Prof Magazine n°43 sep/oct/nov 2019
Prof Magazine n°43 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : 13 500 enseignant(e)s de maternelle en formation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RENTRÉE 2O19 Plans de pilotage  : deuxième vague Durant cette année scolaire, 913 écoles fondamentales et secondaires élaboreront à leur tour leur plan de pilotage. Cela a nécessité d’engager 5 directeurs de zone (DZ) et 36 délégués aux contrats d’objectifs (DCO) supplémentaires pour compléter le cadre (circulaires 7188 et 7189) (1). Ces écoles organiseront deux demi-jours supplémentaires de formation obligatoire durant cette année scolaire (circulaire 7228) pour initier leurs équipes à ce processus de contractualisation (1). Rappelons que durant l’année 2018‐2019, les équipes pédagogiques de 903 écoles fondamentales et secondaires ont élaboré leur plan de pilotage Elles ont défini leurs objectifs spécifiques et les stratégies pour les atteindre, en regard des objectifs globaux d’amélioration fixés par le Gouvernement. Ensuite, sous la supervision de quatre DZ, 53 (DCO) ont analysé ces plans de pilotage (au regard de la situation de l’école et des objectifs d’amélioration, et de leur conformité avec le décret) avant qu’ils deviennent des contrats d’objectifs conclus pour une durée de six ans. (1) www.enseignement.be/circulaires 8 Que sont les inspecteurs Quel rôle jouent les inspecteurs à l’heure de la nouvelle gouvernance des écoles prévue par le Pacte pour un Enseignement d’excellence ? Du neuf pour les inspecteurs à l’heure d’un nouveau mode de gouvernance des écoles, qui s’appuie sur davantage de participation, d’autonomie et de responsabilisation des directions et de leurs équipes éducatives (1). La parole à Pascale Genot, inspectrice générale coordinatrice. PROF  : Pourquoi fallait-il réformer les services de l’Inspection ? Pascale Genot  : Dans le nouveau mode de gouvernance des écoles, chaque équipe élabore son plan de pilotage qui est ensuite analysé par un délégué au contrat d’objectifs (DCO) avant de devenir un contrat d’objectifs conclu pour six ans (2). Et dans ce cadre, en quoi le rôle des inspecteurs change-t-il ? Le contrôle a priori et systématique des pratiques pédagogiques des équipes ne cadre plus avec les principes du nouveau modèle de gouvernance. On est dans une autre logique  : laissons d’abord les équipes faire le diagnostic de leur établissement et définir leurs modalités de pratiques ! Concrètement, cela signifie que depuis cette rentrée 2019, l’inspecteur ne vient plus tous les trois ans dans les classes pour contrôler le niveau des études a priori. Et cela quel que soit le degré d’avancement des écoles dans l’élaboration de leur plan de pilotage. PROF 43 PROF/FWB Quelles sont alors les missions des inspecteurs ? Ils ont une nouvelle mission  : l’audit en milieu scolaire. Ainsi, les inspecteurs de l’enseignement du continuum pédagogique (de la 1 re maternelle au 1er degré du secondaire) et ceux de l’enseignement secondaire de transition et de qualification sont appelés à intervenir dans les cas où un établissement refuse ou est dans l’incapacité d’établir son plan de pilotage, ou à la suite de l’évaluation intermédiaire ou finale de son contrat d’objectifs. Pascale Genot, inspectrice générale coordinatrice  : « Les inspecteurs ont une nouvelle mission  : l’audit en milieu scolaire ». Ils effectuent aussi un audit dans des écoles qui présentent, par rapport à la moyenne des écoles, des écarts significatifs de performances, écarts mesurés par des indicateurs liés au climat de l’école, aux parcours et résultats des élèves… Dans ces deux cas, l’objectif est de rechercher les raisons de ces difficultés et de soutenir l’équipe en lui apportant des recommandations. Ils ont aussi des missions d’évaluation ? Oui. Ils sont chargés d’évaluer, à l’échelle du système éducatif, la manière dont certains
devenus ? dispositifs pédagogiques sont mis en place dans les écoles, puis d’informer et de conseiller le Gouvernement. Cela peut être, par exemple, l’enseignement en immersion, en alternance, le DASPA-FLA pour des élèves qui ne maitrisent pas la langue de l’enseignement (3). Cela signifie-t-il que le contrôle du niveau des études disparait complètement ? Non, comme avant, les inspecteurs contrôlent le respect de la règlementation dans les écoles  : cela peut concerner, par exemple, l’adéquation du matériel didactique et de l’équipement aux nécessités pédagogiques, le respect des programmes d’études, des règles concernant la gratuité… Mais ces investigations et contrôles sont davantage ciblés sur « la présomption de manquements substantiels repérés notamment lors des missions d’audit ou d’évaluation de dispositifs pédagogiques ». Pour ces missions d’audit, d’évaluation et de contrôle, les inspecteurs reçoivent un mandat clair et doivent respecter un dispositif et une méthodologie spécifique, déterminés en concertation avec la Commission intermédiaire de coordination (qui fait le lien entre les DCO, l’Inspection et les autres services de la Direction générale du Pilotage du Système éducatif). D’autres missions ? Ils peuvent également, à la demande d’un directeur ou d’un pouvoir organisateur (PO), évaluer les aptitudes pédagogiques d’un enseignant à l’aune du respect des référentiels et des programmes. Et collaborer à la réalisation des épreuves certificatives, à la formation en cours de carrière interréseaux… Ils jouent aussi un rôle d’expertise pédagogique au sein de différentes commissions, notamment pour l’élaboration des référentiels des différentes disciplines. Réaliser des audits, cela demande une formation ? Oui, cela suppose d’établir une méthodologie de travail  : recueil, analyse de données… Un noyau d’inspecteurs référents, responsable de la mission d’audit, suit actuellement une formation spécifique dans ce domaine. C’est un changement pour les écoles aussi… C’est vrai que les directions et les équipes pédagogiques avaient sans doute l’habitude de rencontrer « leur(s) » inspecteur(s) depuis plusieurs années. Dorénavant dans le cadre d’une mission d’évaluation de pratiques ou d’audit, ils peuvent voir arriver plusieurs inspecteurs de niveaux différents. La perspective est différente  : « Ce n’est pas mon inspecteur qui vient me voir, c’est un groupe d’inspecteurs qui vient réaliser une mission. » Davantage de transversalité, moins de personnalisation ; cela peut dédramatiser la visite de l’inspecteur. Ceci dit, cette transformation s’inscrit dans un cheminement. Depuis la réforme du service de l’Inspection en 2007, il n’y a plus d’évaluation des aptitudes pédagogiques des enseignants, sauf en cas de demande du PO. Propos recueillis par Catherine MOREAU (1) Décret relatif au Service général de l’Inspection bit.ly/2YloLh4 (2) Lire le dossier « Pilotage & contrats d’objectifs » paru dans notre édition de septembre-octobre-novembre 2018 (bit.ly/2LW5RWW). (3) Lire en pages 9 et 10. PROF 43 9 Travail collaboratif Un décret entrant en vigueur cette rentrée 2019 a revu la charge de travail des enseignants, divisée en travail en classe, travail pour la classe, service à l’école et aux élèves, formation en cours de carrière et travail collaboratif (60 périodes par an). Nous l’avons largement évoqué dans notre précédent numéro (bit.ly/2OH3biQ). La plage horaire est supprimée dans le secondaire. Les enseignants du fondamental et du secondaire peuvent, sur base volontaire, prester des heures sup’rémunérées. En outre, le PO recevra, par école, un complément de périodes correspondant à 0,33% du capital-périodes ou du NTPP, à attribuer à des enseignants expérimentés (définitifs avec 10 ans d’ancienneté au moins) pour des missions collectives de service à l’école et aux élèves (notamment l’encadrement des enseignants débutants). Les détails dans la circulaire 7167 (www.enseignement.be/circulaires). Entr’Apprendre 2019‐2020 Le catalogue 2019‐2020 de stages d’immersion en entreprises, reconnus comme formation par l’IFC, est disponible à la fois sur www.entrapprendre.be et sur le site de l’IFC (bit.ly/33RWNsD). Une vingtaine d’entreprises peuvent accueillir des enseignants de cours techniques et généraux de l’enseignement qualifiant, chefs d’atelier ou accompagnateurs CEFA et formateurs CTA. Entr’Apprendre comporte quatre étapes soit en présentiel, soit à distance. Signalement des absences Un décret de mai 2019 (bit. ly/2Kivkam) revoit le délai dans lequel une direction du fondamental doit signaler à l’Administration l’absence d’un élève après neuf demi-jours. Il passe à cinq jours ouvrables maximum, afin de donner plus de souplesse organisationnelle aux écoles.



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