Prof Magazine n°43 sep/oct/nov 2019
Prof Magazine n°43 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : 13 500 enseignant(e)s de maternelle en formation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
RENTRÉE 2O19 Le Code de l’Enseignement Le décret Missions du 24 juillet 1997 est une référence pour les acteurs de l’enseignement. 22 ans plus tard, il est possible d’en faire le bilan et de l’actualiser, d’autant que le processus participatif du Pacte pour un Enseignement d’excellence propose une réforme globale, à traduire dans un nouveau texte juridique. Le Code de l’Enseignement veut relever ces défis. Un décret du 2 mai 2019 porte sur les livres 1 et 2 de ce Code, qui en comportera huit (1). Ces deux premiers livres définissent les structures de l’enseignement, ses missions et son organisation. Ils intègrent de nouvelles réformes prévues par le Pacte, dont la mise en place d’un tronc commun du maternel à la 3 e secondaire. En incorporant dans ce Code des dispositions de sources juridiques éparses, les auteurs ont simplifié certaines procédures, clarifié certains concepts, supprimé des pratiques désuètes ou certains archaïsmes de textes remontant au Pacte scolaire. Ainsi, ce Code est le véhicule de réformes qui participent de la dynamique de changement du Pacte  : une des nouvelles références pour les acteurs de l’enseignement. (1) Le décret n’étant pas encore publié au moment de boucler cette édition, voici le lien vers le texte adopté par le Parlement  : bit.ly/2ZpA3R4 12 Le type 8 s’organise dans le secondaire spécialisé Dès cette rentrée 2019, des élèves de type 8 peuvent s’inscrire dans l’enseignement secondaire spécialisé. Un décret (1) permet désormais aux écoles secondaires spécialisées d’organiser l’enseignement de type 8. Le point avec Didier Duray et Paul-André Leblanc, expert et conseiller au Cabinet de la Ministre de l’Éducation. PROF  : Qu’est-ce que le type 8 ? Didier Duray  : L’enseignement spécialisé est destiné aux élèves qui, sur la base d’un rapport d’inscription, doivent bénéficier d’un enseignement adapté en raison de leurs besoins spécifiques et de leurs possibilités pédagogiques. Est précisé dans ce rapport, le type d’enseignement spécialisé que l’élève doit suivre. Le type 8 s’adresse à des élèves atteints de troubles de l’apprentissage (2). Ils peuvent être orientés vers l’enseignement spécialisé si les aménagements dans l’enseignement ordinaire ne leur suffisent pas. Avant ce nouveau décret, les élèves qui sortaient du type 8 primaire étaient orientés vers le secondaire ordinaire ou le secondaire spécialisé de type 1 (retard mental léger) ou de type 3 (troubles du comportement). Leur intégration dans le primaire ordinaire, importante, augmente. Pourquoi était-il organisé seulement dans le primaire ? Paul-André Leblanc  : À l’époque de sa création, on a sans doute pensé que ces élèves « guériraient » de leur trouble DYS ou du moins compenseraient suffisamment pour réintégrer l’enseignement secondaire ordinaire. PROF 43 Un décret permet d’organiser le type 8 dans le secondaire spécialisé de forme 3 (visant à obtenir un certificat de qualification) dès septembre 2019. Pourquoi ? D. D.  : Cette mesure fait partie de la Déclaration de politique communautaire 2014- 2019 (3). Elle répond aux parents des élèves qui ont eu une aide pour leur enfant en primaire, soit dans le spécialisé, soit dans l’intégration, et qui attendent le même accompagnement en secondaire. L’orientation vers le type 1 ou le type 3, qui ne correspond pas à leur enfant, ne leur convient pas, à juste titre. Fotolia/Robert Kneschke Cette mesure est aussi une simplification administrative. Plus besoin d’un nouvel examen pluridisciplinaire pour réorienter l’élève. De plus, cela évite les faux prétextes et amène une orientation plus claire. Ce texte replace les élèves dans les lieux où ils doivent être et dans des pédagogies adaptées plus spécifiques, pour les type 8, mais aussi 1 et 3.
Pourquoi pas en maternelle ? P.-A.L.  : Il est préférable que ces élèves fréquentent l’enseignement maternel ordinaire où un regard particulier peut être porté sur eux. Des mesures y aident, comme la mise en œuvre des aménagements raisonnables, l’obligation de fréquenter la M3, l’engagement d’auxiliaires logopédiques et de puéricultrices. De plus, nous voulons éviter le dépistage systématique. Par ailleurs et pour les mêmes raisons, le type 1 n’est pas non plus organisé dans le maternel. Pourquoi pas la forme 4 ? D. D.  : La forme 4 équivaut à l’enseignement secondaire ordinaire. Elle est nécessaire pour certains besoins spécifiques comme la cécité et la surdité. Pour le type 8, si le niveau pédagogique est préservé, alors la scolarité doit se dérouler dans l’ordinaire avec un aménagement. Cela augmente le nombre d’élèves dans le spécialisé ? D. D.  : Non. Pour éviter cette augmentation, on a placé des freins. L’élève doit avoir fréquenté le type 8 primaire ou réalisé une année d’intégration permanente totale dans le primaire ordinaire, sans avoir obtenu son CEB. De plus, en 2020, la création des pôles territoriaux remplacera le système actuel de l’intégration. Les élèves qui en relevaient resteront dans l’ordinaire et ce sont les pôles territoriaux qui apporteront l’aide aux écoles primaires ou secondaires pour mieux les accompagner. Enfin, le décret sur les aménagements raisonnables impose à l’enseignement ordinaire de mettre en place des stratégies pour aider les élèves présentant un besoin spécifique. Le Centre PMS ne peut orienter vers le spécialisé qu’en démontrant que les aménagements raisonnables ne permettent pas la poursuite de la scolarité en enseignement ordinaire. L’impact sur la formation ? D. D.  : Un tel enjeu devrait impacter la formation initiale. Pour la formation continuée, l’Institut de la Formation en cours de Carrière dispose d’une offre pour les troubles d’apprentissage. Propos recueillis par Patrick DELMÉE (1) Publié au Moniteur belge le 1er juillet 2019 (bit. ly/2MrLn9f). (2) Décret organisant l’enseignement spécialisé, publié le 3 juin 2004 (bit.ly/2Z9TjCf) (3) Lire en page 13 (bit.ly/2zemO7m) Où vont-ils en sortant du primaire spécialisé ? L’enseignement spécialisé de type 8 rassemble 41% de la population scolaire de l’enseignement primaire spécialisé en 2016‐2017 (1). Il accueille principalement des élèves provenant du 1er degré de l’enseignement primaire ordinaire. Il a pour finalité la réintégration dans l’enseignement ordinaire. La majorité des élèves ayant fréquenté le type 8 passent dans l’enseignement secondaire ordinaire (44% en 2011‐2012, 37% en 2016‐2017). Environ un tiers de ces élèves poursuivent leur scolarité dans le secondaire spécialisé (majoritairement dans le type 1, dans une moindre mesure dans le type 3). Le passage vers le primaire ordinaire concernait 11% de ces élèves en 2011‐2012 mais 21% en 2016‐2017. Un glissement s’opère donc  : en 2016‐2017, les élèves ont davantage tendance à poursuivre leur parcours scolaire dans l’enseignement primaire ordinaire qu’auparavant, et l’enseignement secondaire ordinaire semble moins fréquenté par ceux-ci. (1) Les indicateurs de l’enseignement 2018, p.24-25 www.enseignement.be/indicateursenseignement PROF 43 13 Renforcer l’accrochage Le décret renforçant l’accrochage scolaire des élèves du secondaire ordinaire et spécialisé de forme 4 modifie la situation de l’élève des 2 e et 3 e degrés comptant plus de vingt demi-jours d’absence injustifiée. Auparavant, cet élève ne pouvait pas présenter ses examens de fin d’année, ce qui était un facteur de démotivation puisqu’il était assuré de ne pas passer dans l’année supérieure. Sauf si, à la demande de la direction de l’école, l’Administration acceptait que cet élève récupère la qualité d’élève régulier. Désormais, l’équipe éducative fixera à cet élève des objectifs en fonction de son profil ou de sa situation personnelle, et ce dernier devra marquer son accord. En fin d’année scolaire, le conseil de classe déterminera s’il a ou non atteint ces objectifs et donc, s’il peut présenter ses examens. Ce changement, qui vise l’accrochage scolaire, distingue les notions d’« élève régulier » (qui ne concerne plus que la sanction des études) et d’« élève régulièrement inscrit » (qui remplit les conditions d’admission dans une année d’études déterminée). L’élève en situation d’absence injustifiée sera malgré tout comptabilisé en tant qu’élève régulièrement inscrit, ce qui permet à l’école d’en tenir compte aux niveaux de l’encadrement et du calcul des subventions de fonctionnement. https://bit.ly/2Kivkam



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :