnels, des professeurs de cours techniques et de cours généraux, pour un travail d’équipe à mener au bénéfice des élèves. « Cela permet notamment une approche pluridisciplinaire, plus globale et plus cohérente face aux changements qui touchent la sylviculture, comme l’évolution du climat, les sécheresses, la peste porcine africaine… » Patrick DELMÉE (1) https://www.srfb.be (2) https://www.arbresdusouvenir.com/soleilmont Mémoire du passé, architecte de l’avenir Le 9 e concours des écoles du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’adresse aux classes du 2 e degré secondaire et a pour thème Mémoire du passé, architecte de l’avenir. Inscription de sa classe pour le 17 janvier 2020 au plus tard (1). Le principe ? Concevoir un projet mettant un aspect particulier de la Seconde Guerre mondiale en relation avec une situation actuelle. Après avoir choisi cet aspect particulier, les classes participantes devront imaginer la manière dont elles aimeraient qu’il leur soit enseigné  : jeux de rôles, spectacles ou visionnage de films, visites de musées, participation à un évènement… Le choix est laissé à leur imagination, puis à leur sens critique pour mettre cet aspect particulier en lien avec une situation actuelle. Objectif  : comprendre en quoi il est absolument essentiel de connaitre le passé pour mieux construire l’avenir. Entr’apprendre, c’est 1  : de taux de satisfaction jours d’immersion entreprises actives secteurs  : chimie, construction, industrie, économie, alimentation, agronomie métiers différents, surtout en demande ou en pénurie de participants qui ont identifié un lien direct entre le stage et les référentiels de formation Informations et catalogue sur www.entrapprendre.be et www.ifc.cfwb.be/default.asp ? pagetg=menuEA PROF 44 13 La classe lauréate sera invitée à Berlin fin juin 2020. (1) Contact  : concoursdesecoles2019‐2020@ pfwb.be Inscription  : concours2019-2020.pfwb.be



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