Prof Magazine n°42 jun/jui/aoû 2019
Prof Magazine n°42 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Format : (200 x 275) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : faire entrer le jeu vidéo en classe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
L’info Le travail des enseignants ne se limite pas au temps passé en classe ! Un décret réaffirme cette évidence, clarifie les composantes de ce travail et apporte quelques changements. 4 Travail des enseignants R4V4IL DES ENSEIGNI4NITS Le travail des enseignants  : un trèfle à cinq feuilles Travail en classe avec les élèves, travail pour la classe, service à l’école et aux élèves, formation en cours de carrière et travail collaboratif  : voilà, selon un décret qui s’appliquera dès la rentrée (1), les cinq composantes de la mission de tout enseignant Préparer, corriger… dans le fondamental et le secondaire. Qu’estce que cela change ? Suivez le guide. Fini les heures de plage Le travail en classe, ce sont les périodes de 50 minutes que l’enseignant preste chaque semaine face à ses élèves. Pas de changement dans les classes maternelles et primaires. Par contre, dans le secondaire, la plage horaire sera supprimée  : tous les enseignants travailleront à la plage la plus basse. Par exemple, 22 périodes (et non plus de 22 à 24) pour un enseignant de cours généraux, techniques et philosophiques au degré inférieur. Et 28 périodes (et non plus entre 30 et 33) pour les professeurs de pratique professionnelle. Heures sup’rémunérées Un enseignant qui le souhaite pourra prester deux périodes au-delà d’un horaire complet, et jusqu’à six « périodes additionnelles rémunérées » pour éviter de scinder un cours. S’il est nommé ou temporaire prioritaire, il aura la possibilité, par exemple, de remplacer un collègue absent. Dans le secondaire, le PO pourra demander à un enseignant, même temporaire non prioritaire, de prester des périodes additionnelles pour éviter de scinder le cours dont il est chargé. Attention  : ces périodes additionnelles rémunérées n’entreront pas en ligne de compte dans le calcul du pécule de vacances, de l’allocation de fin d’année ou du traitement différé (couvrant les jours de vacances pour les temporaires). Elles pourront être valorisées dans le calcul de l’ancienneté de fonction PROF 42 et de service mais ne permettront pas à un enseignant d’être nommé ou engagé définitivement au-delà d’une charge complète. Le travail pour la classe, c’est le temps, difficilement chiffrable, passé à préparer des cours. À élaborer, corriger des épreuves d’évaluations… Mais aussi à gérer élèves et classes sur les plans administratif et pédagogique (en rédigeant le dossier d’accompagnement d’un élève, par exemple). Nouveauté  : les enseignants recevront avant le 31 décembre de chaque année une indemnisation de 100 € , immunisée fiscalement, pour l’utilisation de leur outil informatique et de leur connexion internet privés à des fins professionnelles. Cela concerne aussi bien les temporaires que les définitifs qui ont travaillé durant au moins 90 jours dans l’enseignement au cours de l’année civile et ce avant le 30 novembre inclus. Cette indemnisation sera aussi accordée aux proviseurs, directeurs adjoints, coordonnateurs de CEFA, chefs d’atelier, chefs de travaux d’atelier, administrateurs, éducateurs-économes et secrétaires de direction. Service à l’école et aux élèves Cette troisième composante du travail des enseignants comporte des missions obligatoires et collectives. Parmi les missions obligatoires  : assister à des conseils de classe, à des réunions entre parents et professeurs, aux jurys de qualification ; participer, pendant les heures scolaires, aux activités socioculturelles et sportives en lien avec le projet d’établissement… Dans le fondamental, en particulier, c’est aussi surveiller des récréations. Il existe aussi des missions collectives, confiées par le PO à des enseignants volontaires dans l’intérêt général. Par exemple,
pour confectionner les horaires, coordonner les stages des élèves… Cela peut aussi être des missions dans le cadre de l’élaboration du plan de pilotage ou du contrat d’objectifs. Encadrer les débutants Le PO pourra, en particulier, demander à des enseignants expérimentés (avec quinze ans d’ancienneté) d’encadrer les débutants moyennant un horaire allégé de travail en classe. Dès le 1er septembre 2019, le PO pourra y consacrer 0,33% du capitalpériodes ou du NTPP. À partir du 1er septembre 2021, ce pourcentage passera à 1%. Se former en cours de carrière ? Pour cette composante du travail des enseignants, rien ne changera  : formation obligatoire (six demi-jours par an) et formation sur base volontaire. Travailler ensemble Voilà le gros changement. Les enseignants du fondamental et du secondaire qui ont un horaire complet consacreront 60 périodes par an à du travail collaboratif. De même que les puéricultrices, éducateurs, les accompagnateurs CEFA, le personnel paramédical, social et psychologique dans l’enseignement primaire ordinaire ou spécialisé. Sans oublier les proviseurs, directeurs adjoints, coordonnateurs de CEFA, chefs d’atelier, chefs de travaux d’atelier, administrateurs, éducateurs-économes et secrétaires de direction. Si vous prestez à temps partiel, le volume de travail collaboratif sera proportionnellement réduit. Et si vous travaillez dans plusieurs écoles, il sera adapté en proportion de l’horaire face à la classe dans chaque école. Ce travail collaboratif, c’est celui qui est mené lors des réunions des équipes pédagogiques et éducatives, notamment pour établir le diagnostic des forces et des faiblesses de l’école au moment de la réalisation du plan de pilotage. Ou celui qui est utilisé par les professeurs pour construire un projet, des pratiques de remédiation, faciliter la PROF/FWB transition primaire secondaire des élèves… Un vade-mecum a été réalisé pour aider les équipes à le mettre en œuvre (2). L’institut de la Formation en cours de Carrière proposera des formations au travail collaboratif durant l’année scolaire 2019‐2020. Mais pourquoi ce travail collaboratif ? Le Pacte pour un Enseignement d’excellence a prévu que dans chaque école, le plan de pilotage et le contrat d’objectifs soient coconstruits et co-évalués par l’équipe éducative (3). Beaucoup de recherches ont montré que le travail collaboratif favorise la cohérence des apprentissages et des évaluations, favorise un bon climat de travail et crée une culture d’école autour d’un projet commun. À chaque école de définir sa façon de contrôler cette composante du travail des enseignants. L’équipe éducative devra évaluer chaque année l’état avancement du plan de pilotage/contrat d’objectifs. Ce sera un bon moment pour « peser » la mise en œuvre du travail collaboratif dans l’école et son impact sur les résultats des élèves. Catherine MOREAU (1) https://bit.ly/30i7Olf Circulaire 7167 www.enseignement.be/circulaires (2) www.pactedexcellence.be (> Le webmagazine) (3) Avis n°3 du groupe central, axe stratégique. www.pactedexcellence.be PROF 42 5 Dans le fondamental, la surveillance de la récréation fait partie du service à l’école et aux élèves.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :