Prof Magazine n°43 sep/oct/nov 2019
Prof Magazine n°43 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : 13 500 enseignant(e)s de maternelle en formation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LECTURES DELIRE J.-M., Mathématiques multiculturelles I, Bruxelles, Les éditions HE2B, 2018. HANHART S., L’éducation en vaut-elle le cout ? Introduction à l’analyse économique des systèmes de formation, Louvain-la- Neuve, Academia L’Harmattan, 2019. Le sens de l’activité Changements pour l’Égalité a publié Rapports au savoir, sens de l’activité et malentendus sociocognitifs, étude coordonnée par Benoît Roosens, qui invite à s’arrêter sur le rôle joué par le dispositif et les consignes de l’enseignant. En quoi aident-ils, ou pas, l’élève à construire du sens dans les apprentissages ? Téléchargeable via bit.ly/2SEzhKl 36 Les maths, toute une histoire Mathématiques multiculturelles se base sur les cours d’arithmétique, d’algèbre et de géométrie que Jean-Michel Delire donne à la Haute École de Bruxelles. Il s’efforce de replacer les concepts dans leur contexte historique. Selon lui, contrairement à l’approche « logique » où l’on part de principes, de postulats acceptables par tous dont on déduit des propriétés par la démonstration, une approche historique des mathématiques donne une vision plus humaine. Elle permet aux élèves de comprendre qu’elles ont été élaborées par des êtres humains sur une longue période, et qu’elles continuent sans cesse à se développer. Économiste et professeur honoraire à l’Université de Genève, Siegfried Hanhart ose la question  : « Peut-on procéder à une analyse économique des politiques et des systèmes éducatifs ? » Pour aider les acteurs des systèmes éducatifs à y répondre, il les initie au raisonnement économique et propose des « outils » pour analyser le fonctionnement, les couts, l’efficience et le financement des systèmes éducatifs. L’auteur le souligne  : l’accélération technologique et une demande croissante de L’histoire des mathématiques montre aussi que toutes les civilisations, même les plus éloignées de nous, ont apporté leur pierre à l’édifice. Et elle oblige souvent à se décentrer pour comprendre des pratiques différentes des nôtres. L’auteur s’adresse ici aux professeurs et à toute personne intéressée ayant une formation mathématique de base. Il concède que cette approche demande du temps pour se former. « Mais il est important de pouvoir répondre à l’élève qui demanderait par exemple pourquoi on utilise dix chiffres. »C. M. L’éducation en vaut-elle le cout ? École numérique L’étude Impact des appels à projets École numérique en Wallonie, téléchargeable via bit.ly/2TbEk5g, indique notamment que trois ans après la mise en route des projets École numérique, 85% des lauréats estiment l’avoir mené à bien et 90% des équipements continuent à être utilisés. Le dispositif pourrait s’améliorer avec un dispositif pérenne d’accompagnement pédagogique des porteurs de projet. PROF 43 la formation initiale et en cours de carrière ont mené et mèneront les systèmes éducatifs à se développer et à se diversifier. D’où l’importance d’aider les acteurs de terrain (enseignants, futurs enseignants, formateurs…) à comprendre les enjeux économiques sous-jacents aux réformes ainsi que le raisonnement et les conclusions des experts (économistes, gestionnaires de l’éducation…) Sans forcément y adhérer.C. M. L’innovation dans l’éducation Mesurer l’innovation dans l’éducation 2019, publié par l’OCDÉ, s’intéresse aux évolutions des pratiques. « Même si l’évolution n’a pas été spectaculaire, les élèves au sein d’un système d’éducation type de l’OCDÉ ont néanmoins connu une palette de pratiques d’enseignement et d’apprentissage différente par rapport à leurs ainés il y a 10 ans ». Téléchargeable via bit. ly/2YKqA6z Enquête pour l’usage scolaire Publiée par l’OCDÉ, l’Enquête pour l’usage scolaire  : Améliorer ensemble les espaces d’apprentissage se compose de trois questionnaires d’autoévaluation destinés aux élèves, aux enseignants et aux chefs d’établissement. Ils peuvent être utilisés pour recueillir et recouper des données relatives à l’utilisation réelle des espaces d’apprentissage, et demander leur point de vue aux usagers. Téléchargeable via bit. ly/2ZAw29f, version française sous l’onglet Useful documents.
« J’avance avec mes étudiants, à côté d’eux » PROF/FWB Formant de futurs enseignants au Certificat d’aptitudes pédagogiques, Marie- Laure Gras a adapté sa pédagogie à ce public d’adultes très hétérogène. Marie-Laure Gras  : « L’e-learning libère du temps en classe pour le travail collaboratif et réflexif. » Psychopédagogue, Marie-Laure Gras a travaillé avec des enseignants et des élèves du secondaire avant de proposer aux étudiants en promotion sociale des outils numériques pour faciliter les apprentissages en classe. PROF  : Pourquoi ce choix de l’enseignement de promotion sociale ? Marie-Laure Gras  : À vrai dire, c’est lui qui m’a choisi ! En 2011, après avoir enseigné à l’étranger, j’ai souhaité poser ma candidature à nouveau dans l’enseignement provincial et j’ai obtenu un emploi à l’Institut provincial supérieur des Sciences sociales et pédagogiques de promotion sociale (IPSMa PS) à Charleroi. Je travaille à temps plein dans cette école  : pour le Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP), mais aussi en formation continue  : e-learning et classe inversée. Quels sont les profils de vos étudiants ? Nous accueillons des personnes possédant le CESS (soudeurs, chocolatiers…), des bacheliers (infirmiers, éducateurs spécialisés…) et des titulaires d’un master. Côté tranches d’âge, cela va de 20 à 67 ans. Tous viennent conquérir en deux ans un diplôme pédagogique pour exercer une fonction d’enseignant, ce qui correspond à 120 crédits. Comment gérez-vous l’hétérogénéité de ce public ? C’est le défi auquel je me suis trouvée confrontée ! Quelles stratégies didactiques appliquer pour répondre aux besoins et difficultés des étudiants  : concilier vie familiale, travail professionnel et scolaire (les cours ont lieu l’après-midi, en soirée ou le samedi matin), exigences professionnelles différentes (infirmières retenues par des soins à domicile), hétérogénéité du public au niveau des titres et fonctions ? J’ai décidé de repenser, de scénariser mes cours en utilisant, pour des séquences choisies, des outils numériques. Ils permettent de travailler la cohérence dans mes cours et apportent à l’étudiant du sens dans ses apprentissages. Des outils numériques et des plateformes sont choisis selon certains critères  : ils doivent être gratuits, intuitifs et porteurs de sens pour la pratique. L’avantage ? L’e-learning libère du temps en classe pour la résolution de problèmes, la confrontation d’idées, la pratique réflexive… Cela permet aussi un enseignement plus « à la carte ». À distance, au travers de forums et/ou d’outils numériques, je peux amener les étudiants à s’interroger de manière plus différenciée sur un concept théorique ou sur une analyse de pratique professionnelle et ainsi les amener, de manière individualisée, à plus de réflexion. J’aime l’idée de « créer de la présence à distance ». Les étudiants sont attirés par ces outils numériques souvent nouveaux ou peu connus et ils en constatent l’utilité et le sens pour les appliquer en stage. Ils remarquent également l’impact éducatif positif de l’e-learning sur leurs élèves. Quels sont les atouts de votre métier ? La nécessité de gérer l’hétérogénéité de mes groupes m’a fait rebondir. Elle m’a amenée à adapter ma pédagogie. Je dois mesurer à quels moments stratégiques je dois être présente en classe et à quels moments je peux les laisser travailler en autonomie. J’ai une vraie admiration pour les étudiants. Pour avoir présenté le certificat d’aptitude pédagogique approprié à l’enseignement supérieur (CAPAES), je sais combien c’est exigeant de suivre des cours en ayant une vie professionnelle et familiale. Je les considère comme des collègues tout en gardant une certaine distance professionnelle. Ma posture a changé  : je ne suis plus le prof sur une estrade ; j’avance avec eux, à côté d’eux, dans un travail collaboratif et réflexif. Propos recueillis par Catherine MOREAU PROF 43 37 L’ACTEUR



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